La saga de la salle paroissiale de Fouron-le-Comte (ou plutôt de «l’ancienne salle paroissiale» comme l’a qualifiée, en séance, le président du conseil communal de Fourons, Rik Tomsin, ce jeudi soir) oppose toujours majorité flamande et opposition francophone. Ainsi, lors d’une réunion du collège communal du 29 septembre, l’échevin francophone, Jean Levaux, s’est opposé à l’adoption des conditions de cession du domaine de la-dite salle, Pley, 16, à Fouron-le-Comte, et à celle de l’adoption des conditions de candidature à cette concession. Le dossier est donc revenu devant l’assemblée, privée, ce jeudi, d’Alexandra van Gestel (Voerbelangen) et de Grégory Happart (R@L- Retour aux Libertés)

Les conditions de location paraissent irréalistes à Jean Levaux: 1525 euros mensuels, dans le cadre d’un contrat de location de neuf ans, comment un indépendant fouronnais pourrait-il rentabiliser cette salle en la donnant en location pour «des manifestations festives, des activités récréatives, des initiatives culturelles, etc.», comme l’avait rappelé Rik Tomsin en introduction du point.
Mais le fond du problème, côté francophone, reste la manière dont cette (ancienne) salle paroissiale a été rénovée, par le détournement de subsides destinés à la rénovation de l’église saint Lambert, laquelle n’a donc pas été rénovée complètement. «Le collège communal envisage-t-il une enquête judiciaire à ce propos?» a interrogé Jean Levaux, en estimant que «chacun doit assumer ses actes» et qu’il n’incombe pas «aux finances communales» de couvrir une éventuelle malversation.
Ce n’est pas la première fois que le sujet fait débat au conseil communal de Fourons. Mais toute cette délicate affaire, a rappelé le bourgmestre Joris Gaens (Voerbelangen), s’est conclue «par un accord tripartite, entre le conseil de fabrique de Fouron-le-Comte, l’évêché de Hasselt, et l’administration communale». Cet accord tripartite, a-t-il poursuivi, «a été approuvé par le conseil communal». Et il sera respecté
Dès lors, il n’y aura pas d’enquête judiciaire, a-t-il conclu. En ajoutant: «je sais ce qui s’est passé, et ce qui a conduit à cet accord. Il n’est pas illogique que vous reveniez là-dessus, en tant qu’opposition. Mais les choses resteront en l’état».
Pour le reste, a encore estimé Joris Gaens, on verra à l’ouverture des candidatures si les conditions posées sont ou non réalistes.
Les conditions de concession du domaine, et de candidature à son octroi, ont été dans la foulée approuvées majorité flamande contre opposition francophone.
Est-ce la fin de la saga? Pas sûr. Car cette «ancienne salle paroissiale», tombée dans le domaine communal, devient, ou devrait normalement devenir une «salle communale», comme l’avait suggéré l’ancien bourgmestre francophone José Smeets, lorsque le problème a été évoqué pour la première fois en conseil communal. De quoi donner du grain à moudre à l’opposition?
* Travaux à Fouron-saint-Pierre: les «travaux d'égouttage à Fouron-Saint-Pierre sont-ils terminés?», a interrogé le conseiller francophone Benoît Houbiers, pour qui «les leçons des travaux à Fouron-le-Comte n'ont pas été tirées». Et de déjà s'inquiéter pour «le secteur HoreCa à Teuven», confronté lui aussi à des travaux: «des indemnités sont-elles prévues?» a-t-il interrogé. Le bourgmestre, Joris Gaens, a expliqué, photo (subtilement choisie?) à l'appui, que les travaux sont terminés à Fouron-Saint-Pierre depuis le 7 septembre. Ils ont duré 168 jours au lieu des 165 prévus, mais l'indemnité prévue pour les trois jours de dépassement est trop basse pour qu'une initiative soit prise à ce propos. Pour le secteur HoreCa, en cas de fermeture des «primes régionales de 2000 euros» sont disponibles», a poursuivi le mayeur fouronnais. Plus d'éventuelles compensation de 80 euros par jour de fermeture effective. Et d'annoncer en conclusion que les travaux se poursuivront, à Mouland, en 2023; à Fouron-Saint-Martin, en 2024; et à Remerersdael en 2025. *Éclairage public: l'imbroglio? Lors du dernier conseil communal, une proposition de Grégory Happart de limiter l'éclairage nocturne, et l'éclaire des bâtiments publics, avait été approuvée, moyennant amendement, à l'unanimité. Fluvius, le distributeur d'électricité, avait été prié de faire savoir ce qui était possible pour la prochaine réunion de l'assemblée. Ce jeudi, le bourgmestre, Joris Gaens, a expliqué que les villages de la commune sont alimentés par deux canaux différents, en provenance des provinces de Liège et du Limbourg. Et que «pour les petites communes, il est plus difficile de couper l'éclairage que dans les grandes villes», car les décisions doivent être coordonnées parfois entre plusieurs communes. Ainsi, pour Fourons, il faudrait que la commune voisine d'Aubel adopte une position similaire, ce qu'elle ne semble pas vouloir faire. «L'économie, pour les finances communales, serait de 35000 euros, elle ne couvrirait pas l'augmentation tarifaire de l'électricité» a ajouté le bourgmestre. On en reparlera sûrement!











