Les travaux d’égouttage en cours à Fourons depuis de nombreux mois ne sont pas sans créer des dommages aux commerçants et aux entreprises du lieu.
Pour les dédommager, une prime flamande de 2000 euros leur est accordée. Sous conditions, parfois assez étranges.
Un patron de Fouron-Saint-Martin se l’est vu ainsi refuser…. parce qu’il emploie trop de personnel!
Une prime flamande est accessible aux commerçants et aux entreprises qui subissent des dommages du fait de travaux publics. Mais elles ne doivent pas employer trop de personnel!
Vérification opérée: la prime n’est accessible aux entreprises qui ne comptent au maximum que… neuf salariés!
À l’heure où le gouvernement fédéral, dont le Premier ministre a présidé longtemps la N-VA, prend des mesures pour limiter les allocations de chômage dans le temps, ou pour remettre au travail des malades de longue durée, il y a là comme qui dirait une incongruité….
Le conseil communal de Fourons, tenu en l’absence d’Alicia Dodémont et de Steven Heusschen (Voerbelangen) a plutôt ronronné ce jeudi, avec la plupart des décisions prises à l’unanimité, même si les votes de Grégory Happart et de Robert Liebens ont été, comme à l’habitude, annulés, en raison de leur prise de parole en français au moment du vote.
Une intervention de Martial Droeven (R@L), lors de l’examen du plan d’urgence de la commune, a, elle, provoqué une suspension de séance.
Une remarque de Martial Droeven a provoqué une modification du plan d’urgence de la commune
Le conseiller francophone avait noté, parmi les points, qu’un avertissement serait lancé par la VRT en cas d’urgence imminent. «Il serait bien que tous les habitants de la commune soient prévenus», a-t-il avancé. «Or, tous n’écoutent pas la VRT. Ne pourrait-on pas ajouter la RTBF aux médias à prévenir?»
Le bourgmestre, Joris Gaens, a d’abord paru accepter l’amendement introduit par Martial Droeven. Tout en se demandant s’il ne faudrait pas ajouter la télévision limbourgeoise néerlandaise. Le conseiller Guy Theelen (Voerbelangen) ne semblait pas l’entendre de cette oreille, et paraissait vouloir interpeller Martial Droeven, ce que le règlement communal lui interdit, comme il exige des conseillers qu’ils demandent la parole.
Finalement, le groupe Voerbelangen s’est retiré, et, après quelques minutes, à sa rentrée en séance, il a proposé de ne pas mentionner de média en particulier, mais n’adresser un avertissement via «les médias». Martial Droeven ayant accepté la correction, le plan d’urgence ainsi modifié a été adopté à l’unanimité.
Lors du conseil communal précédent, une intervention de Jean Levaux (R@L) avait également provoqué une suspension de séance et renvoyé le point (la taxe sur la distribution d’imprimimés non adressés et de produits assimilés) à la soirée de ce jeudi.
Jean Levaux avait proposé une exception pour les commerçants fouronnais. Le bourgmestre, Joris Gaens, a expliqué qu’il avait cherché des exemples similaires, notamment à la ville de Courtrai, et sa proposition se résumait à une exception par an pour tous les commerçants, de Fourons et extérieurs. Manière d’éviter toute discrimination. Là aussi, l’unanimité a conclu le débat.
Même résultat pour le plan monodisciplinaire d’intervention d’information à la population fouronnaise en cas d’urgence, et pour le plan d’intervention psychosociale en cas d’urgence.
Trois règlements ont été supprimés. Le premier, datant du 27 décembre 2011, relatif à l’allocation versée aux institutions accueillant des personnes handicapées, n’a jamais été utilisés. Sa suppression a été décidée par la majorité, l’opposition s’abstenant. Par contre celui sur le règlement et redevance sur les foires, friteries et étals, voté un an plus tard, a été supprimé à l’unanimité, parce que ces dispositions sont reprises dans le règlement relatif aux redevances pour l’utilisation de l’électricité et de l’eau potable.
Suppression à l’unanimité également du règlement accordant une allocation aux associations coopératives d’agriculteurs, datant du 27 décembre 2011 également: aucune association connue ne compte d’agriculteurs fouronnais, qui réponde aux critères de ce règlement.
Un accord-cadre a été approuvé, toujours unanimement, pour le fauchage des accotements routiers. Jean Levaux a soulevé le problème des nombreux détritus, notamment plastique, qu’on y trouve, et qui sont pulvérisés par l’opération. Ne serait-il pas plus logique de d’abord les éliminer?
Ce n’est pas la tâche des entreprises de fauchage, a répliqué le bourgmestre. Mais il faudra une nouvelle fois sensibiliser la population, pour qu’on n’abandonne pas ses déchets le long des routes.
Un accord a été passé avec l’association «Paysage régional de Hesbaye et de Fourons» pour une opération «Jouer, découvrir et profiter de manière inclusive et naturelle dans le Pays des Bocages sans frontières».
La commune lancera un appel d’offres, soutenu par des subsides de «Tourisme en Flandre» et de la province de Limbourg, pour mettre en valeur le point culminant de la Flandre à Fouron-Saint-Pierre. Et le conseil a d’autant plus approuvé des accords avec des propriétaires pour la construction vers ce point culminant que… les actes ont déjà été signé chez le notaire!
Cocorico des autorités communales de Fourons: les travaux d’égouttage de Driesch, à Mouland, sont terminés.. «Des travaux d’égouttage permettent toujours de revoir l’aménagement du territoire», commente le bourgmestre de Fourons, Joris Gaens (Voerbelangen). «Cela a été le cas à Driesch, dont l’aspect est fortement modifié. Cela a été fait en concertation avec la population du quartier, dont les idées ont été reprises dans le plan. On a notamment enlevé des mètres carrés d’asphalte, pour créer une rue plus verte, avec la plantation de haies et d’arbres».
Le bourgmestre et l’échevine des Travaux se réjouissent des modifications apportées à Driesch, où l’es espaces verts et le parking en klinkers faciliteront l’inflitration d’eau…..
É.chevine des Travaux, Yolanda Daems (Voerbelangen) explique que «nous appelons désormais Driesch la rue de l’Avenir (NDLR: belle promotion pour le journal qui m’a employé pendant 43 ans… et (air connu), ne m’a pas rémunéré à mon goût). Des surfaces dures ont fait place à des zones vertes, où l’eau s’infiltrer. On a aussi créé des places de parking avec des klinkers, et les approvisionnnements en eau, en électricité et pour le Net ont été améliorées». «Malgré les inconvénients provoqués par les travaux d’égouttage, l’effet obtenu est certainement positif pour le développement et le progrès de notre commune», a conclu l’échevine.
Les riverains de la dorsale fouronnaise, entre Fouron-Saint-Martin, Schophem et Fouron-le-Comte, interdite à la circulation depuis de très nombreux mois, partageront peut-être cet enthousiasme scabinal. Ou plutôt, ils attendront que ces opérations interminables prennent enfin fin….
Avec cinquante-six points. à l’ordre du jour, dont le vote du plan financier 2026-2031, les conseillers fouronnais ont eu du cœur à l’ouvrage ce jeudi. Mais Jean Levaux (R@L) a ouvert la séance avec une question sur la lutte contre le frelon asiatique. «Le ministre flamand compétent a expliqué que des fonds étaient disponibles» a-t-il relevé. Et de demander ce que la commune comptait faire, notamment en désignant une personne de réfence. «Que devons-nous faire quand on repère un nid, sur le domaine privé ou public?» a-t-il conclu.
«La question vient d’un apiculteur averti», a répondu le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen), en soulignant que des mesures sont prévues dans le plan financier 2026-2031. «Si un nid est repéré sur un terrain privé, l’habitant doit appeler les pompiers» a-t-il précisé.Si le nid est sur un terrain public, la commune doit être avertie, «avec si possible une photo du nid».
L’intervention de l’échevin francophone, Grégory Happart, sur le règlement d’ordre d’intérieur du conseil communal portait sur le plan financier 2026-2031. «Vous voulez protéger nos villages et en particulier Mouland contre les inondations», a-t-il relevé, «mais vous n’avez pas pris contact avec les communes wallonnes environnantes, d’où la Berwinne vient».
Sur la zone PME, route de Warsage, «nous n’étions pas d’accord sur l’emplacement», a-t-il ajouté. «Mais ne serait-il pas utile de créer des zonings PME ou industriels à d’autres endroits de la commune?». Quant aux conseils consultatifs communaux, «ils seraient plus efficaces s’ils étaient bilingues». Plus loin dans la séance, le conseil a approuvé à l’unanimité des trravaux pour éviter l’écoulement incontrôlé d’eau vers le ruisseau, par la mise en place muni d’un système de régulation.
La zone PME route de Warsage est en cours d’aménagement. Mais il faut y régler un problème d’inondation….
Et puis il manque d’espaces récréatifs, qui pourraient aussi être aménagés en collaboration avec les communes voisines
Et puis il y a «la disparition des transports publics» à Fourons, ce qui ruine les efforts pour en faire une commune durable.
Et de s’inquiéter, en fin d’intervention, «sur la dette qui va devenir énorme, alors que les bijoux de famille de la Commune ont été vendus».
Une dizaine de minutes plus tard, c’est dans son exposé général sur le plan financier 2026-2031, que le bourgmestre, Joris Gaens, a répliqué. En évoquant un «Fourons durable; dynamique, habitable et tourné vers l’avenir», tel que, candidat, il avait exposé dans un livre, que nous n’avons pas eu la possibilité de lire.
Fourons durable: il est revenu sur le projet de «barrages-tampons» sur le cours de la Berwinne. «Et nous aurons des contacts avec les commune wallonnes» a-t-il assuré.. En même temps, des incitants financiers resteront à disposition des habitants qui veulent protéger leurs habitations.
Un Fourons dynamique: l’échevin William Nyssen (Voerbelangen), dans une courte intervention, a pralé es églises, «afin d’entretenir les traditions». Dans le Belang van Limburg du jour, il avait été plus précis, indiquant que les messes dominicales ne se célébreront plus qu’à Mouland et Fouron-Saint-Martin. Le problème, c’est que l’évêché de Hasselt doit marquer son accord. Et que dans une note récente aux divers conseils de fabrique, il s’est prononcé pour le maintien des églises…
«Une zone PME était prévue à Mouland, mais elle était en zone inondable. Il nous faudra chercher d’autres implantations» a repris Joris Gaens.
Mais le point central du plan financier, c’est l’érection d’un complexe qui rassemblerait l’administration communale, le CPAS et la police, «dont les locaux ne répondent pas aux normes actuelles». 7 millions sont prévus pour ce projet: appuyé par la directrice financière, qui a rappelé que la législature devrait s’achever sur un boni de 3,8 millions, le bourgmestre a expliqué qu’une administration communale pouvait s’endetter, quand elle investit. Le raisonnement se tient, mais c’est un virage à 180° par rapport à la politique de son précécesseur, Huub Broers, qui s’était empressé de rembourser les emprunts dont il avait hérité. À Yannick Lahaye, qui s’inquiétait de l’endettement croissant, il a précisé que les 7 millions ne sont qu’une «évaluation».
La fin des travaux d’égouttage à Fouron-Saint-Martin en 20226?
«Le coût final sera plus élevé ou moins élevé», a-t-il commenté. Même si la deuxième branche de l’hypothèse est peu probableL…
On retiendra encore que l’échevine Yolanda Daems a annoncé pour 2026 la fin des travaux d’égouttage à Fouron-Saint-Martin, mais que d’autres suivront à Veurs, et à Fouron-le-Comte.
Dans la foulée, une série de taxes ont été prorogées, parfois à l’unanimité. On notera néanmoins que la taxe sur les résidences secondaires est passée de 100 euros, «montant fixé en 2012 et jamais indexé» a rappelé Joris Gaens, à 1300 euros.
Les amendements francophones mettent la majorité dans l'embarras Le conseiller francophone et ancien échevin Jean Levaux était en verve ce jeudi. Quand il a été question de la taxe sur l'occupation du domaine public, pour lequel une gratuité est possible pendant quinze jours, il a proposé un amendement, permettant aux entreprises de demander par écrit une prolongation, pour raisons impérieuses. Prise de court, la majorité Voerbelangen s'est retirée, pour revenir en refusant l'amendement, pour éviter l'arbitraire. «Néanmoins, le collège pourra se saisir de demandes», a rassuré Joris Gaens. Autre amendement proposé par Jean Levaux: à propos de la taxe sur les imprimés non adressés et produits assimilés, il a proposé que les commerçants fouronnais en soient exceptés. Nouvelle sortie du groupe Voerbelangen, qui, à sa rentrée, a demandé que cette taxe soit renvoyée au mois de décembre, de manière à mettre l'amendement en forme indiscutable...
Le conseil communal de Fourons a approuvé, ce jeudi, majorité flamande contre opposition francophone, un recours au conseil d’État contre le permis d’exploitation délivré au Liege Airport par Cécile Neven, la ministre wallon des Aéroports, qui prévoit l’augmentation des vols jusqu’à 50000 par an.
Ce point avait fait l’objet d’un non-consensus au sein du collège communal. En l’absence du bourgmestre, absent en raison du décès de son père, Jos Gaens, conseiller communal Voerbelangen de 1995 à 2000, pour lequel je lui présente mes sincères condoléances, et du conseiller francophone Martial Droeven, c’est l’échevine Yolanda Daems (Voerbelangen) qui a fait l’historique du dossier, contre lequel diverses communes limbourgeoises et néerlandaises (Fourons, Riemst, Bilzen-Hoeselt, Lanaken, Margraten et Eijsden) ferraillent depuis 2022. «Lanaken s’est retirée de l’action, parce qu’elle estime que les nuisances ne la concernent pas tellement» a-t-elle précisé, en affirmant que les préoccupations des plaignants portent sur les nuisances sonores et sur les leurs préoccupations en matière de réchauffement climatique.
Préoccupations écologiques ou communautaires autour du Liege Airport?
Pas de quoi convaincre l’échevin francophone, Grégory Happart, pour qui la plainte vise «une activité économique wallonne».
«Pourquoi Fourons ne se préoccupe pas du développement du Brussels Airport ou des activités de l’aéroport de Maastricht?» a-t-il interrogé, en rappelant que des Fouronnais travaillent à l’aéroport de Liège, et «qu’on devrait en tenir compte».
D’autres suggestions ou questions posées par l’opposition francophone ont été également écartées, sans trop d’explications, par l’échevine.
Jean Levaux, en début de séance, avait évoqué la sécurité routière des cyclistes, se référant à un accident mortel survenu il y a quelques mois. «Les parent n’osent plus autoriser les enfants à se rendre à l’école à vélo», a-t-il relevé. Et de proposer que des peintures fluorescentes, «plus chères que le peintures traditionnelles» signalent notamment les endroits où les pistes cyclables traversent la route, afin d’attirer l’attention des automobilistes.
«Ces peintures sont en test aux Pays-Bas, et il faut vérifier si elle sont efficaces» a répliqué Yolanda Daems, pour qui un tel investissement dépasse les capacité «d’une petite commune rurale comme la nôtre». Mais elle a signalé que des «éclairages écologiques» ont été placés à certains endroits cruciaux et qu’une signalisation a été implantée à proximité des écoles.
Autre point d’accroche: l’achat de deux parcelles à Teuven, sur lesquelles un car-wash a été installé en toute illégalité, puisque ces parcelles sont en zone agricole. Le prix d’achat de ces parcelles est de 158000 euros, et elles pourraient servir à la construction d’un parking. «Alors qu’elles ont été achetées pour 80000. Fameux bénéfice pour le vendeur!» a constaté Jean Levaux.
Le conseiller et ancien échevin francophone a noté que les propositions francophones alternatives pour le parking contesté à Fouron-Saint-Martin avaient été écartées «parce qu’elles se situaient en zone agricole» et il a suggéré qu’avant l’achat, on demande au propriétaire de remettre les parcelles en l’état, «afin de vérifier s’il n’y a pas eu d’infiltration de produits nocifs».
Suggestion balayée par la majorité, qui a approuvé l’opération… coûteuse.
D’autres points, par contre, ont été approuvés à l’unanimité, comme la vente d’un terrain à Fluvius, pour l’implantation d’une cabine électrique sur le zoning artisanal, route de Warsage. Ou la souscription d’une assurance-hospitalisation pour le personnel communal et celui du CPAS, via l’asbl «Service social commun pour les autorités locales en Flandre» auprès d’Ethias. La compagnie d’assurance auprès de laquelle le personnel fouronnais était déjà assuré, mais qui avait été jugée trop chère. Elle s’est néanmoins révélée la plus avantageuse du marché…
Le conseil a pris aussi connaissance, de la bouche du commandant ff de la brigade fouronnaise, Alain Stas, de la formalisation de l’accord entre les zones de Fourons Billzen-Hoeselt-Riemst, et Lanaken-Maaschemelen. Cet accord met fin aux accords bilatéraux précédemment conclus entre la zone fouronnaise et les autres zones. L’association se dénomme désormais «De la Voer à la Meuse». La zone de police Maasland, elle, s’en est retirée. Ce retrait sera effectif au 1er janvier prochain.
Il est de vieux réflexes difficiles à oublier pour le Belang van Limburg: le quotidien limbourgeois s’ouvre ce mercredi sur la réduction des subsides touristiques accordés par le gouvernement flamand à l’asbl Toerisme Voerstreeek. Et il y voit l’annonce d’une recrudescence du combat linguistique à Fourons, partagée par l’ancien bourgmestre fouronnais, Huub Broers, président de la-dite asbl.
«La plus grande erreur que la Flandre puisse commettre, c’est de penser que, depuis la conquête de la majorité par la liste flamande, tout va bien et continuera à bien aller», a-t-il expliqué à nos confrères limbourgeois.
La Flandre s’apprête à réduire drastiquement la voilure touristique à Fourons
Le Belang van Limburg rappelle que, comme commune à facilités, Fourons ne peut fusionner avec une autre commune limbourgeoise, pour partager certains frais.
«L’enseignement et la culture sont organisés à Fourons par la province de Limbourg et par la Flandre», a poursuivi Huub Broers. «Cette situation exceptionnelle vaut aussi pour le tourisme».
L’opposition francophone a un échevin à Fourons, qui dispose d’un droit de véto, a-t-il ajouté. Un poste qu’il connaît parfaitement puisqu’il l’a détenu jadis. Ce droit de véto lui permet de renvoyer certains dossiers devant le conseil communal, où Voerbelangen détient une confortable majorité. «Cela aurait un effet particulièrement négatif», a-t-il conclu, «c’est pourquoi l’asbl doit rester totalement indépendante».
Depuis les dernières élections communales, l’échevin francophone est Grégory Happart (R@L). Et le nombre de décisions auxquelles il s’est opposé au sein du collège communal, pour renvoyer le dossier au conseil communal a été depuis lors extrêmement rare…
L’asbl Toerisme Voerstreek a été créée il y a vingt-cinq ans, juste après le changement de majorité donc, pour faire pièce au Syndicat d’Initiative des Trois Frontières qui a, à l’époque, été éjecté de Fourons.
En 2024, elle bénéficiait d’un subside de 173000 euros, dans la ligne des sommes pharamineuses que la Flandre a investies à Fourons, pour en assurer la flamandisation. En 2027, ce subside ne sera plus que de 38000 euros.
«Deux des quatre personnes employées ont déjà été licenciées», commente le bourgmestre fouronnais, Joris Gaens, qui menace «si une décision politique n’intervient pas rapidement pour maintenir le subside», auquel s’ajoute un subside communal de 40000 euros, «nous ne pourrons plus payer les salaires des deux personnes restantes».
La ministre flamande du Tourisme, Melissa Depraetere (Vooruit), Fourons a bénéficié pendant un quart-de-siècle d’une situation exceptionnelle, «mais cela change maintenant. Le tourisme est une responsabilité des villes et des communes ainsi que des organisations touristiques provinciales», signale-t-elle. «Et Toerisme Voerstreek pourra toujours bénéficier de subsides de Toerisme Vlaanderen, pour différents projets, comme dans les autres régions de Flandre».
Joris Gaens espère toujours une concertation avec le cabinet de la ministre du Tourisme. «Mais jusqu’ici, nous n’avons reçu que des messages via WhatsApp ou des conversations téléphoniques», regrette-t-il.
Melina Depraetere, interrogée par le Belang van Limburg, annonce, elle, une prochaine concertation entre l’asbl fouronnais et… Toerisme Vlaanderen.
Si le gouvernement flamand annonce ainsi un tour de vis budgétaire à Fourons, la situation n’est pas plus brillante côté francophone, où le gouvernement de la Communauté française de Belgique, alias Fédération Wallonie-Bruxelles, se prête au même exercice.
Si l’attention du rapport des experts rendu public se concentre essentiellement sur le monde enseignant, la culture n’échappera pas à une réduction de ses moyens.
Les francophones fouronnais seront, eux, attentifs à ce que la solidarité francophone ne s’étiole pas. Mais ils devront sans doute, tôt ou tard, eux aussi passer sous les fourches caudines de projets à faire subsidier. Et à trouver des moyens complémentaires pour les mener à bien.
De nouvelles récriminations Décidément, les Fouronnais flamands aiment se plaindre dans le Belang van Limburg: jeudi, ils soulignaient le fait qu'ils n'obtiendraient pas de compensation pour les facilités accordées aux Fouronnais(e)s francophones. À nouveau, il est question de gros sous: le gouvernement flamand réserve un million d'euros pour les plus petites communes à facilités. Herstappe,en province de Limbourg, qui compte moins de cent habitants, a ainsi reçu 44546 euros,et Espièrres-Helchin, en Flandre Occidentale 351000 euros. Fourons et Renaix n'ont, elles, rien reçu. Pourquoi? Parce que ces subsides sont réservés aux communes à facilités qui comptent moins de 3000 habitants (2500 auparavant). À Fourons, la population est supérieure à 4000 habitants: la simple application de la règle prive donc la commune de ce soutien flamand. Le bourgmestre, Joris Gaens, s'en plaint à nouveau. Il souligne qu'à Fourons, l'opposition francophone dispose d'un échevin «qu'il faut payer pour ne rien faire» (comme Huub Broers jadis). La Commune doit aussi s'acquitter des pensions des échevins retraités (donc de Huub Broers également) «ce qui nous coûte 250000 euros» souligne Joris Gaens. Et les facilités, pour les citoyen(ne)s francophones ordinaires, se monteraient à 100000 euros l'an. Ben voyons, puisque la Flandre a absolument voulu s'adjoindre les Fourons, malgré les votes en sens contraire de 1964 à 2000, il lui faut bien régler la facture. Le problème, c'est qu'aujourd'hui Fourons n'est plus dans l'actualité et qu'au nord du pays, il faut aussi revoir toutes les dépenses. Quant à revoir les dispositions sur les facilités linguistiques, le Belang van Limburg rappelle qu'il faut réviser une loi fédérale, et que, pour cela, deux-tiers des voix et une majorité dans chaque groupe linguistique sont nécessaires. Autant dire que ce n'est pas demain la veille... Et à propos du tourisme, ce vendredi, la province du Limbourg, en soulignant l'attractivité de Fourons, n'est pas prête, elle non plus, à mettre la main au portefeuille: elle renvoie, elle aussi, à une concertation avec Toerisme Vlaanderen. Le serpent se mord la queue!
Parmi les points proposés ce jeudi au conseil communal de Fourons, où Guy Thelen et Lizzy Buijsens (Voerbelangen) faisaient défaut, figuraient la désignations des membres de divers conseils consultatifs: jeunesse; accueil de l’enfance; seniors; agriculture; environnement ; et urbanisme.
L’intervention de Jean Levaux a créé un certain embarras, voire un malaisee dans la majorité
Avant d »aborder la désignation des membres du conseil consultatif de la jeunesse, le conseiller R@L Jean Levaux a expliqué avoir été approché «il y a quelque temps par trois jeunes de Fouron-Saint-Martin, qui auraient aimé en faire partie. Mais après avoir pris contact, ils ont été informés que la langue obligatoire dans ces conseils était le néerlandais. Ils se sont donc abstenus. Pour moi, ce conseil aurait pourtant pour vocation de représenter tous les jeunes de notre commune. Et je constate par ailleurs qu’il devient de plus en plus difficile de trouver des volontaires pour faire partie de ces conseils consultatifs. Dès lors, notre groupe votera contre la composition de tous ces conseils».
Cette intervention a pris de court la majorité, dont certains membres ont paru assez mal à l’aise. Ce qui ne les a pas empêchés de valider toutes les désignations. Ces conseils seront donc unilingues, à l’exception de la présence de Jean-Louis Xhonneux dans le conseil consultatif des seniors et du bien-être, et dans celui de l’urbanisme.
Pour le conseil de l’Environnement, seulement deux candidatures avaient été rentrées: un nouvel appel sera lancé. Ce qui confirme l’analyse faite par Jean Levaux sur le manque de volontaires…
En début de séance, sur proposition du bourgmestre, Joris Gaens, les deux taxes principales (additionnels à l’impôt sur les personnes physiques à 7,50% et additionnels au précompte immobilier à 945 centimes) ont été prolongées jusqu’à 2031, majorité flamande contre opposition francophone.
Toerisme Vlaanderen a accordé un subside pour le projet «Bocages sans frontières» Dans ce cadre, le conseil a approuvé une «boîte à outils» qui prévoit l’installation de points d’accueil. L’un d’entre eux sera installé au parking de la rue de l’Arbre, à Fouron-le-Comte. Pour le deuxième, la destination est encore inconnue.
La société flamande de l’Environnement et la commune de Fourons ont conclu un accord de coopération pour l’entretien de la Berwinne, où se retrouvent des pierres et des bois flottants. Afin de prévenir les inondations….
Regrouper l’administration communale, le CPAS et la police? Un projet qui reste à affiner… et à chiffrer!
En fin de séance publique, le projet de regrouper en un seul lieu la Maison communale, les services de police et le CPAS est revenu sur la table du conseil. Les bâtiments actuels ne répondent plus au norme, a répété le bourgmestre. Les services de la Région en matière de travaux publics seront solicités pour préparer un projet d’appel d’offres.
Le sujet reviendra encore plusieurs fois au conseil communal, réuni dans une Maison communale entièrement rénovée et agrandie il y a moins de deux décennies…
Le point est passé quasi-inaperçu lors de la dernière séance du conseil communal de Fourons. Les mandataires ont simplement pris connaissance de la réponse de l’autorité flamande à une plainte déposée par Jean-Louis Xhonneux, à propos de la représentation de la Commune dans l’intercommunale Enodia, l’ancienne Tecteo.
Le gouverneur du Limbourg insiste sur la transparence nécessaire de la représentation de Fourons au sein d’Enodia. Tandis que la majorité se pose la question de savoir pourquoi la commune fait partie d’une intercommunale wallonne…
Le gouverneur de la province y constatait que c’est la Région wallonne qui est compétente pour la surveillance de l’intercommunale. La plainte était donc infondée, mais l’agence constatait que le Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation prévoit que la commune de Fourons est représentée à l’assemblée générale d’Enodia par cinq représentants, désignés en fonction de la composition du conseil communal, soit trois conseillers au moins de la majorité Voerbelangen.
Le gouverneur de la province concluait donc qu’il ne pouvait intervenir en la matière, mais qu’il conseillait à l’autorité communale de veiller à une répartition correcte de ses représentants dans l’intercommunale. Et surtout de manière transparente, en motivant la décision du conseil communal…..
Peu de temps avant la réunion de rentrée du conseil communal, le bourgmestre, Joris Gaens, la directrice générale et une partie du collège communal avaient par ailleurs reçu la directrice ff d’Enodia pour lui demander pourquoi Fourons faisait partie de l’intercommunale wallonne.
Leur invitée a été incapable de leur fournir la réponse… que les élus Voerbelangen auraient pu obtenir en interrogeant le précédent bourgmestre, Huub Broers. Si notre mémoire est bonne, son intention première était de quitter Nethys, l’ancêtre de Tecteo puis d’Enodia aujourd’hui. Mais des problèmes techniques assez compliqués auraient posé le transfert de Fourons dans une intercommunale flamande, la géographie imposant certaines contraintes.
Fourons était donc restée au sein de Nethys, devenue alors une intercommunale à la fois wallonne et flamande. Ce qui avait permis à la direction de l’époque de se soustraire au contrôle du Parlement wallon, avec toutes les dérives qui s’en sont suivies par la suite..
À l’initiative du gouvernement flamand, un système d’accueil et d’organisation d’activités pour les enfants en dehors des heures d’école est proposé aux communes. Un subside de 127,36 euros par enfant est annoncé.
Grégory Happart a posé la question de savoir si les enfants francophones bénéficieraient des mêmes services que les enfants néerlandophones
Le projet a été présenté ce jeudi aux élus fouronnais. L’échevin francophone, Grégory Happart, s’est réjoui de pareille initiative, mais s’est inquiété de savoir si «tous les enfants de Fourons, qu’ils soient francophones ou néerlandophones, pourront en bénéficier». Le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) l’a rassuré. Le système sera opérationnel au 1er janvier 2026, mais les communes, dont Fourons, n’y entreront qu’à la rentrée scolaire, au 1er septembre 2026. La mission et la vision de cet accueil ont été approuvées à l’unanimité, les votes de Grégory Happart et Robert Liebens (R@L) étant annulés puisque annoncés en français. L’entrée dans le système au 1er septembre 2026 l’a été de la même manière. Par contre, les deux mêmes élus francophones se sont abstenus sur la mise à disposition d’un local pour l’initiative. En raison d’une phrase qui n’apparaissait pas dans l’intitulé du point: ce local doit «stimuler la connaissance du néerlandais». Une préoccupation générale au niveau de la Flandre, mais qui, à Fourons, prend une résonance particulière…
En fin de séance publique, le conseil a, toujours sur le même mode, décidé de confier à l’équipe de l’architecte de la Région flamande le soin de procéder à l’évaluation du marché et de produire une étude, sans en dévoiler le but, afin de regrouper les services communaux, du CPAS et de la police en un seul endroit. Parce que leurs locaux actuels prennent de l’âge, et qu’ils ne répondent pas aux normes actuelles, notamment en matière climatique.
«Cela nous coûtera cher», a commenté Joris Gaens, «et nous devrons, en temps voulu, choisir entre divers scénarios». Le service de l’architecte de la Région flamande est gratuit, mais pour l’étude qui sera produite, un montant de 45000 euros est déjà anticipé. La perspective est assez lointaine (2050?) mais le train est lancé.
Toute une série de modifications budgétaires et de plans financiers pluriannuels des divers conseils de fabrique ont été approuvés, sauf par Grégory Happart.
Abandonné, le plan de ne plus conserver que deux églises sur le territoire fouronnais?
On retiendra qu’à Mouland, un soutien aux investissements de 200000 euros en 2026 et 2027 est prévu, et un autre de 197970 euros en 2028. «Car des travaux de rénovation sont nécessaires à l’église» a expliqué l’échevin William Nijssen (Voerbelangen). À Fouron-le-Comte, c’est un soutien à l’exploitation qui s’élève à 32139 euros en 2026, 44036 euros en 2027, 44617 euros en 2028, 45528 euros en 2029, 45941 euros en 2030 et 36612 euros en 2031. «Il y a des problèmes d’infiltration d’eau, et le chauffage doit être rénové» a justifié William Nijssen. Pour la fabrique d’église de Teuven, des soutiens à l’investissement sont prévus de 251650 euros puir de 243250 euros: là aussi, il s’agit de restaurer l’église, et aussi de réfectionner le clocher. Ces montants ont été approuvés, sauf par Grégory Happart.
Il n’est apparemment plus question de conserver deux églises à Fourons, avec un choix divergent opéré naguère par les conseils de fabrique et une nébuleuse assemblée citoyenne…
Les taxes sur les nuitées ont elles aussi été approuvées pour la période 2026-2031. «Nous le faisons dès maintenant, afin que les propriétaires de logements puissent anticiper», a commenté le bourgmestre. En 2026, la taxe sera de 100 euros par nuitée, dont l’exploitant ne pourra réclamer qu’un euro à ses hôtes. Le montant passera à 125 euros puis à 150 euros en 2031. L’exploitant pourra alors réclamer 1,5 euros par nuit à ses hôtes. Si des Fouronnais(e)s reçoivent des hôtes sans déclarer leur activité, une amende de 500 euros leur est annoncée.
La taxe sur les campings a elle aussi été approuvée pour la même période: on compte deux campings sur le territoire fouronnais
Mouland a été frappée plusieurs fois par des inondations ces dernières années
C’est le Belang van Limburg qui l’annonce ce vendredi: le gouvernement flamand, et plus particulièrement son ministre de l’Environnement, Jo Brouns (CD&V), va investir 12,1 millions d’euros d’ici à 2029, dans le cadre du programme Blue Deal, afin de protéger Fourons, et plus spécifiquement Mouland, des inondations.
La nouvelle réjouit (évidemment) le bourgmestre fouronnais, Joris Gaens (Voerbelangen), qui ignore de quels projets il sera question. Mais qui sait que la Société flamande de l’Environnement (VMM) a «déjà un « master-plan »‘ pour la Berwinne. À court et moyen terme, de nouveaux élargissements de son lit seront effectués, tant en amont qu’en aval. La VMM encourage aussi les habitants afin de protéger leurs habitations contre les futures inondations. Des montants sont prévus pour empêcher l’eau de pénétrer dans les maisons via les portes ou les fenêtres.»
Des travaux d’élargissement ont déjà été effectués, qui ont entraîné la disparition de la friterie ‘t Brokske, au grand dam de son exploitant. Par ailleurs, enn juin, 46 maisons avaient ainsi été équipées contre les inondations à Mouland. La VMM a accordé un subside de 5000 euros par habitation
Comme ailleurs dans notre région, la VMM a aussi entamé une procédure de rachat d’habitations qui sont ptrop proches de la Berwinne pour pouvoir être protégées efficacement.
Une fois acquises, ces maisons seront démolies, afin de laisser un espace supplémentaire à la rivière pour se répandre en cas de crue.
Deux immeubles ont ainsi déjà été rachetés dans la rue du Village et dans la rue de l’Abeille. «Une des maisons sera démolie cette année, et l’autre l’année prochaine» a expliqué le mayeur fouronnais. «La VMM a l’intention d’en acquérir d’autres, mais uniquement sur base volontaire, et après accord des propriétaires».
Sur le Foron aussi, des travaux effectués. Le conseil communal a déjà validé l’implantation de trois «barrages-tampons», et «d’autres seront créés dans l’avenir. Il n’y a pas encore de budget pour cela, mais comm la province de Limbourg et la Région flamande sont responsables de la rivière, une part des 12,1 millions d’euros pourrait aller pour ce projet» envisage déjà Joris Gaens.
Mais il faut aussi travailler en amont, explique le bourgmestre de Fourons, c’est-à-dire de l’autre côté de la frontière linguistique, à Dalhem et à Aubel.
Et, selon Joris Gaens, la Région wallonne n’aurait pas prévu de budget pour des «barrages-tampons» sur la Berwinne. «C’est pourquoi nous avons introduit une demande de subsides européens» conclut-il. Sans avoir vérifié si d’autres mesures n’étaient pas envisagées côté wallon?