L’avenir de la zone de police en questions pour les francophones

L’ordre du jour, assez chargé, du conseil communal de Fourons, ce jeudi, semblait devoir être expédié en deux temps trois mouvements, mais le dernier point, relatif à l’avenir de la zone de police, a mobilisé les attentions et a motivé de nombreuses questions surtout du côté francophone.

C’est le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) qui a introduit le sujet. «Trois options se présentent à nous: rester seuls; s’associer à d’autres zones de police, ou fusionner».

La suite de son exposé allait manifester où va sa préférence. «Notre zone de police est la plus petite du pays», a-t-il rappelé. Par ailleurs, «le travail des policiers est beaucoup plus complexe qu’il y a vingt ans». Notamment, reproductions du Belang van Limburg à l’appui, parce que la province de Limbourg constitue la plaque tournante du trafic de drogue en provenance du port d’Anvers. «Mais il y a aussi la criminalité en ligne», a rappelé le bourgmestre fouronnais.

Le financement de la zone de police est par ailleurs de plus en plus lourd pour les finances communales. En 2025, il se montait à 3 millions d’euros, «dont 90% pour les salaires des policiers, ce qui est beaucoup plus que dans d’autres zones de police». Et si la zone reste unicommunale, ce montant devra de plus en plus pesant. D’autant que le subside fédéral, «qui, par habitant, est un des plus hauts du pays», ne suit pas l’évolution des coûts: c’est donc la commune qui doit financer une différence de plus en plus grande. «Le déficit est structurel» a-t-il conclu.

S’ajoute à cela la prochaine mise à la retraite du chef de corps ff, La seule solution est donc la fusion avec la zone de police de Bilzen-Hoeselt-Riemst. «Ce qui ne se traduira pas par moins de policiers sur place, mais au contraire par plus de présence policière». Et cette opération s’inscrit dans une ligne voulue au plan fédéral, où l’on souhaite des zones de police plus étendue, a-t-il relevé.

Ce qui était demandé au conseil communal, c’est l’ouverture d’une enquête préalable, «pour laquelle nous aurons des exigences: une sécurité garantie à tou(te)s nos concitoyen(ne)s; une police de proximité accrue; et des finances stables».

Yannick Lahaye a fait part des inquiétudes de l’opposition francophone, qui a sondé les Fouronnais, et a reçu plus de 400 réponses, «réparties équitablement entre francophones et flamands», a-t-il signé.

Les Fouronnais(e)s tiennent à leur police de proximité. Sera-t-elle garantie dans la fusion avec la zone de Bilzen-Hoeselt-Riemst? Et q’u’en sera-t-il du bilinguisme?

Première objection: «les temps d’intervention seront allongés», si des policiers doivent venir de Riemst ou de Bilzen-Hoeselt à Fourons. Par ailleurs, «le bilinguisme (obligatoire dans la zone de police fouronnaise) ne sera pas garanti». Le rôle de la police locale «sera dévalorisé», surtout après la retraite du chef de corps ff. «Alors que les policiers de notre zone connaissent le mieux nos villages».

«Une fusion avec la zone de police de Bilzen-Hoeselt-Riemst pose à la fois des problèmes physiques et géographiques», a-t-il conclu. «Il serait beaucoup plus efficace de collaborer avec les zones de police voisines».

Tout en remerciant le conseiller R@L pour ses questions, Joris Gaens a jeté un doute sur l’enquête menée par l’opposition francophone «dont les questions étaient orientées». Un peu comme son exposé introductif.

«Les fusions de zones de police ne sont possibles qu’au sein d’un même arrondissement judiciaire», a-t-il affirmé. Tout en revenant sur des exigences, dont «celle du bilinguisme qui est absolue».

Jean Levaux a ajouté une question subsidiaire sur le dialogue avec les policiers fouronnais. «Nous dialoguons depuis des années avec le chef de corps (ff), et avec les policiers de la zone», a assuré le bourgmestre.

Un amendement francophone réclamant en introduction une réflexion sur l’opportunité d’une fusion refusé, l’étude a été commandée, majorité flamande contre opposition francophone.

Le déclassement de la chapelle Sainte-Anne à Fouron-le-Comte nourrit le débat

À part sur le projet de déclassement de la chapelle Saint-Anne, en fin de séance, la plupart des points inscrits à l’ordre du jour de ce jeudi ont été acquis à l’unanimité et enlevés tambour battant.

La réunion a pourtant démarré de manière insolite: Guy Theelen (Voerbelangen), démissionnaire -la président du conseil avait reçu sa lettre de démission- siégeait, en début de séance, en dépit de sa démission. Une «première«. pour votre serviteur, qui a couvert des dizaines, voire des centaines de conseils communaux.

Le démissionnaire n’avait pas plus à dire sur sa démission que dans sa lettre, à savoir que réélu dans un conseil de l’enseignement, où son mandat est incompatible avec celui de conseiller communal, et comme il n’a pas plu obtenir une deuxième dérogation, il devait donc se retirer.

Accueilli par des applaudissements de la majorité et de l’opposition, Albert Plusquin s’est immédiatement plongé dans les dossiers communaux

Guy Theelen n’a pu s’empêcher de dire qu’il était fier d’avoir participé à l’élaboration (ou plutôt au vote) du plan pluriannuel, qui risque de coûter cher aux Fouronnais(e)s. Il a remercié Shanti Huynen pour sa manière de présider le conseil communal, salué le bourgmestre, Joris Gaens, et ses colistiers de Voerbelangen. Mais chassez le naturel, il revient au galop, l’homme n’a pu s’empêcher d’insulter l’opposition francophone pour ses votes «stupides». Le propos trumpiste a épargné Jean Levaux, qui l’a remercié. Mais il a peut-être stupéfié la majorité flamande: quand Guy Theelen est sorti de la salle, pas un applaudissement ne l’a accompagné. À sa demande, selon le commentaire de l’ancien bourgmestre, Huub Broers: nous en prenons acte, même si cela ne nous semble pas correspondre au caractère de l’intéressé.

Son suppléant, Albert Plusquin, a prêté serment, lui, sous les applaudissements de la majorité et de l’opposition francophone.

Le deuxième échevin, William Nijssen, a été fortement mis à contribution lors de la soirée. Essentiellement pour des mises à jour de règlement: sur les trophées sportifs, ou s ur le prêt de jeux d’extérieur. Des mises à jour acquises à l’unanimité.

Sur le règlement relatif à la taxe sur la collecte et les déchets ménagers, selon lequel les intiatives en matière de gardes d’enfants recevrot un contingent gratuit de taxes poubelles, les élus R@L (Respect-Avenir-Liberté) se sont abstenus «parce que ce règlement ne résout rien» a expliqué l’échevin francophone, Grégory Happart.

Sur le cadre d’agrément pour l’accueil extrascolaire, l’opposition francophone a émis un vote négatif.

L’unanimité a prévalu aussi sur le projet de réaménagement de l’aire de jeux Vogelstang, une fois les travaux d’égouttage terminés à Fouron-Saint-Martin. Jean Levaux (R@L) a fait observer que l’entrée de la plaine de jeux devrait être modifiée, et l’échevine des Travaux, Yolanda Daems (Voerbelangen) a pris note de la remarque. Il en coûtera plus de 30000 euros!

Comme la remarque portait sur un panneau brandi par William Nijssen, ni les journalistes, ni le public n’y a rien vu: un des écrans de la salle communale a disparu, l’autre reste désespérément noir.

Tandis que les travaux d’égouttage s’éternisent à Fouron-Saint-Martin, Aquafin a décidé, vu les coûts d’exploitation très élevés de la station d’épuration de Veurs, de la remplacer par une station de pompage. Les eaux usées de Veurs s’écouleront vers Veurseveld via un nouveau réseau de raccordement à construire! De là, elles partiront dans le collecteur de Voer phase 2., en cours de construction.

La commune en profite pour aménager un sentier pédestre partant du 9 de la rue de Veurs, au 30 de la même rue.

Par ailleurs, au cours des travaux sur le bassin de rétention de la Voer à Veld, il a été constaté que le raccorcement avec le pont-tunnel existant était techniquement difficile à réaliser, et coûteux. Le tunnel existant n’est plus en parfait état, et il faudrait le remplacer pour assurer son étanchéité, et éviter ainsi des dommages à la chaussée. Ces travaux seront à charge de la commune.

Dans le cadre de la phase 1 du collecteur Voer, des travaux vont être réaliser pour mettre en place un réseau d’égouts séparés dans la rue de l’Arbre, la route de Warsage, le chemin de Dalhem, et la route de Berneau. Un bassin de rétention sera également aménagé sur la Beek, derrière les installation du SK Moelingen. La commune en profitera pour rénover la chaussée et aussi les trottoirs. Le carrefour en haut de la rue de l’Arbre sera réaménagé. L’appel d’offres a été approuvé à l’unanimité.

Grégory Happart s’était opposé, en collège communal, au projet de déclassement de démolition et de reconstruction de la chapelle Sainte-Anne à Fouron-le-Comte. «Non que nous y soyons opposés» a-t-il précisé, mais «publicité est sauvegarde du peuple», comme le proclame le fronton de l’Hôtel de ville de Verviers.

Lé démolition de la chapelle Sainte-Anne est un dossier «très sensible pour les habitants de Fouron-Le-Comte», a souligné Grégory Happart

Il voulait donc que le conseil communal se prononce, en séance publique. «Le dossier est très sensible pour les habitants de Fouron-le-Comte», a-t-il relevé. La démolition et le réaménagement du carrefour doit permettre le passage de gros poids lourds, qui ne peuvent venir de Warsage, a-t-il expliqué. D’où le projet de déclassement de la chapelle, dont l’origine remonterait à Charlemagne, tandis que le bâtiment actuel date de l’époque napoléonienne.

Le bourgmestre, Joris Gaens, l’a remercié pour son exposé. La chapelle sera reconstruite au même endroit, a-t-il annoncé.

Dans la démolition, on fera particulièrement attention à des éléments de plâtre, qui datent du XVIeme ou du XVIIeme siècle. Ces travaux, a-t-il conclu, amélioreront la sécurité à l’approche de l’école provinciale. Le point, là aussi, a été approuvé à l’unanimité.

Un conseil communal au pas de charge

Le conseil communal de Fourons, tenu ce jeudi, a à peine plus duré que celui interrompu récemment par la sortie de l’opposition francophone, qui avait ainsi empêché la poursuite des débats, faute de quorum requis.

S’il n’y avait eu une question de Guy Theelen, qui n’avait visiblement pas préparé la réunion, la séance aurait été plus courte encore. Le conseiller Voerbelangen qui, soit ne supporte pas la présence de l’opposition, soit nourrit une aversion rabique contre les francophones, s’étonnait de voir les conseillers R@L (Respect-Avenir-Liberté), présenter Grégory Happart et Yannick Lahaye comme candidats délégué et délégué suppléant à la smart-région Limburg (S-Lim dv) «alors qu’ils se sont opposés à l’adhésion de Fourons à cette association».

C’est la présidente du conseil, Shanti Peerboom-Huynen, confortée ensuite par le conseiller R@L Jean Levaux, qui lui a expliqué que le règlement de cette association prévoyait que chaque groupe du conseil communal devait présenter ses candidats. Guy Theelen a été ensuite rassuré: l’échevine Yolanda Daems, a été élue à la majorité déléguée, et le bourgmestre Joris Daems, délégué-suppléant….

L’association Erfgoed Haspengouw (Patrimoine hesbignon) dont Fourons fait partie en dépit de toute logique géographique, s’est agrandie avec Tongres-Borgloon, et Diepenbeek, mais perd Hasselt. Ses statuts sont modifiés, et le conseil communal a été prié d’approuver l’engagement financier pour l’IGS Erfgoed comme pour l’IGS Cultuur «pour laquelle un susbside flamand est promis pour des initiative culturelles dans le Sud-Limbourg» a assuré l’échevin William Nijssen. La majorité Voerbelangen a donné son feu vert, ainsi qu’au bourgmestre et au directeur général à signer la déclaration d’engagement. La minorité francophone s’y est refusée.

Le zoning PME, route de Warsage, se garnit peu à peu…

La suite a été plus consensuelle, avec des votes à l’unanimité (même si les votes de l’échevin Grégory Happart et du conseiller Robert Liebens ont été comme d’habitude considérés comme nuls, parce que appuyé du mot «Pour» en français…) sur l’achat d’une voiture d’occasion pour 20000 euros, TVA comprise pour les déplacements professionnels du personnel communal et du CPAS; sur l’acquisition d’une mini-pelle plus moderne pour le service des Travaux; pour l’approbation du masterplan «Éclairage public», «élaboré avec Fluvius» a précisé l’échevine Yolanda Daems, pour une cession gratuite de terrain rue Haute, afin d’améliorer la sécurité des piétons; d’octroi d’un lot sur la zone PME, route de Warsage; et pour la constructions de cabines de transformation par Fluvius, rue de Mesch, et Magnebos. Même vote pour autoriser la commune ou les pompiers à actionner manuellement une commande électronique sur la Voer, à hauteur de la rue Dr Goffin, au cas où l’afflux d’eau l’empêcherait de fonctionner.

À huis clos, le conseil a approuvé l’engagement de deux candidats à des postes vacants dans la zone de police. Leur entrée en service, après la formation de base, est prévue pour le le 1er mai… 2027. On ignore, à cette date, où ils seront affectés.

La majorité flamande fait appel : l’élection les membres du CPAS par les électeurs belges n’est pourtant pas discriminatoire!

Selon un adage bien connu, un âne ne bute jamais deux fois sur le même pierre. Pourtant, ce mardi, au conseil communal de Fourons, la majorité flamande a décidé de faire appel du jugement de la première chambre du tribunal néerlandais de première instance de Bruxelles, qui l’a déboutée de la plainte en discrimination qu’elle avait introduite contre l’État belge.

Si l’affaire est revenue devant le conseil communal, c’est parce que l’échevin francophone, Grégory Happart, s’était opposé à la manœuvre en collège communal..

Grégory Happart a assimilé l’appel à une manœuvre électorale

«La procédure sera longue», a-t-il argumenté. «Or, seul le Parlement fédéral peut modifier la loi de pacification communautaire du 9 août 1988. Ce qui suppose une majorité des deux-tiers, et une majorité dans chaque groupe linguistique, ce qui est peu vraisemblable».

«Vous parlez de discrimination», a-t-il poursuivi. «Il serait dès lors plus logique de s’en prendre aux circulaires ministérielles flamandes», qui discriminent les francophones.

«On a déjà dépensé 10000 euros en honoraires d’avocats, et vous voulez y ajouter 6000 euros», a-t-il pointé. En dénonçant une «manœuvre électorale» et en proposant un amendement pour que cette somme soit prise en charge par le groupe Voerbelangen.

Joris Gaens parle d’égalité des droits entre 40% de la population fouronnaise et les 60% restants. Pour la Cour constitutionnelle, il n’y a pourtant pas de discrimination à Fourons

Le bourgmestre, Joris Gaens, s’est opposé à cette vision. «40% des Fouronnais(e)s ne peuvent pas élire des membres du CPAS, nous nous battons pour l’égalité des droits», a-t-il plaidé. Et de souligner que si un(e) Fouronnais(e), belge ou européenne, déménage dans une autre commune flamande, il (elle) pourra élire les membres du CPAS (NDLR: ce que le tribunal néerlandais de première instance a contesté, v. ci-dessous).

«En tant que bourgmestre, je suis chargé de l’application des lois fédérales et des décisions du gouvernement flamand, et je continuerai à le faire» a-t-il conclu. «Vous avez raison, c’est le Parlement fédéral qui doit résoudre le problème. C’est pourquoi nous avons porté plainte contre l’État fédéral».

L’amendement proposé par Grégory Happart a été rejeté, majorité contre opposition. Et les 6000 euros alloués pour l’appel ont été approuvés de la même manière. En vain?.

La commune de Fourons a pourtant perdu en première instance son combat en rase campagne

Le tribunal de première instance néerlandais de Bruxelles a consulté la Cour constitutionnelle. Contrairement à la thèse de la commune de Fourons, a-t-elle relevé, en rappelant deux arrêts déjà rendus à ce propos, «il n’existe aucune disposition accordant le droit de vote aux citoyens de l’UE et aux ressortissants de pays tiers aux conseils des CPAS, ni dans les communes à facilités, ni dans les autres communes de la Région flamande». 

Dans les communes flamande, où la fusion du conseil communal et le CPAS a été opérée, il y a un droit de vote de facto, mais pas de jure, a-t-elle noté: les citoyen(ne)s européen(ne)s élisent les mandataires communaux qui sont aussi membres du CPAS.

La Cour constitutionnelle a aussi rappelé que la loi de pacification communautaire du 9 août 1988 avait pour but «d’éviter les antagonismes entre les communautés, de permettre une participation harmonieuse des majorités et des minorités linguistiques à la gestion de la commune et de répondre à certains souhaits des minorités linguistiques».

Elle a souligné enfin que l’élection directe des membres du CPAS par les seul(e)s électeur(trice)s belges ne concerne pas seulement Fourons, mais aussi Comines-Warneton, et d’autres communes de la périphérie bruxelloise.

Sur cette base, le tribunal de première instance néerlandais de Bruxelles a donc rejeté la demande de la commune de Fourons.

Les arrêts de la Cour constitutionnelle s’imposent à tout l’appareil judiciaire belge. L’appel de la commune de Fourons risque donc de connaître un nouvel échec. Le bourgmestre,Joris Gaens, a d’ailleurs concédé que la procédure était «incertaine»….

Les mandataires francophones ont répondu aux questions des Fouronnais(e)s

Une petite quarantaine de personnes avait rallié le Centre culturel et sportif de Fouron-Saint-Martin, ce vendredi, à l’invitation des mandataires communaux et du CPAS du groupe R@L (Respect-Avenir-Liberté).

Trop peu de monde? Peut-être, mais les participant(e)s représentaient les six villages de l’entité fouronnaise, et les questions ont porté sur de nombreux sujets, certains déjà évoqués en conseil communal, d’autres non. Certains relevant de la commune et d’autres non.

C’est l’échevin francophone, Grégory Happart, qui a introduit la soirée, en présentant les points évoqués dans un post précédent sur ce blog.

À propos des finances communales, il a souligné les 7 millions d’euros (NDLR: un montant qui sera sûrement revu à la hausse) pour un centre administratif regroupant l’administration et le CPAS («déjà rassemblés à la Maison communale») et la police, «qui ne comptera plus que cinq agents à terme».

Une assemblée qui aurait pu être plus nombreuse, mais particulièrement attentive et réjouie de l’initiative

«Est-il bien opportun d’investir 7 millions pour une commune de 4000 habitants?» a-t-il conclu sur le sujet.

Autre dépense, les 150000 euros dédiés à l’institution flamande de tourisme «alors que le tourisme est en plein essor à Fourons». Et les 330000 euros prévus pour aménager un chemin qui conduit déjà «au point culminant de la Flandre, qui n’est pas celui qui est désigné». Même si des subsides sont prévus, la facture pour la commune sera de 30000 euros!

La fermeture, en juin 2027, de la Maison de retraite gérée par Ocura est un autre souci: les pensionnaires devront être relogés ailleurs, là où ils (elles) ne seront pas prioritaires.

Et puis, il y a la fermeture du centre de tri de La Poste à Fouron-Saint-Martin, qui sera transféré à Riemst. Et la désaffection des transports publics, essentiellement de De Lijn. Quant aux piste cyclables, elles «conduisent pour la plupart à l’école provinciale flamande. Ailleurs, elles n’existent pas».

La parole donnée au public, une des premières questions posées portait sur les appartements-services attenant à la Maison de retraite «qui ne compte que 40 résidents alors qu’elle était prévue pour 60», a-t-on fait remarquer. Leurs occupant(e)s ne seront pas déménagé(e)s, mais, à partir de 2027, ils ne bénéficieront plus des services communs.

La pénurie de médecins a été évoquée, à la suite de l’absence pour maladie d’une doctoresse. Divers noms de praticiens ont fusé: R@L a proposé de les centraliser pour pouvoir orienter les demandes.

Le manque de volontaires pour véhiculer des personnes malades ou handicapées vers les hôpitaux a été relevé. « À partir du 1er mars, une campagne de recherche de volontaires sera lancée dans toute la Flandre. Nous pourrons la relayer» a signalé Freddy Cleenen, membre francophone du bureau du CPAS.

La question des frelons asiatiques, que Jean Levaux avait abordée en vain en conseil communal, a été posée: le groupe R@L possède des pièges, qu’il est prêt à mettre à disposition de celles et ceux qui les demandent.

Les travaux d’égouttage sur la dorsale fouronnaise, et particulièrement à Fouron-Saint-Martin, devaient faire l’objet d’informations hebdomadaires, «mais il n’y en a plus eu depuis le 4 février» a fait observer un intervenant. Sur le site de la commune, la dernière information date du 6 février.

La prévention des inondations de la Gueule a fait l’objet d’une concertation avec les villes néerlandaises concernées. Qu’en est-il de la Berwinne? a interrogé un autre participant. On lui a répondu par les travaux d’élargissement du cours de la rivière, notamment à Mouland, et des barrages de retenue d’eau sont prévus. «Mais il n’y a pas eu concertation avec les communes wallonnes en amont, où des barrages sont également prévus».

Parmi les autres sujets abordés, la fracture numérique a été évoquée. Un citoyen, muni d’une nouvelle carte d’identité, ne sait plus se connecter avec son lecteur de carte à domicile. Il s’est rendu à la commune, où on lui a dit que tout était en ordre. Son GSM ne lui permet pas d’installer l’application «It’s me». «Il faut retourner à la commune» lui a-t-on conseillé.

De l’avis général, cette concertation, peut-être trop peu suivie, avait été un succès. D’où l’appel à un suivi?

Des problèmes à peine évoqués en conseil communal

Naïveté politique ou mauvaise foi? Le «Belang van Limburg» de ce lundi évoque le conseil communal avorté de jeudi dernier, faute de conseillers Voerbelangen en séance, et le bourgmestre, Joris Gaens, de dénoncer le «manque de responsabilités» de l’opposition francophone, dont la sortie a retardé la prise de décisions importantes.

Le quotidien limbourgeois s’est bien gardé de refléter la position du groupe R@L (Respect-Avenir-Libertés) qui, sur Facebook, a expliqué, comme elle l’avait fait sur ce blog, qu’elle n’allait pas assurer le quorum pour valider des décisions avec lesquelles elle n’est pas d’accord. Ce n’est pourtant pas la première fois que ce scénario se joue, à Fourons et ailleurs: dès qu’une majorité n’est pas en nombre, l’opposition ne lui fait pas cadeau d’assurer le quorum…

L’opposition francophone ne reste pas inactive pour autant, contrairement à ce qu’affirme la majorité. Ce vendredi, elle invite la population à une rencontre, qui lui permettra d’aborder des problèmes jusqu’ici à peine évoqués en conseil communal.

La diminution de la présence policière à Fourons (on parle de cinq agents?), conséquence directe de la relocalisation à Bilzen-Hoeselt et Riemst «à plus de 23 kilomètres de Mouland», le village le plus proche. Les permanences de week-end seront plus rares; le temps d’intervention sera plus long. Et puis, la zone unicommunale de police de Fourons est bilingue: quand des habitants francophones de Fourons décrocheront leur téléphone, auront-ils au bout du fil des policiers qui les comprennent?

Il ne subsistera plus qu’un guichrt au bureau de La Poste à Fourons….

Le centre de tri de la Poste, lui aussi, va être transféré à Riemst. Seul, un guichet restera sur place. «Quelle tristesse et quel non-sens pour nos facteurs de devoir se rendre à Riemst pour récupérer du courrier distribué à Fourons…» commente R@L

L’offre de transport public se réduit comme peau de chagrin. De Lijn, notamment, ignore de plus en plus les Fouronnais(e)s qui, pour se déplacer, doivent appeler afin d’obtenir un minibus qui viendra les quérir.

«D’un point de vue mobilité douce, la commune privilégie le développement de pistes cyclables reliant Fourons à des villages extérieurs (Noorbeek), tout en négligeant le développement inter-villages» dénonce encore l’opposition francophone.

L’avenir de la maison de retraite Ocura, à Fouron-le-Comte, s’assombrit: «Des projets de relocalisation sont évoqués :une partie des résidents serait transférée à Aubel, l’autre à Riemst ce qui engendrerait des conséquences humaines considérables, tant pour les résidents que pour leurs familles» note le groupe R@L. Sans souligner que la relocalisation d’aîné(e)s francophones à Aubel serait moins problématique pour les familles, que les voyages jusqu’à Riemst pour voir les ancien(ne)s….

L’accueil de la petite enfance pose aussi problème: «Kind en Gezin ne respecte pas le bilinguisme et impose l’usage exclusif du néerlandais, ce qui pose de sérieuses difficultés à une large partie de la population francophone», stigmatise l’opposition pour qui une collaboration avec l’ONE permettrait de résoudre le problème.

Et pour clôturer, il reste la pression immobilière dans une commune «où la pression touristique croissante et l’attrait toujours plus fort pour les logements de vacances dans les Fourons rendent l’accès au logement de plus en plus difficile pour les habitants, et en particulier pour les jeunes Fouronnaises et Fouronnais».

Il y a bien «quelques projets limités à proximité de l’école provinciale (flamande)» à Fouron-le-Comte, mais dans les autres vilages «les projets de logements sont largement négligés».

Voilà les problèmes dont l’opposition francophone entend débattre ce vendredi, au Centre culturel et sportif de Fouron-Saint-Martin. En attendant que la majorité Voerbelangen daigne les aborder au conseil communal….

Une question et puis rideau

Un conseil-communal éclair a duré neuf minutes, ce jeudi, à Fourons. En cause, l’absence de trois mandataires, côté Voerbelangen: Guy Theelen, Lizzy Buyens, et Steven Heusschen. Du coup, après une suspension de séance, les élus francophones sont sortis. «Vu le manque d’intérêt de membres de la. majorité pour l’ordre du jour» a commenté l’échevin francophone, Grégory Happart.

La majorité n’étant pas en nombre pour poursuivre la séance seule, les élus francophones ont quitté la séane…t

Le bourgmestre, Joris Gaens, se montrait fort marri de l’épisode. Après avoir rappelé que, lors de la pandémie du Covid, la majorité avait accepté que Benoît Houbiers, élu francophone, participe à distance à une séance du conseil communal, il avait demandé à la directrice générale de vérifier si la sortie des élus francophones empêchait la poursuite de la réunion.

Le verdict est rapidement tombé: il fallait une majorité des mandataires en séance, soit huit. Et il n’en restait que sept. «C’est le jeu, mais c’est un triste jeu!» a conclu Joris Gaens. Côté francophone, on n’en démordait pas: «nous n’allions pas rester en séance pour faire approuver des points auxquels nous sommes opposés. C’est la responsabilité du bourgmestre d’inviter à une séance du conseil communal et de veiller à ce qu’il y ait suffisamment d’élu(e)s de sa majorité pour pouvoir le mener à bien!».

Avant la sortie des élus francophones, Martial Droeven (R@L) avait quand même pu interroger le bourgmestre.

Martial Droeven s’est soucié des anciennes décharges d’immmonidest

«Il est important aujourd’hui de se soucier de nos déchets.
Mais ne pensez-vous pas que nous devrions aussi nous poser des questions sur le passé, quel que soit celui qui était au pouvoir à cette époque», avait-il déclaré. Et de poursuivre: .
«À cette époque, nous n’avions certainement pas les systèmes que nous connaissons aujourd’hui et c’est également le cas partout dans notre pays. C’est pourquoi j’aimerais connaître la position de la municipalité sur la problématique du traitement de nos anciennes décharges enfouies dans le terrain de notre belle commune depuis tant d’années. Or, ces décharges sont des bombes écologiques car personne ne connaît leur nature et leur composition. Je suis également préoccupé car notre région compte de nombreuses couches d’eau souterraine et de nombreuses sources. Existe-t-il un plan de dépollution pour nos anciens déchets et décharges ? Y a-t-il une surveillance quelque part par des mesures régulières ? Qu’en dit l’OVAM (NDLR: l’organe flamand de gestion des déchets)?»

Le bourgmestre, Joris Gaens, a remercié l’intervenant pour sa question, relative à un «problème qui ne se limite pas à Fourons mais à toute la Flandre».

L’OVAM, a-t-il précisé, «mène une politique d’assainissement» . Et à Fourons, il y a d’anciennes décharges à Fouron-le-Comte, à Teuven, à Opsinnich, et à Meulenberg, a-t-il ajouté. Mais avant d’assainir, il faut mener des enquêtes qui ont déjà coûté 13000 euros à la commune. L’effort sera continué, a-t-i conclu, afin de rendre les anciennes décharges «saines et sécurisées».

La présidente du conseil, Shanti Peerboom-Huynen se préparait à ouvrir le débat sur le point suivant de l’ordre du jour, quand les conseillers francophones ont demandé une suspension de séance. Et annoncé, à leur retour, qu’ils quittaient la séance. Un nouveau conseil communal devra être reconvoqué, pour examiner les points laissés en suspens. Et d’autres qui s’y ajouteront…

Des dépenses en vrac

A priori, le conseil communal de Fourons, jeudi, ne recelait pas de point particulièrement crucial. Si ce n’est que la majorité Voerbelangen est restée sourde aux demandes de l’opposition francophone. Dès le début de la séance publique, quand le conseiller R@L (Retour aux Libertés), Jean Levaux, a demandé que la liste des subventions communales soit votée point par point «car il y a des subsides que nous approuvons». «La liste est globale», lui a opposé la présidente du conseil communal, Shanti Huynen: Le vote a donc été acquis majorité contre opposition.

La réunion a surtout été consacrée à des dépenses en vrac. À commencer par ce subside de 140000 euros accordé à l’asbl Toerisme Voerstreek. Une asbl victime de la décision de la ministre flamande du Tourisme, Melissa Depraetere (sp.a), en congé de maternité pour l’instant, de réduire l’allocation allouée par Toerisme Vlaanderen jusqu’à l’annuler en 2028; a dénoncé la majorité Voerbelangen.

Le bourgmestre, Joris Gaens, et la présidente du conseil communal, Shanti Huynen, membres de l’asbl sortis, c’est l’échevin WIllam Nijssen qui s’est lancé dans un long exposé, pour rappeler l’importance du tourisme à Fourons, «très important pour l’économie locale».

L’échevin francophone, Grégory Happart, a dit comprendre les difficultés de l’asbl, mais s’est interrogé sur l’importance du subside, qui s’ajoute au subside annuel pour soutenir son activité. «Ne serait-il pas intéressant de se rapprocher du Syndicat d’initiative des Trois frontières? Ou de voir les possibilités qu’offrira le projet « Bocage sans frontières »?» a-t-il interrogé. Tout en rappelant que la taxe sur le tourisme rapporte 250000 euros l’année à la commune.

William Nijssen a répliqué que l’asbl existe «depuis des dizaines d’années» et a son utilité. Tandis que le conseiller Voerbelangen Guy Theelen, qui semble ne pas apprécier les objections de l’opposition, clamait que le projet «Bocage sans frontières» a d’autres objectifs.

Le subside était donc voté majorité réduite (8 mandataires Voerbelangen) contre opposition francophone. L’opposition votait également contre l’accord de coopération et de subvention avec la-dite asbl. Et votait à main levée contre la désignation du bourgmestre, Joris Gaens, au sein de son organe administratif, avec voix consultative.

Erreur de l’échevin: le vote était répété ensuite, à bulletin secret: et cette fois, les deux votes (de Grégory Happart et de Robert Liebens) n’étaient plus annulés, et étaient enregistrés comme votes négatifs.

Le bourgmestre et la présidente du conseil rentrés en séance, le règlement relatif au partenariat local pour les activités et l’accueil extrascolaire -avec un point relatif à l’apprentissage du néerlandais- était soumis au vote, ainsiq ue la composition du partenariat local pour l’accueil exascolaire.

Pas d’exclusion pour les enfants de l’école francophone, mais le règlement flamand sur l’accueil extrascolaire insiste sur l’apprentissage du néerlandais….

Jean Levaux (R@L) a interpellé la majorité sur l’égalité de traitement entre enfants de la commune. Ce partenaniat peut-il être adapté pour les enfants de l’école francophone?

La main sur le cœur, le bourgmestre a assuré qu’il n’y avait aucune exclusive. Mais le règlement flamand est le règlement flamand. L’opposition francophone s’y est donc opposée.

Jean Levaux a également interrogé la majorité à propos de la politique cycliste en annexe au règlement de travail, «approuvée par les syndicats» avait insisté Shanti Huynen. «Des mesures de sécurité sont-elles prévues? Et y aura-t-il des possibilités de recharger les vélos électriques à la Maison communale?»

«Il n’y a pas eu de demande du personnel communal» a répliqué le bourgmestre. Dans un premier temps, les vélos pourront être remisés à l’intérieur de la Maison communale. «S »il y en a plus, il faudra réfléchir notamment pour permettre une recharge», a-t-il ajouté. La politique cycliste a été approuvée à l’unanimité.

Avant l’approbation du recrutement de deux inspecteurs au sein de la zone de police (où une certaine mauvaise humeur règne semble-t-il), les élus francophones se sont opposés à l’achat de deux parcelles à Teuven pour 160000 euros. Plus de deux fois le prix d’achat initial…

Le point avait déjà été abordé en octobre, et jean Levaux a rappelé que ce terrain était en zone agricole, qu’une installation de car-wash y avait été installée et qu’il aurait été préférable de demander au vendeur de dépolluer le sol avant la vente.

«Ces parcelles permettront l’érection d’un parking, subsidié par la Région flamande» a conclu le bourgmestre, Et si une pollution du sol est détectée, il sera toujours possible de se retourner contre le pollueur…

Un étrange règlement flamand

Les travaux d’égouttage en cours à Fourons depuis de nombreux mois ne sont pas sans créer des dommages aux commerçants et aux entreprises du lieu.

Pour les dédommager, une prime flamande de 2000 euros leur est accordée. Sous conditions, parfois assez étranges.

Un patron de Fouron-Saint-Martin se l’est vu ainsi refuser…. parce qu’il emploie trop de personnel!

Une prime flamande est accessible aux commerçants et aux entreprises qui subissent des dommages du fait de travaux publics. Mais elles ne doivent pas employer trop de personnel!

Vérification opérée: la prime n’est accessible aux entreprises qui ne comptent au maximum que… neuf salariés!

À l’heure où le gouvernement fédéral, dont le Premier ministre a présidé longtemps la N-VA, prend des mesures pour limiter les allocations de chômage dans le temps, ou pour remettre au travail des malades de longue durée, il y a là comme qui dirait une incongruité….

Prévenir tous les habitants en cas d’urgence

Le conseil communal de Fourons, tenu en l’absence d’Alicia Dodémont et de Steven Heusschen (Voerbelangen) a plutôt ronronné ce jeudi, avec la plupart des décisions prises à l’unanimité, même si les votes de Grégory Happart et de Robert Liebens ont été, comme à l’habitude, annulés, en raison de leur prise de parole en français au moment du vote.

Une intervention de Martial Droeven (R@L), lors de l’examen du plan d’urgence de la commune, a, elle, provoqué une suspension de séance.

Une remarque de Martial Droeven a provoqué une modification du plan d’urgence de la commune

Le conseiller francophone avait noté, parmi les points, qu’un avertissement serait lancé par la VRT en cas d’urgence imminent. «Il serait bien que tous les habitants de la commune soient prévenus», a-t-il avancé. «Or, tous n’écoutent pas la VRT. Ne pourrait-on pas ajouter la RTBF aux médias à prévenir?»

Le bourgmestre, Joris Gaens, a d’abord paru accepter l’amendement introduit par Martial Droeven. Tout en se demandant s’il ne faudrait pas ajouter la télévision limbourgeoise néerlandaise. Le conseiller Guy Theelen (Voerbelangen) ne semblait pas l’entendre de cette oreille, et paraissait vouloir interpeller Martial Droeven, ce que le règlement communal lui interdit, comme il exige des conseillers qu’ils demandent la parole.

Finalement, le groupe Voerbelangen s’est retiré, et, après quelques minutes, à sa rentrée en séance, il a proposé de ne pas mentionner de média en particulier, mais n’adresser un avertissement via «les médias». Martial Droeven ayant accepté la correction, le plan d’urgence ainsi modifié a été adopté à l’unanimité.

Lors du conseil communal précédent, une intervention de Jean Levaux (R@L) avait également provoqué une suspension de séance et renvoyé le point (la taxe sur la distribution d’imprimimés non adressés et de produits assimilés) à la soirée de ce jeudi.

Jean Levaux avait proposé une exception pour les commerçants fouronnais. Le bourgmestre, Joris Gaens, a expliqué qu’il avait cherché des exemples similaires, notamment à la ville de Courtrai, et sa proposition se résumait à une exception par an pour tous les commerçants, de Fourons et extérieurs. Manière d’éviter toute discrimination. Là aussi, l’unanimité a conclu le débat.

Même résultat pour le plan monodisciplinaire d’intervention d’information à la population fouronnaise en cas d’urgence, et pour le plan d’intervention psychosociale en cas d’urgence.

Trois règlements ont été supprimés. Le premier, datant du 27 décembre 2011, relatif à l’allocation versée aux institutions accueillant des personnes handicapées, n’a jamais été utilisés. Sa suppression a été décidée par la majorité, l’opposition s’abstenant. Par contre celui sur le règlement et redevance sur les foires, friteries et étals, voté un an plus tard, a été supprimé à l’unanimité, parce que ces dispositions sont reprises dans le règlement relatif aux redevances pour l’utilisation de l’électricité et de l’eau potable.

Suppression à l’unanimité également du règlement accordant une allocation aux associations coopératives d’agriculteurs, datant du 27 décembre 2011 également: aucune association connue ne compte d’agriculteurs fouronnais, qui réponde aux critères de ce règlement.

Un accord-cadre a été approuvé, toujours unanimement, pour le fauchage des accotements routiers. Jean Levaux a soulevé le problème des nombreux détritus, notamment plastique, qu’on y trouve, et qui sont pulvérisés par l’opération. Ne serait-il pas plus logique de d’abord les éliminer?

Ce n’est pas la tâche des entreprises de fauchage, a répliqué le bourgmestre. Mais il faudra une nouvelle fois sensibiliser la population, pour qu’on n’abandonne pas ses déchets le long des routes.

Un accord a été passé avec l’association «Paysage régional de Hesbaye et de Fourons» pour une opération «Jouer, découvrir et profiter de manière inclusive et naturelle dans le Pays des Bocages sans frontières».

La commune lancera un appel d’offres, soutenu par des subsides de «Tourisme en Flandre» et de la province de Limbourg, pour mettre en valeur le point culminant de la Flandre à Fouron-Saint-Pierre. Et le conseil a d’autant plus approuvé des accords avec des propriétaires pour la construction vers ce point culminant que… les actes ont déjà été signé chez le notaire!