Une rentrée au pas de charge

N’eüt été une question de Martial Droeven (R@L), la réunion de rentrée du conseil communal de Fourons, ce jeudi, où Jean Levaux (R@L) était absent et excusé, n’aurait pas duré plus de dix minutes.

Martial Droeven a relayé l’inquiétude des Fouronnais sur la proliifération des rats et des rongeurs

Le conseiller francophone s’interrogeait sur la prolifération de rats et de rongeurs, observée notamment à Fouron-Saint-Martin. «J’ai été interpellé ces derniers jours par plusieurs habitants de notre commune concernant une recrudescence de la présence de rats dans les jardins, aux abords des habitations, et parfois même à proximité immédiate de celles-ci. Et, pour être tout à fait honnête, habitant Fouron-Saint-Martin et étant régulièrement à l’extérieur dans le village, j’ai moi-même pu constater cette présence plus importante de rongeurs», a-t-il expliqué.
«Plusieurs questions se posent dès lors:: Est-ce que cette situation pourrait être liée, en partie, aux travaux d’égouttage actuellement réalisés ou récemment réalisés dans certains secteurs ? La sécheresse que nous connaissons actuellement pourrait-elle également pousser ces rongeurs à sortir davantage de leur habitat habituel à la recherche d’eau et de nourriture ? On peut également s’interroger sur l’impact de la fréquence du ramassage des déchets ménagers. Avec un ramassage toutes les deux semaines et les conditions météorologiques que nous connaissons actuellement, est-il possible que cela contribue, d’une manière ou d’une autre, à favoriser leur présence ?»
«Ce phénomène ne semble d’ailleurs pas limité à Fouron-Saint-Martin», a-t-il conclu. «Des habitants me signalent également une présence importante de rats du côté de Teuven, de Kloosterhof ,du Bois Rouge et aussi Fouron le Comte . Je souhaiterais donc connaître la position de notre commune face à ce phénomène, qui, au-delà de la gêne occasionnée pour les habitants, peut également devenir une véritable question de salubrité et de santé publique. Est-ce que la commune dispose actuellement de données ou de signalements précis concernant l’ampleur du phénomène ? Des mesures de prévention ou de lutte contre les rongeurs sont-elles déjà envisagées ? Une campagne de dératisation ciblée, notamment dans les zones où les signalements sont les plus nombreux, pourrait déjà constituer une première réponse concrète à cette situation. Je pense qu’il serait important de ne pas attendre que le problème prenne davantage d’ampleur avant d’agir».

Le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) a concédé que des «rats sont visibles dans la commune». Mais le phénomène est plus large, a-t-il poursuivi, «la VRT a même diffusé un reportage sur le sujet, dans d’autres communes de Flandre».

La présence de rats à Fourons relève de plusieurs phénomènes, a-t-il concédé: le manque d’eau et de nourriture, les travaux d’égouttage, la chute de fruits. «De plus, le rat est un animal très malin, et il part à la recherche de nourriture»;, a-t-il ajouté

Et de conclure que si des habitants sont confrontés à une prolifération de rats, ils peuvent toujours s’adresser à la commune.

Le reste des points à l’ordre du jour était surtout administratif. Fixation des jours fériés pour 2027, admise à l’unanimité. Achat d’un nouveau chariot-élévateur pour 30000 euros plus TVA, approuvé à l’unanimité.

L’opposition francophone s’est abstenue sur l’adhésion de la commune à la centrale d’achat C-Smart Et elle a voté négativement sur la convention de coopération entre l’administration locale et l’asbl Ferm Kinderopvang («qui a rentré la meilleure offre» a noté la présidente du conseil, Shanti Huynen). «Cet accueil de l’enfance ne s’adresse pas aux enfants francophones», a expliqué Yannick Lahaye.

La majorité flamande se préoccupe enfin du sort des aînés

En février, l’opposition francophone avait soulevé divers problèmes, dont l’avenir de la zone de police et aussi le devenir des aîné(e)s de la commune, puisque l’intercommunale Ocura avait manifesté son désir de fermer la maison de retraite de Fouron-le-Comte à la mi-2027.

La majorité flamande avait ignoré ces questions. Mais en ce début juillet, elle a enfin réagi au projet de fermeture de la maison de retraite.

Dans un communiqué de presse, Voerbelangen affirme «avoir cherché de manière intensive à une solution durable pour l’avenir».. Mieux, la majorité flamande proclame que «le maintien d’une maison de retraite est une absolue priorité pour elle»..

Mieux vaut tard que jamais, mais reste à savoir comment maintenir une maison de retraite à Fourons. Mardi, une délégation de la majorité s’est rendue, avec une représentation de l’asbl Ferm Voeren, et quelques employés d’Ocura chez la ministre flamande du Bien-Être, Caroline Gennez (sp.a) pour envisager avec elle les pistes de solution possibles, «et insister sur l’importance du maintien d’une maison de repos à Fourons»
L’asbl Ferm Voeren, à l’appui de cette demande, a fourni à Caroline Gennez une pétition porteuse de 1500 signatures.

La commune n’est pourtant pas propriétaire de la maison de repos. Mais, souligne Voerbelangen; «nous avons discuté de manière intensive, au cours des mois passés, avec des experts des soins médiaux, pour envisager diverses solutions pour l’avenir.» Sans en référer une seule fois au conseil communal soit dit en passant.

«Le maintien d’une maison de repos à Fourons n’est pas une entreprise simple», reconnaît la majorité flamande, notamment parce qu’il y a des «investissements importants» à y engager, et que la commune n’a pas forcément les moyens nécessaires.

Maintenir une maison de repos à Fouron-le-Comte: une initiative complexe en raison des invesissements à y opérer, et du proropriétaire des lieux, l’évêché de Hasselt

«Néanmoins, nous voulons saisir toutes les occasions possibles et étudier toutes les pistes possibles» pour assurer ce maintien», explique le bourgmestre, Joris Gaens
Pour cela, Ocura devrait céder les lits à la commune. Cette décision dépend du conseil d’administration d’Ocura, et du Conseil pour le Bien-Être de la commune. Le CPAS, ajoute-t-il, a déjà pris une décision de principe à ce propos le 18 juin dernier.

Hilde Broers, présidente du CPAS,, veut également maintenir une maison de retraite à Fouron-le-Comte. Mais avec qui?

Une fois ce transfert opéré, «nous pourrions lancer une étude de marché après des institutions de soins professionnelles, afin de voir lesquelles seraient prêtes à assurer un maintien de longue durée à la Maison de retraite de Fourons».
Hilde Broers, la présidente du CPAS, abonde dans le même sens: «nous voulons avancer pour assurer que les personnes âgées de Fourons trouvent toujours dans l’avenir de quoi leur assurer des soins de qualité».

Tout cela ne dit pas comment la commune ou le CPAS assureront le maintien de la maison de repos de Fouron-le-Comte. La majorité flamande assure qu’elle veillera dans le futur à associer de près tous les partenaires possibles. Mais la mi-2027 est plus proche qu’on ne le croit. Et le CPAS de Fourons ne compte que quatre employé(e)s.

Au Belang van Limburg, Patrick Siborgs, le représentant d’Ocura, s’est montré prêt à céder la Maison de repos à la commune. «Mais pas tant que des personnes y résident. Pour l’instant, il en reste vingt Des francophones ont déjà déménagé dans des maisons de repos voisines en Wallonie». Pour les Flamands, le déplacement est plus long, vers Riemst ou Lanaken.. «D’ici à la fin de l’année, il ne devrait plus y avoir personne», conclut-il.

Il restera alors à peine six mois pour trouver une solution. Avec une complication supplémentaire: le bâtiment de la Maison de repos est propriétaire de l’évêché de Hasselt. Il faudra donc une discussion tripartite en août ou en septembre.

La ministre Gennez voit cela de loin. Elle comprend le souci des Fouronnais. Et elle dessine l’avenir dans une combinaison d’habitation et de soins «de la prime enfance à la vieillesse». Cela sonne plus comme un slogant que comme une piste de solution…

L’opposition francophone rejointe par un conseiller de la majorité

S’il n’y avait pas beaucoup de points inscrits à l’ordre du jour, ce jeudi, (publié très tardivement, l’après-midi de la réunion sur le site de la commune), l’opposition francophone a plusieurs fois fait entendre sa voix au cours de cette dernière séance du conseil communal avant les vacances. Et, surprise, pour la majorité Voerbelangen, le plus récent de ses élus, Albert Plusquin, a joint son abstention à celles des conseillers R@L (Respect-Avenir-Liberté) sur un point demandant au gouvernement flamand une dérogation par rapport au nombre de quarante-cinq appartements sociaux, fixé pour la commune de Fourons.

«Il est regrettable que la commune ne se plie pas à la demande qui lui est faite», avait fait remarquer l’échevin francophone, Grégory Happart. «Des projets d’appartements sociaux sont en cours», avait répliqué le bourgmestre,Joris Gaens, «mais ce nombre de quarante-cinq est vraiment trop élevé pour notre commune».

Albert Plusquin a joint son abstention à celles de l’opposition francophone

Au vote, la présidente du conseil, Shanti Huynen, observait l’opposition francophone, pour pouvoir annuler les votes de Grégory Happart et de Robert Liebens, coupables de les accompagner en français. Elle s’est fait rappeler à l’ordre par Albert Plusquin, dont elle n’avait pas noté l’abstention. Semant un certain désarroi dans la majorité!

L’unanimité s’est faite par contre sur un programme d’actions visant à créer des logements sociaux à petite échelle sur des terrains non-bâtis ou des logements inoccupés. C’est l’association flamande STEBO qui est chargée de cette étude.

En ouverture de réunion, l’opposition francophone s’était déjà abstenue sur l’achat d’un minibus de neuf places, pour 38000 euros, afin d’assurer les activités extra-scolaires des enfants du primaire. Grégory Happart avait jusitifié le vote par le règlement de ces activités, qu insiste sur l’apprentissage du néerlandais.

Jean Levaux, lui, avait demandé qui conduirait ce minibus. La réponse de l’échevin William Nijssen a été assez confuse: il a parlé des enseignant(e)s, mais aussi de la nécessité d’avoir les compétences requises.

L’échevine des Travaux, Yolanda Daems, a présenté l’appel d’offres pour l’aménagement de la piste cyclable de Stadshaag. Là aussi, Grégory Happart est intervenu pour justifier une abstention, non en raison de ce projet, ni de la politique de mobilité douce, mais pour réclamer des pistes cyclables dans tous les villages de l’entité fouronnaise. Seul dans l’opposition francophone, Jean Levaux a apporté son soutien à ce projet.

Par contre, c’est à l’unanimité qu’une mission d’études a été approuvée en vue de réaménager et d’étendre des pistes cyclables dans la commune. Cette mission est appuyée par le Fonds flamand pour le vélo.

Même unanimité pour approuver l’accord de coopération avec la Société flamande de l’Environnement, qui définira les dispositions relatives à la gestion et l’entretien des cinq capteurs de niveau installé dans des zones-tampons anti-érosion. Et garantira la fiabilité des donnés publiées sur http://www.waterinfo.be

L’opposition francophone a retrouvé de la voix pour s’opposer à l’avenant proposé par la majorité à la convention de coopération passée avec l’asbl Voerstreek. Aux termes de cet avenant, l’asbl sera chargée du contrôle des réseaux de randonnée et de la piste VTT de la commune.

Trois postes de base sont déclarés vacants à la zone de police. En fonction des départs annoncés. Et de la fusion en préparation?

«Les rôles de la commune et de l’asbl sont différents» a rappelé Jean Levaux (R@L). «Que pourrait faire l’asbl en cas d’accident? Elle ne pourrait même pas faire appel au personnel communal!». Le bourgmestre, Joris Gaens, a eu beau rappeler que le personnel communal serait toujours «mobilisable», l’opposition francophone n’est pas revenue sur sa position.

Avant le huis clos, qui a permis la nomination d’un inspecteur de police dans la zone de police fouronnaise, l’unanimité s’est reformée pour déclarer vacants trois postes de bases dans la même zone. Ceci en prévision de départs planifiés d’ici à la fin de l’année

L’avenir de la zone de police en questions pour les francophones

L’ordre du jour, assez chargé, du conseil communal de Fourons, ce jeudi, semblait devoir être expédié en deux temps trois mouvements, mais le dernier point, relatif à l’avenir de la zone de police, a mobilisé les attentions et a motivé de nombreuses questions surtout du côté francophone.

C’est le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) qui a introduit le sujet. «Trois options se présentent à nous: rester seuls; s’associer à d’autres zones de police, ou fusionner».

La suite de son exposé allait manifester où va sa préférence. «Notre zone de police est la plus petite du pays», a-t-il rappelé. Par ailleurs, «le travail des policiers est beaucoup plus complexe qu’il y a vingt ans». Notamment, reproductions du Belang van Limburg à l’appui, parce que la province de Limbourg constitue la plaque tournante du trafic de drogue en provenance du port d’Anvers. «Mais il y a aussi la criminalité en ligne», a rappelé le bourgmestre fouronnais.

Le financement de la zone de police est par ailleurs de plus en plus lourd pour les finances communales. En 2025, il se montait à 3 millions d’euros, «dont 90% pour les salaires des policiers, ce qui est beaucoup plus que dans d’autres zones de police». Et si la zone reste unicommunale, ce montant devra de plus en plus pesant. D’autant que le subside fédéral, «qui, par habitant, est un des plus hauts du pays», ne suit pas l’évolution des coûts: c’est donc la commune qui doit financer une différence de plus en plus grande. «Le déficit est structurel» a-t-il conclu.

S’ajoute à cela la prochaine mise à la retraite du chef de corps ff, La seule solution est donc la fusion avec la zone de police de Bilzen-Hoeselt-Riemst. «Ce qui ne se traduira pas par moins de policiers sur place, mais au contraire par plus de présence policière». Et cette opération s’inscrit dans une ligne voulue au plan fédéral, où l’on souhaite des zones de police plus étendue, a-t-il relevé.

Ce qui était demandé au conseil communal, c’est l’ouverture d’une enquête préalable, «pour laquelle nous aurons des exigences: une sécurité garantie à tou(te)s nos concitoyen(ne)s; une police de proximité accrue; et des finances stables».

Yannick Lahaye a fait part des inquiétudes de l’opposition francophone, qui a sondé les Fouronnais, et a reçu plus de 400 réponses, «réparties équitablement entre francophones et flamands», a-t-il signé.

Les Fouronnais(e)s tiennent à leur police de proximité. Sera-t-elle garantie dans la fusion avec la zone de Bilzen-Hoeselt-Riemst? Et q’u’en sera-t-il du bilinguisme?

Première objection: «les temps d’intervention seront allongés», si des policiers doivent venir de Riemst ou de Bilzen-Hoeselt à Fourons. Par ailleurs, «le bilinguisme (obligatoire dans la zone de police fouronnaise) ne sera pas garanti». Le rôle de la police locale «sera dévalorisé», surtout après la retraite du chef de corps ff. «Alors que les policiers de notre zone connaissent le mieux nos villages».

«Une fusion avec la zone de police de Bilzen-Hoeselt-Riemst pose à la fois des problèmes physiques et géographiques», a-t-il conclu. «Il serait beaucoup plus efficace de collaborer avec les zones de police voisines».

Tout en remerciant le conseiller R@L pour ses questions, Joris Gaens a jeté un doute sur l’enquête menée par l’opposition francophone «dont les questions étaient orientées». Un peu comme son exposé introductif.

«Les fusions de zones de police ne sont possibles qu’au sein d’un même arrondissement judiciaire», a-t-il affirmé. Tout en revenant sur des exigences, dont «celle du bilinguisme qui est absolue».

Jean Levaux a ajouté une question subsidiaire sur le dialogue avec les policiers fouronnais. «Nous dialoguons depuis des années avec le chef de corps (ff), et avec les policiers de la zone», a assuré le bourgmestre.

Un amendement francophone réclamant en introduction une réflexion sur l’opportunité d’une fusion refusé, l’étude a été commandée, majorité flamande contre opposition francophone.

Le déclassement de la chapelle Sainte-Anne à Fouron-le-Comte nourrit le débat

À part sur le projet de déclassement de la chapelle Saint-Anne, en fin de séance, la plupart des points inscrits à l’ordre du jour de ce jeudi ont été acquis à l’unanimité et enlevés tambour battant.

La réunion a pourtant démarré de manière insolite: Guy Theelen (Voerbelangen), démissionnaire -la président du conseil avait reçu sa lettre de démission- siégeait, en début de séance, en dépit de sa démission. Une «première«. pour votre serviteur, qui a couvert des dizaines, voire des centaines de conseils communaux.

Le démissionnaire n’avait pas plus à dire sur sa démission que dans sa lettre, à savoir que réélu dans un conseil de l’enseignement, où son mandat est incompatible avec celui de conseiller communal, et comme il n’a pas plu obtenir une deuxième dérogation, il devait donc se retirer.

Accueilli par des applaudissements de la majorité et de l’opposition, Albert Plusquin s’est immédiatement plongé dans les dossiers communaux

Guy Theelen n’a pu s’empêcher de dire qu’il était fier d’avoir participé à l’élaboration (ou plutôt au vote) du plan pluriannuel, qui risque de coûter cher aux Fouronnais(e)s. Il a remercié Shanti Huynen pour sa manière de présider le conseil communal, salué le bourgmestre, Joris Gaens, et ses colistiers de Voerbelangen. Mais chassez le naturel, il revient au galop, l’homme n’a pu s’empêcher d’insulter l’opposition francophone pour ses votes «stupides». Le propos trumpiste a épargné Jean Levaux, qui l’a remercié. Mais il a peut-être stupéfié la majorité flamande: quand Guy Theelen est sorti de la salle, pas un applaudissement ne l’a accompagné. À sa demande, selon le commentaire de l’ancien bourgmestre, Huub Broers: nous en prenons acte, même si cela ne nous semble pas correspondre au caractère de l’intéressé.

Son suppléant, Albert Plusquin, a prêté serment, lui, sous les applaudissements de la majorité et de l’opposition francophone.

Le deuxième échevin, William Nijssen, a été fortement mis à contribution lors de la soirée. Essentiellement pour des mises à jour de règlement: sur les trophées sportifs, ou s ur le prêt de jeux d’extérieur. Des mises à jour acquises à l’unanimité.

Sur le règlement relatif à la taxe sur la collecte et les déchets ménagers, selon lequel les intiatives en matière de gardes d’enfants recevrot un contingent gratuit de taxes poubelles, les élus R@L (Respect-Avenir-Liberté) se sont abstenus «parce que ce règlement ne résout rien» a expliqué l’échevin francophone, Grégory Happart.

Sur le cadre d’agrément pour l’accueil extrascolaire, l’opposition francophone a émis un vote négatif.

L’unanimité a prévalu aussi sur le projet de réaménagement de l’aire de jeux Vogelstang, une fois les travaux d’égouttage terminés à Fouron-Saint-Martin. Jean Levaux (R@L) a fait observer que l’entrée de la plaine de jeux devrait être modifiée, et l’échevine des Travaux, Yolanda Daems (Voerbelangen) a pris note de la remarque. Il en coûtera plus de 30000 euros!

Comme la remarque portait sur un panneau brandi par William Nijssen, ni les journalistes, ni le public n’y a rien vu: un des écrans de la salle communale a disparu, l’autre reste désespérément noir.

Tandis que les travaux d’égouttage s’éternisent à Fouron-Saint-Martin, Aquafin a décidé, vu les coûts d’exploitation très élevés de la station d’épuration de Veurs, de la remplacer par une station de pompage. Les eaux usées de Veurs s’écouleront vers Veurseveld via un nouveau réseau de raccordement à construire! De là, elles partiront dans le collecteur de Voer phase 2., en cours de construction.

La commune en profite pour aménager un sentier pédestre partant du 9 de la rue de Veurs, au 30 de la même rue.

Par ailleurs, au cours des travaux sur le bassin de rétention de la Voer à Veld, il a été constaté que le raccorcement avec le pont-tunnel existant était techniquement difficile à réaliser, et coûteux. Le tunnel existant n’est plus en parfait état, et il faudrait le remplacer pour assurer son étanchéité, et éviter ainsi des dommages à la chaussée. Ces travaux seront à charge de la commune.

Dans le cadre de la phase 1 du collecteur Voer, des travaux vont être réaliser pour mettre en place un réseau d’égouts séparés dans la rue de l’Arbre, la route de Warsage, le chemin de Dalhem, et la route de Berneau. Un bassin de rétention sera également aménagé sur la Beek, derrière les installation du SK Moelingen. La commune en profitera pour rénover la chaussée et aussi les trottoirs. Le carrefour en haut de la rue de l’Arbre sera réaménagé. L’appel d’offres a été approuvé à l’unanimité.

Grégory Happart s’était opposé, en collège communal, au projet de déclassement de démolition et de reconstruction de la chapelle Sainte-Anne à Fouron-le-Comte. «Non que nous y soyons opposés» a-t-il précisé, mais «publicité est sauvegarde du peuple», comme le proclame le fronton de l’Hôtel de ville de Verviers.

Lé démolition de la chapelle Sainte-Anne est un dossier «très sensible pour les habitants de Fouron-Le-Comte», a souligné Grégory Happart

Il voulait donc que le conseil communal se prononce, en séance publique. «Le dossier est très sensible pour les habitants de Fouron-le-Comte», a-t-il relevé. La démolition et le réaménagement du carrefour doit permettre le passage de gros poids lourds, qui ne peuvent venir de Warsage, a-t-il expliqué. D’où le projet de déclassement de la chapelle, dont l’origine remonterait à Charlemagne, tandis que le bâtiment actuel date de l’époque napoléonienne.

Le bourgmestre, Joris Gaens, l’a remercié pour son exposé. La chapelle sera reconstruite au même endroit, a-t-il annoncé.

Dans la démolition, on fera particulièrement attention à des éléments de plâtre, qui datent du XVIeme ou du XVIIeme siècle. Ces travaux, a-t-il conclu, amélioreront la sécurité à l’approche de l’école provinciale. Le point, là aussi, a été approuvé à l’unanimité.

Un conseil communal au pas de charge

Le conseil communal de Fourons, tenu ce jeudi, a à peine plus duré que celui interrompu récemment par la sortie de l’opposition francophone, qui avait ainsi empêché la poursuite des débats, faute de quorum requis.

S’il n’y avait eu une question de Guy Theelen, qui n’avait visiblement pas préparé la réunion, la séance aurait été plus courte encore. Le conseiller Voerbelangen qui, soit ne supporte pas la présence de l’opposition, soit nourrit une aversion rabique contre les francophones, s’étonnait de voir les conseillers R@L (Respect-Avenir-Liberté), présenter Grégory Happart et Yannick Lahaye comme candidats délégué et délégué suppléant à la smart-région Limburg (S-Lim dv) «alors qu’ils se sont opposés à l’adhésion de Fourons à cette association».

C’est la présidente du conseil, Shanti Peerboom-Huynen, confortée ensuite par le conseiller R@L Jean Levaux, qui lui a expliqué que le règlement de cette association prévoyait que chaque groupe du conseil communal devait présenter ses candidats. Guy Theelen a été ensuite rassuré: l’échevine Yolanda Daems, a été élue à la majorité déléguée, et le bourgmestre Joris Daems, délégué-suppléant….

L’association Erfgoed Haspengouw (Patrimoine hesbignon) dont Fourons fait partie en dépit de toute logique géographique, s’est agrandie avec Tongres-Borgloon, et Diepenbeek, mais perd Hasselt. Ses statuts sont modifiés, et le conseil communal a été prié d’approuver l’engagement financier pour l’IGS Erfgoed comme pour l’IGS Cultuur «pour laquelle un susbside flamand est promis pour des initiative culturelles dans le Sud-Limbourg» a assuré l’échevin William Nijssen. La majorité Voerbelangen a donné son feu vert, ainsi qu’au bourgmestre et au directeur général à signer la déclaration d’engagement. La minorité francophone s’y est refusée.

Le zoning PME, route de Warsage, se garnit peu à peu…

La suite a été plus consensuelle, avec des votes à l’unanimité (même si les votes de l’échevin Grégory Happart et du conseiller Robert Liebens ont été comme d’habitude considérés comme nuls, parce que appuyé du mot «Pour» en français…) sur l’achat d’une voiture d’occasion pour 20000 euros, TVA comprise pour les déplacements professionnels du personnel communal et du CPAS; sur l’acquisition d’une mini-pelle plus moderne pour le service des Travaux; pour l’approbation du masterplan «Éclairage public», «élaboré avec Fluvius» a précisé l’échevine Yolanda Daems, pour une cession gratuite de terrain rue Haute, afin d’améliorer la sécurité des piétons; d’octroi d’un lot sur la zone PME, route de Warsage; et pour la constructions de cabines de transformation par Fluvius, rue de Mesch, et Magnebos. Même vote pour autoriser la commune ou les pompiers à actionner manuellement une commande électronique sur la Voer, à hauteur de la rue Dr Goffin, au cas où l’afflux d’eau l’empêcherait de fonctionner.

À huis clos, le conseil a approuvé l’engagement de deux candidats à des postes vacants dans la zone de police. Leur entrée en service, après la formation de base, est prévue pour le le 1er mai… 2027. On ignore, à cette date, où ils seront affectés.

La majorité flamande fait appel : l’élection les membres du CPAS par les électeurs belges n’est pourtant pas discriminatoire!

Selon un adage bien connu, un âne ne bute jamais deux fois sur le même pierre. Pourtant, ce mardi, au conseil communal de Fourons, la majorité flamande a décidé de faire appel du jugement de la première chambre du tribunal néerlandais de première instance de Bruxelles, qui l’a déboutée de la plainte en discrimination qu’elle avait introduite contre l’État belge.

Si l’affaire est revenue devant le conseil communal, c’est parce que l’échevin francophone, Grégory Happart, s’était opposé à la manœuvre en collège communal..

Grégory Happart a assimilé l’appel à une manœuvre électorale

«La procédure sera longue», a-t-il argumenté. «Or, seul le Parlement fédéral peut modifier la loi de pacification communautaire du 9 août 1988. Ce qui suppose une majorité des deux-tiers, et une majorité dans chaque groupe linguistique, ce qui est peu vraisemblable».

«Vous parlez de discrimination», a-t-il poursuivi. «Il serait dès lors plus logique de s’en prendre aux circulaires ministérielles flamandes», qui discriminent les francophones.

«On a déjà dépensé 10000 euros en honoraires d’avocats, et vous voulez y ajouter 6000 euros», a-t-il pointé. En dénonçant une «manœuvre électorale» et en proposant un amendement pour que cette somme soit prise en charge par le groupe Voerbelangen.

Joris Gaens parle d’égalité des droits entre 40% de la population fouronnaise et les 60% restants. Pour la Cour constitutionnelle, il n’y a pourtant pas de discrimination à Fourons

Le bourgmestre, Joris Gaens, s’est opposé à cette vision. «40% des Fouronnais(e)s ne peuvent pas élire des membres du CPAS, nous nous battons pour l’égalité des droits», a-t-il plaidé. Et de souligner que si un(e) Fouronnais(e), belge ou européenne, déménage dans une autre commune flamande, il (elle) pourra élire les membres du CPAS (NDLR: ce que le tribunal néerlandais de première instance a contesté, v. ci-dessous).

«En tant que bourgmestre, je suis chargé de l’application des lois fédérales et des décisions du gouvernement flamand, et je continuerai à le faire» a-t-il conclu. «Vous avez raison, c’est le Parlement fédéral qui doit résoudre le problème. C’est pourquoi nous avons porté plainte contre l’État fédéral».

L’amendement proposé par Grégory Happart a été rejeté, majorité contre opposition. Et les 6000 euros alloués pour l’appel ont été approuvés de la même manière. En vain?.

La commune de Fourons a pourtant perdu en première instance son combat en rase campagne

Le tribunal de première instance néerlandais de Bruxelles a consulté la Cour constitutionnelle. Contrairement à la thèse de la commune de Fourons, a-t-elle relevé, en rappelant deux arrêts déjà rendus à ce propos, «il n’existe aucune disposition accordant le droit de vote aux citoyens de l’UE et aux ressortissants de pays tiers aux conseils des CPAS, ni dans les communes à facilités, ni dans les autres communes de la Région flamande». 

Dans les communes flamande, où la fusion du conseil communal et le CPAS a été opérée, il y a un droit de vote de facto, mais pas de jure, a-t-elle noté: les citoyen(ne)s européen(ne)s élisent les mandataires communaux qui sont aussi membres du CPAS.

La Cour constitutionnelle a aussi rappelé que la loi de pacification communautaire du 9 août 1988 avait pour but «d’éviter les antagonismes entre les communautés, de permettre une participation harmonieuse des majorités et des minorités linguistiques à la gestion de la commune et de répondre à certains souhaits des minorités linguistiques».

Elle a souligné enfin que l’élection directe des membres du CPAS par les seul(e)s électeur(trice)s belges ne concerne pas seulement Fourons, mais aussi Comines-Warneton, et d’autres communes de la périphérie bruxelloise.

Sur cette base, le tribunal de première instance néerlandais de Bruxelles a donc rejeté la demande de la commune de Fourons.

Les arrêts de la Cour constitutionnelle s’imposent à tout l’appareil judiciaire belge. L’appel de la commune de Fourons risque donc de connaître un nouvel échec. Le bourgmestre,Joris Gaens, a d’ailleurs concédé que la procédure était «incertaine»….

Les mandataires francophones ont répondu aux questions des Fouronnais(e)s

Une petite quarantaine de personnes avait rallié le Centre culturel et sportif de Fouron-Saint-Martin, ce vendredi, à l’invitation des mandataires communaux et du CPAS du groupe R@L (Respect-Avenir-Liberté).

Trop peu de monde? Peut-être, mais les participant(e)s représentaient les six villages de l’entité fouronnaise, et les questions ont porté sur de nombreux sujets, certains déjà évoqués en conseil communal, d’autres non. Certains relevant de la commune et d’autres non.

C’est l’échevin francophone, Grégory Happart, qui a introduit la soirée, en présentant les points évoqués dans un post précédent sur ce blog.

À propos des finances communales, il a souligné les 7 millions d’euros (NDLR: un montant qui sera sûrement revu à la hausse) pour un centre administratif regroupant l’administration et le CPAS («déjà rassemblés à la Maison communale») et la police, «qui ne comptera plus que cinq agents à terme».

Une assemblée qui aurait pu être plus nombreuse, mais particulièrement attentive et réjouie de l’initiative

«Est-il bien opportun d’investir 7 millions pour une commune de 4000 habitants?» a-t-il conclu sur le sujet.

Autre dépense, les 150000 euros dédiés à l’institution flamande de tourisme «alors que le tourisme est en plein essor à Fourons». Et les 330000 euros prévus pour aménager un chemin qui conduit déjà «au point culminant de la Flandre, qui n’est pas celui qui est désigné». Même si des subsides sont prévus, la facture pour la commune sera de 30000 euros!

La fermeture, en juin 2027, de la Maison de retraite gérée par Ocura est un autre souci: les pensionnaires devront être relogés ailleurs, là où ils (elles) ne seront pas prioritaires.

Et puis, il y a la fermeture du centre de tri de La Poste à Fouron-Saint-Martin, qui sera transféré à Riemst. Et la désaffection des transports publics, essentiellement de De Lijn. Quant aux piste cyclables, elles «conduisent pour la plupart à l’école provinciale flamande. Ailleurs, elles n’existent pas».

La parole donnée au public, une des premières questions posées portait sur les appartements-services attenant à la Maison de retraite «qui ne compte que 40 résidents alors qu’elle était prévue pour 60», a-t-on fait remarquer. Leurs occupant(e)s ne seront pas déménagé(e)s, mais, à partir de 2027, ils ne bénéficieront plus des services communs.

La pénurie de médecins a été évoquée, à la suite de l’absence pour maladie d’une doctoresse. Divers noms de praticiens ont fusé: R@L a proposé de les centraliser pour pouvoir orienter les demandes.

Le manque de volontaires pour véhiculer des personnes malades ou handicapées vers les hôpitaux a été relevé. « À partir du 1er mars, une campagne de recherche de volontaires sera lancée dans toute la Flandre. Nous pourrons la relayer» a signalé Freddy Cleenen, membre francophone du bureau du CPAS.

La question des frelons asiatiques, que Jean Levaux avait abordée en vain en conseil communal, a été posée: le groupe R@L possède des pièges, qu’il est prêt à mettre à disposition de celles et ceux qui les demandent.

Les travaux d’égouttage sur la dorsale fouronnaise, et particulièrement à Fouron-Saint-Martin, devaient faire l’objet d’informations hebdomadaires, «mais il n’y en a plus eu depuis le 4 février» a fait observer un intervenant. Sur le site de la commune, la dernière information date du 6 février.

La prévention des inondations de la Gueule a fait l’objet d’une concertation avec les villes néerlandaises concernées. Qu’en est-il de la Berwinne? a interrogé un autre participant. On lui a répondu par les travaux d’élargissement du cours de la rivière, notamment à Mouland, et des barrages de retenue d’eau sont prévus. «Mais il n’y a pas eu concertation avec les communes wallonnes en amont, où des barrages sont également prévus».

Parmi les autres sujets abordés, la fracture numérique a été évoquée. Un citoyen, muni d’une nouvelle carte d’identité, ne sait plus se connecter avec son lecteur de carte à domicile. Il s’est rendu à la commune, où on lui a dit que tout était en ordre. Son GSM ne lui permet pas d’installer l’application «It’s me». «Il faut retourner à la commune» lui a-t-on conseillé.

De l’avis général, cette concertation, peut-être trop peu suivie, avait été un succès. D’où l’appel à un suivi?

Des problèmes à peine évoqués en conseil communal

Naïveté politique ou mauvaise foi? Le «Belang van Limburg» de ce lundi évoque le conseil communal avorté de jeudi dernier, faute de conseillers Voerbelangen en séance, et le bourgmestre, Joris Gaens, de dénoncer le «manque de responsabilités» de l’opposition francophone, dont la sortie a retardé la prise de décisions importantes.

Le quotidien limbourgeois s’est bien gardé de refléter la position du groupe R@L (Respect-Avenir-Libertés) qui, sur Facebook, a expliqué, comme elle l’avait fait sur ce blog, qu’elle n’allait pas assurer le quorum pour valider des décisions avec lesquelles elle n’est pas d’accord. Ce n’est pourtant pas la première fois que ce scénario se joue, à Fourons et ailleurs: dès qu’une majorité n’est pas en nombre, l’opposition ne lui fait pas cadeau d’assurer le quorum…

L’opposition francophone ne reste pas inactive pour autant, contrairement à ce qu’affirme la majorité. Ce vendredi, elle invite la population à une rencontre, qui lui permettra d’aborder des problèmes jusqu’ici à peine évoqués en conseil communal.

La diminution de la présence policière à Fourons (on parle de cinq agents?), conséquence directe de la relocalisation à Bilzen-Hoeselt et Riemst «à plus de 23 kilomètres de Mouland», le village le plus proche. Les permanences de week-end seront plus rares; le temps d’intervention sera plus long. Et puis, la zone unicommunale de police de Fourons est bilingue: quand des habitants francophones de Fourons décrocheront leur téléphone, auront-ils au bout du fil des policiers qui les comprennent?

Il ne subsistera plus qu’un guichrt au bureau de La Poste à Fourons….

Le centre de tri de la Poste, lui aussi, va être transféré à Riemst. Seul, un guichet restera sur place. «Quelle tristesse et quel non-sens pour nos facteurs de devoir se rendre à Riemst pour récupérer du courrier distribué à Fourons…» commente R@L

L’offre de transport public se réduit comme peau de chagrin. De Lijn, notamment, ignore de plus en plus les Fouronnais(e)s qui, pour se déplacer, doivent appeler afin d’obtenir un minibus qui viendra les quérir.

«D’un point de vue mobilité douce, la commune privilégie le développement de pistes cyclables reliant Fourons à des villages extérieurs (Noorbeek), tout en négligeant le développement inter-villages» dénonce encore l’opposition francophone.

L’avenir de la maison de retraite Ocura, à Fouron-le-Comte, s’assombrit: «Des projets de relocalisation sont évoqués :une partie des résidents serait transférée à Aubel, l’autre à Riemst ce qui engendrerait des conséquences humaines considérables, tant pour les résidents que pour leurs familles» note le groupe R@L. Sans souligner que la relocalisation d’aîné(e)s francophones à Aubel serait moins problématique pour les familles, que les voyages jusqu’à Riemst pour voir les ancien(ne)s….

L’accueil de la petite enfance pose aussi problème: «Kind en Gezin ne respecte pas le bilinguisme et impose l’usage exclusif du néerlandais, ce qui pose de sérieuses difficultés à une large partie de la population francophone», stigmatise l’opposition pour qui une collaboration avec l’ONE permettrait de résoudre le problème.

Et pour clôturer, il reste la pression immobilière dans une commune «où la pression touristique croissante et l’attrait toujours plus fort pour les logements de vacances dans les Fourons rendent l’accès au logement de plus en plus difficile pour les habitants, et en particulier pour les jeunes Fouronnaises et Fouronnais».

Il y a bien «quelques projets limités à proximité de l’école provinciale (flamande)» à Fouron-le-Comte, mais dans les autres vilages «les projets de logements sont largement négligés».

Voilà les problèmes dont l’opposition francophone entend débattre ce vendredi, au Centre culturel et sportif de Fouron-Saint-Martin. En attendant que la majorité Voerbelangen daigne les aborder au conseil communal….

Une question et puis rideau

Un conseil-communal éclair a duré neuf minutes, ce jeudi, à Fourons. En cause, l’absence de trois mandataires, côté Voerbelangen: Guy Theelen, Lizzy Buyens, et Steven Heusschen. Du coup, après une suspension de séance, les élus francophones sont sortis. «Vu le manque d’intérêt de membres de la. majorité pour l’ordre du jour» a commenté l’échevin francophone, Grégory Happart.

La majorité n’étant pas en nombre pour poursuivre la séance seule, les élus francophones ont quitté la séane…t

Le bourgmestre, Joris Gaens, se montrait fort marri de l’épisode. Après avoir rappelé que, lors de la pandémie du Covid, la majorité avait accepté que Benoît Houbiers, élu francophone, participe à distance à une séance du conseil communal, il avait demandé à la directrice générale de vérifier si la sortie des élus francophones empêchait la poursuite de la réunion.

Le verdict est rapidement tombé: il fallait une majorité des mandataires en séance, soit huit. Et il n’en restait que sept. «C’est le jeu, mais c’est un triste jeu!» a conclu Joris Gaens. Côté francophone, on n’en démordait pas: «nous n’allions pas rester en séance pour faire approuver des points auxquels nous sommes opposés. C’est la responsabilité du bourgmestre d’inviter à une séance du conseil communal et de veiller à ce qu’il y ait suffisamment d’élu(e)s de sa majorité pour pouvoir le mener à bien!».

Avant la sortie des élus francophones, Martial Droeven (R@L) avait quand même pu interroger le bourgmestre.

Martial Droeven s’est soucié des anciennes décharges d’immmonidest

«Il est important aujourd’hui de se soucier de nos déchets.
Mais ne pensez-vous pas que nous devrions aussi nous poser des questions sur le passé, quel que soit celui qui était au pouvoir à cette époque», avait-il déclaré. Et de poursuivre: .
«À cette époque, nous n’avions certainement pas les systèmes que nous connaissons aujourd’hui et c’est également le cas partout dans notre pays. C’est pourquoi j’aimerais connaître la position de la municipalité sur la problématique du traitement de nos anciennes décharges enfouies dans le terrain de notre belle commune depuis tant d’années. Or, ces décharges sont des bombes écologiques car personne ne connaît leur nature et leur composition. Je suis également préoccupé car notre région compte de nombreuses couches d’eau souterraine et de nombreuses sources. Existe-t-il un plan de dépollution pour nos anciens déchets et décharges ? Y a-t-il une surveillance quelque part par des mesures régulières ? Qu’en dit l’OVAM (NDLR: l’organe flamand de gestion des déchets)?»

Le bourgmestre, Joris Gaens, a remercié l’intervenant pour sa question, relative à un «problème qui ne se limite pas à Fourons mais à toute la Flandre».

L’OVAM, a-t-il précisé, «mène une politique d’assainissement» . Et à Fourons, il y a d’anciennes décharges à Fouron-le-Comte, à Teuven, à Opsinnich, et à Meulenberg, a-t-il ajouté. Mais avant d’assainir, il faut mener des enquêtes qui ont déjà coûté 13000 euros à la commune. L’effort sera continué, a-t-i conclu, afin de rendre les anciennes décharges «saines et sécurisées».

La présidente du conseil, Shanti Peerboom-Huynen se préparait à ouvrir le débat sur le point suivant de l’ordre du jour, quand les conseillers francophones ont demandé une suspension de séance. Et annoncé, à leur retour, qu’ils quittaient la séance. Un nouveau conseil communal devra être reconvoqué, pour examiner les points laissés en suspens. Et d’autres qui s’y ajouteront…