Le ton monte entre la majorité et l’ex-président du conseil communal

La campagne électorale est désormais bien lancée, à Fourons, mais pas de manière classique entre francophones et néerlandophones: c’est entre la majorité Voerbelangen et le conseiller indépendant Rik Tomsin, ancien président du conseil communal, que le torchon brûle.

Revenu en séance après plusieurs absences, Rik Tomsin a fait feu de tout bois

Désormais porte-parole de la future (?) liste Alternative fouronnaise ou plutôt Het Voerens Alternatief (faute de membres francophones, depuis le départ de Michael Henen, et malgré des approches jusqu’à des représentants de l’opposition R@L, Respect-Avenir-Libertés), Rik Tomsin, absent lors de plusieurs séances précédentes, a interpellé le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) à trois reprises, en début de séance, sous la forme de questions.

La première de ses interventions, apparemment rédigées par l’un des promoteurs de la future (?) liste, revenait sur une proposition qu’il avait antérieurement formulée, d’ouvrir aux citoyens le droit de poser des questions au conseil communal, jusqu’à une demi-heure avant l’ouverture de chaque séance. Dans la foulée, il proposait l’introduction à Fourons d’un «budget participatif», «comme il en existe déjà un à Alken» (NDLR: et dans d’autres communes wallonnes, plus proches de Fourons). La troisième était relative à une décision du collège de demander un conseil juridique à un avocat, et sur lequel l’ancien président du conseil communal réclamait plus de détails.

Des questions pertinentes, selon les points de vue. Mais complétées de remarques populistes, du type «Me prenez-vous, ainsi que tous les Fouronnais pour des abrutis?»; «Je suis choqué de voir votre dégoût pour la participation citoyenne»; ou «Vous payez un avocat avec les impôts des Fouronnais. Les Fouronnais ont donc parfaitement le droit de savoir ce que vous faites avec leur argent» !

Le bourgmestre s’est étonné de la conversion tardive de son ex-colistier à la participation…

Ainsi interpellé, Joris Gaens a répondu en détails (apparemment aussi puisés à bonne source). D’abord pour préciser que le règlement communal en matière de participation allait être modifié en séance (ce qui sera fait) pour consacrer une demi-heure avant chaque réunion du conseil communal aux questions des citoyens. Pourvu que ces questions, d’intérêt général, soient soumises par écrit au moins quatorze jours à l’avance. Ce qui a poussé Rik Tomsin à s’opposer à la modification proposée.

Le bourgmestre s’est fait ensuite plus offensif, notamment en invoquant le droit à la vie privée, pour n’avoir pas donné de détails sur la demande de conseils juridiques à un avocat. «Mais, pour votre question, vous avez puisé dans un courriel que j’avais adressé à la directrice générale, et dont vous avez eu connaissance alors, en tant que président du conseil communal» a poursuivi Joris Gaens. Ce sont de telles pratiques, en violation du code éthique des mandataires, «qui dégoûtent les gens de la politique», a-t-il asséné. Non sans s’étonner, en fin de réponse, que «pendant les dix ans où vous avez fait partie de la majorité, vous n’avez jamais formulé une seule proposition en matière de participation: étrange, non?». Une forme de conversion tardive en quelque sorte?

Anne-Sophie Roijen a vécu une première réunion agitée!

Durant tous ces échanges, l’opposition francophone est restée au balcon. Se disant sans doute que les prochains conseils communaux seront de plus en plus agités?

  • Une conseillère intérimaire L’élue Voerbelangen Alicia Dodémont étant sur la touche pour un certain temps, Anne-Sophie Roijen a prêté serment. Elle a été servie pour sa première réunion!
  • Des campeurs bruyants Clotilde Mailleu avait interpellé en début de séance le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) sur les camps de vacances. La police a-t-elle contrôlé certains camps? Le matériel utilisé par les campeurs était-il en ordre? Et puis il y a eu des plaintes relatives au bruit, soulignait la conseillère R@L. Après avoir espéré que tout le monde ait passé «de bonnes vacances», le bourgmestre a souligné la valeur touristique de la commune, visitée par plus de 2250 campeurs cet été. Les camps ont été contrôlés, a-t-il assuré. Il y a eu dix plaintes pour bruit excessif, «dont la plupart provenaient de la même personne». Mais «à une exception près, tous ces camps se sont bien passés», a-t-il conclu.
  • Parking à Fouron-Saint-Martin: on repart de zéro Un géomètre a été désigné qui redessinera les plans du futur parking de Fouron-Saint-Martin. Après la sortie des conseillers francophones, le point n’avait pu être traité, faute de quorum, à la fin juin. Les délais dépassés, toute la procédure doit être reprise, a expliqué le bourgmestre à l’échevin francophone, Jean Levaux. Il y aura donc une nouvelle enquête publique, et le dossier reviendra ensuite au conseil communal. À propos du terrain envisagé, propriété d’Infrabel, Rik Palmans, responsable local (proche de Voerbelangen) de Natuurpunt, l’association environnementale qui louait ce terrain, nous a précisé que «le contrat de location arrivait à échéance cette année. Nous avons constaté que de plus en plus de touristes viennent à Fourons et laissent leur voiture n’importe où. D’où l’initiative de la commune, qui a décidé de louer le terrain pour y implanter un parking. Natuurpunt n’a pas voulu prendre position en faveur ou contre ce parking. C’est vrai qu’il peut constituer une menace pour les muscardins. Mais il restera un tunnel sous le viaduc ferroviaire, par où ils pourront toujours passer. Pour l’écoulement des eaux, un sous-sol de galets sera implanté. Pour nous, le compromis est acceptable».
  • Télescope Le projet de télescope en Limbourg néerlandais, dont la localisation, là-bas ou en Sicile, ne sera fixée par l’Europe qu’en 2028, vaudra à Fourons un examen de tout projet de construction en 2025 et 2026. Si le projet est retenu, la Flandre y investira 13 millions d’euros, et les Pays-Bas 100 millions, a signalé le bourgmestre, Joris Gaens.
  • Promenade à Mouland Diverses opérations d’achats, de ventes, ou d’échanges de parcelles communales et privées ont été approuvées. Plusieurs d’entre elles portaient sur l’aménagement d’une promenade le long de la Berwinne à Mouland, et sur l’extension de la plaine de jeux locale.

Un conseil avorté faute de quorum

Convoqué un mercredi, alors que son jour de réunion usuel est le jeudi, et en juillet, alors que, depuis des années, il ne siège qu’à la fin août lors des mois d’été, le conseil communal de Fourons a connu un déroulement éclair ce mercredi.

La séance à peine ouverte, la présidente du conseil, Shanti Huynen (au centre) n’a pu que constater que le quorum requis d’élu(e)s n’était pas atteint

Le bourgmestre, Joris Gaens, en vacances, et le conseiller Steven Heuschen absents et excusés dans le groupe majoritaire Voerbelangen, et le conseiller indépendant Rik Tomsin, lui aussi à l’étranger, tout aussi excusé, ils se trouvaient à douze en séance au moment où la présidente du conseil, Shanti Huynen, a ouvert les débats.

Le seul point à l’ordre du jour, l’octroi d’un permis environnemental, pour la création d’un parking, à Fouron-Saint-Martin, devait être débattu, puisque, en collège échevinal, le 13 juillet dernier, l’échevin francophone, Jean Levaux, avait brisé le consensus nécessaire. Des riverains ont en effet fait valoir leurs objections, lors de l’enquête publique menée sur ce projet, déjà évoqué sur ce site.

La fille et le beau-fils de la conseillère francophone Chantal Lebeau figurant parmi les contestataires, l’élue n’était censée prendre part ni au débat, ni à la décision sur ce point. Mais, cette précision une fois apportée par la directrice générale, Kimberly Peeters, personne ne lui demandait de quitter la séance.

Un rapide calcul effectué par l’opposition francophone lui permettait en effet de voir que, si les cinq élu(e)s de la liste R@L (Respect Avenir Libertés) quittaient la séance, le quorum requis d’au moins huit membres présents n’était plus atteint. Après une courte suspension de séance, les élu(e)s francophones se retiraient donc, et la séance s’achevait avant même d’avoir pu aborder l’ordre du jour.

Devant le désarroi des représentant(e)s de la majorité Voerbelangen, qui n’avaient apparemment pas prévu l’absence de leur colistier Steven Beuschen, l’ancien bourgmestre, Huub Broers, présent à l’étage dans le public, déboulait alors dans la salle de réunion, dont la porte se refermait pour une concertation interne en urgence.

Comme l’avait signalé la directrice générale, un nouveau conseil communal, avec le même ordre du jour, peut désormais être convoqué par la présidente du conseil communal, et l’assemblée pourra délibérer, quel que soit le nombre de conseillères et de conseillers en présence. L’ordre du jour de ce conseil doit en principe au moins être communiqué au collège communal.

Ce conseil communal doit se réunir impérativement avant le 31 juillet: c’est à cette date que sera échu le délai de trente jours au-delà de l’enquête publique, dans lequel une décision doit être prise sur le permis environnemental. Là, les francophones comptent bien sortir leurs arguments…

La surprenante information: Fourons n’est pas une commune limbourgeoise!

Alors qu’au début septembre, une balade cycliste flamingante va sillonner la frontière linguistique, de Comines à Fourons, pour marquer symboliquement le soixantième anniversaire de son entrée en vigueur, une information tout à fait surprenante a été donnée ce vendredi par le Belang van Limburg lui-même: Fourons n’est pas une commune limbourgeoise!

C’est la lecture d’un article consacré aux nombreuses démissions de mandataires communaux, entrés en fonction il y a cinq ans, qui nous a permis de relever cette nouvelle assez interpellante.

Neuf bourgmestres limbourgeois, élus en octobre 2018, ont déjà jeté l’éponge, explique le quotidien qu’on considère comme le «Moniteur» de sa province, ce qui représente selon le calcul qu’il a effectué, 21,5% des 42 bourgmestres du Limbourg. Et d’énumérer les communes concernées: Bilzen, Herstappe, Ham, Hamont-Achel, Bourg-Léopold, Oudsbergen, Pelt (la commune née des fusions d’Overpelt et de Neerpelt), Saint-Trond, et Tessenderlo.

Oubliée, la transmission de l’écharpe mayoral de Huub Broers à Joris Gaens?

Nulle trace, donc, de la transmission d’écharpe, intervenue le 1er janvier 2020, entre Huub Broers et Joris Gaens, l’actuel mayeur de Fourons.

Qu’en déduire, sinon que, pour le Belang van Limburg, Fourons n’est plus une commune limbourgeoise?

On n’imagine pas, en effet, qu’un quotidien aussi bien implanté dans sa province, et aussi engagé, jadis, aux côtés des Fouronnais flamands, ait pu oublier une commune qui a marqué ainsi le conflit linguistique dans notre pays? D’autant plus qu’il a, ces derniers mois, donné plusieurs fois la parole à Joris Gaens, notamment à propos du lancement du projet paysager de «Bocage sans frontières», dont Fourons assume le portage, et qui associe avec elle des communes néerlandaises et wallonnes?

Ou alors, horresco referens, il s’agit bien d’une bourde journalistique, qui n’a pas été rectifiée ce samedi. Et les Fouronnais francophones n’ont pas de raison de faire particulièrement la fête ce week-end. Sauf si cette péripétie modifiait le parcours cycliste flamingant du début septembre…

Le Belang van Limburg a décidément décidé de ne pas en rater une: quelques jours après cet oubli surprenant, un de ses collaborateurs sportifs, présentant le Tour cycliste de Wallonie, signalait que les coureurs passeraient par Aubel… dans les Fourons.

Bien sûr, Aubel connaît quelques coins dont les noms ont des accents flamands ou plutôt « platt’ » comme Driesch ou la Kan. Mais Aubel est incontestablement une commune wallonne. En la situant dans les Fourons, le Belang van Limburg a-t-il implicitement voulu confirmer que, pour lui aussi, le transfert des six villages à la Flandre, il y a six décennies, était une erreur historique ?

Chère zone de police…

La sécurité a un coût élevé, surtout à Fourons…

Les conseillers communaux fouronnais ont ce jeudi soir, approuvé majorité contre opposition le compte 2022 de la zone de police. Un compte bouclé sur un déficit de 266216,60 euros: la sécurité coûte cher, à Fourons comme dans la plupart des communes. Mais le caractère unicommunal de la zone ne simplifie évidemment pas les choses…

Mais les événements essentiels de ce jeudi soir se sont peut-être surtout produits en dehors de la salle du conseil de Fourons. D’abord avec l’orage, qui a inondé une rue de Mouland, où les égouts, apparemment, ont refoulé.

Les travaux d’égouttage réalisés à Fouron-le-Comte et à Fouron-Saint-Pierre; en cours à Teuven; et prévus à Driesch et rue de la Berwinne, sur lesquels le bourgmestre Voerbelangen, Joris Gaens, est revenu dans son (long) commentaire de la septième modification du plan financier pluriannuel de la commune, ne produisent sans doute pas encore leur plein effet. Et l’élargissement à huit mètres de la Berwinne, à Mouland, n’est pas encore réalisé. Mais cela suffira-t-il?

Shanti Huynen n’a fait ni une ni deux: elle a éludé la question de Rik Tomsin

L’autre événement était la nouvelle absence du conseiller indépendant Rik Tomsin. Une absence préjudiciable à l’ex-majorité Voerbelangen, durant la séance préalable du CPAS: l’opposition francophone a profité de l’égalité que lui conférait cette absence avec l’ex-majorité pour repousser un point essentiel.

Le même Rik Tomsin avait posé une question, en ouverture de séance du conseil communal, mais, profitant de son absence, la présidente de l’assemblée, Shanti Huynen, l’a rapidement éludée, pour aborder l’ordre du jour. Provoquant le départ immédiat, et remarqué, d’un des promoteurs de la future liste (?) Alternative fouronnaise de la tribune du public…

Le plan financier pluriannuel de Fourons a été modifié pour la septième fois. Ce qui a donc permis au bourgmestre, Joris Gaens, d’à nouveau se lancer dans un long commentaire aux accents déjà électoraux.

On en retiendra d’abord que la «marge d’autofinancement» de la commune se réduit à 355915 euros cette année, et devrait diminuer à 331000 euros l’an prochain, année d’élection communale. La projection va au-delà de cette échéance et prévoit une remontée, ensuite, jusqu’à 457865 euros en 2026. Sauf si une autre majorité arrive au pouvoir au début 2025?

Le bourgmestre a aussi annoncé un encouragement aux habitants à des mesures individuelles de protection contre les inondations; des mesures de facilitation de l’accès touristique «au point culminant de la Flandre»; et l’espoir de recettes d’un million d’euros par la vente de lots dans la future zone PME de la rue de Warsage.

Dans l’immédiat, des travaux, détaillés par l’échevine Yolanda Daems, verront le passage de l’église au cimetière de Mouland repavé; et un sentier aménagé le long de la Berwinne de Driesch jusqu’à la rue de Visé. Ces travaux seront réalisés par les ouvriers communaux et deux budgets de 10000 euros sont prévus à cet effet. Les conseillers ont marqué unanimement leur accord sur ces opérations.

C’est avec la même unanimité qu’ils ont approuvé l’achat de deux parcelles à Mouland, toujours dans la perspective d’une promenade de long de la Berwinne. Dont coût de 85000 euros pour la première, estimée à 120000 mais située en zone inondable, et de 14580 pour la seconde.

Plate-forme immobilière informatique Toujours à l'unanimité, les mandataires fouronnais ont approuvé le projet de création d'une plate-forme immobilière informatique, où se côtoieraient notaires et agents immobiliers, afin de faciliter la recherche de biens. Pourvu que cette plate-forme ne soit pas limitée à des opérateurs flamands, l'outil pourrait se révéler intéressant
Une date à réviser La Commune entend perpétuer la mémoire des deux Guerres mondiales et prévoit une célébration particulière de la fin de la Seconde Guerre mondiale en... 2024. Il faudra pourtant reporter cette commémoration au-delà de l'élection communale d'octobre 2024, puisque la Seconde Guerre mondiale n'a pris fin, en Europe qu'après la capitulation nazie, le 8 mai... 1945.

Soucis linguistiques et majoration de coûts pour les travaux à Teuven

Mauvaise surprise pour la commune de Fourons: les travaux d’égouttage en cours à Teuven, qui suscitent la mauvaise humeur des commerçants locaux, vont lui coûter nettement plus cher que prévu. Un montant supplémentaire de 385000 euros a été approuvé ce jeudi par le conseil communal.

Raisons de ce surcoût important? «L’augmentation du coût des matériaux», a avancé l’échevine des Travaux, Yolanda Daems (Voerbelangen), et aussi la rectification d’un virage, au centre du village, pour rendre la circulation plus sûre.

Mais la raison principale de ce surcoût, c’est la découverte de cendres de zinc dans l’assiette de la route.

Mauvaise surprise à l’ouverture des routes à Teuven: il y avait des quantités beaucoup plus importantes que prévu de cendres de zinc

«On savait qu’il y en avait, mais pas en quantités aussi importantes», a poursuivi Yolanda Daems. Résultat des courses: il faut évacuer ces terres polluées, vers un service qui les assainira. L’opération sera coûteuse.

«Je suppose que, pour ces travaux, c’est l’entreprise la moins chère qui a été sélectionnée», a interrogé l’échevin francophone, Jean Levaux (R@L). Pour de pareils dossiers, un cahier des charges plus précis ne permettrait-il pas un choix plus judicieux, et d’éviter pareils suppléments?, a-t-il interrogé.

«La quantité de cendres de zinc ne pouvait être évaluée avant l’ouverture de la route», a répété l’échevine. Tandis que le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen), se réjouissait que la situation financière de la commune lui permette d’assumer ce surcoût important.

Le conseiller Grégory Happart (R@L) avait lui-même évoqué (dans un néerlandais correct!) ces travaux, en début de séance.

Les panneaux de signalisation du chantier n’étaient pas bilingues, avait-il observé: la législation linguistique n’était donc pas respectée. Et dans la foulée, il avait aussi fait remarquer que, quand la présidente de l’assemblée, Shanti Huynen, s’adressait au public, par exemple pour l’inviter à quitter la salle de réunion, elle ne le faisait qu’en néerlandais «alors qu’il y a peut-être dans le public des personnes de langue française».

Pour ce qui est des travaux, sur une route régionale, les remarques doivent être envoyées à l’administration flamande, a évacué le mayeur fouronnais. Quant à l’usage des langues au conseil communal, il est réglé par la circulaire Peeters, qui impose l’usage du néerlandais, a-t-il complété.

«Je ne visais pas l’usage du néerlandais par les membres du conseil communal, mais une adresse au public, qui, elle, doit être bilingue», a conclu Grégory Happart.

  • Presbytère Le presbytère de Remersdael est en triste état. Le rénover coûterait une fortune et la proposition de la majorité est donc de mettre le bâtiment en vente. Le locataire qui l’occupe a déjà reçu son renon, et il videra les lieux au 31 décembre prochain. Mais il y a un hic, relevé par l’échevin francophone, Jean Levaux: le bâtiment a été donné en 1922 au conseil de fabrique local, afin d’y loger le curé. Il n’y a plus de curé à Remersdael, mais les conditions de l’acte de donation sont toujours en vigueur. Ne pourrait-on donc, suggère-t-il, transformer le presbytère en logement d’urgence, pour des personnes dans le besoin? Le bourgmestre, Joris Gaens, se dit conscient de l’objection. Il en débattra avec le conseil central des conseil de fabrique de la commune, annonce-t-il.
  • Cimetière Le cimetière de Fouron-Saint-Pierre est saturé, et il faut y aménager un colombarium et une aire de dispersion des cendres, annonce l’échevine Yolanda Daems. Les concessions non renouvelées seront donc supprimées et le cimetière sera reprofilé avec l’aide d’un bureau paysager. 15000 euros sont prévu pour la cause. L’échevin francophone, Jean Levaux, a attiré l’attention sur d’éventuels monuments «historiques» à conserver.
  • Électricité Fluvius va implanter une nouvelle cabine électrique rue de Visé, équipée de câbles de 15 kV. Dans la foulée, des câble à basse tension et des câbles d’éclairage seront remplacés dans une partie de la rue de Fourons. Ces câbles seront enfouis. Fluvius remplacera aussi une cabine électrique à Fouron-Saint-Martin.
  • Environnement Majorité plus le conseiller indépendant Rik Tomsin contre opposition francophone, le conseil a approuvé un accord de collaboration avec les services environnementaux de la province de Limbourg, elle-même connectée aux autres provinces flamandes dans un Centre interprovincial de connaissance de l’Environnement et des thèmes qui s’y rattachent. On espère que la ministre flamande… et limbourgeoise de l’Environnement, Zuhal Demir (N-VA) qui freine des quatre fers en la matière, ne s’opposera pas à des initiatives novatrices éventuelles!
  • Campagne La campagne électorale a commencé, côté flamand en tout cas. Le bourgmestre, Joris Gaens, a détaillé tous les projets en cours ou en projet (dont celui de parc paysager, englobant les communes néerlandaises et wallonnes voisins), en commentant un compte communal 2022 clôturé sur un boni de 1306973 euros au lieu des 748766 euros programmés. Essentiellement parce que des engagements budgétaires ont été reportés à 2023, a expliqué l’échevine Yolanda Daems. Le conseiller Rik Tomsin (Alternative fouronnaise) a plaidé, lui, l’introduction pour les citoyens d’une possibilité de poser des questions au conseil et à l’exécutif communaux «jusqu’à une demi-heure avant l’ouverture du conseil communal». La proximité permet à tou(te)s les Fouronnais(e)s d’interpeller bourgmestre, échevins et conseillers communaux en tout temps, a répliqué le mayeur. De plus, un règlement «à l’élaboration duquel vous avez participé» permet de poser des questions au conseil, «pourvu qu’il soit accompagné de 45 signatures de citoyen(ne)s de plus de 16 ans, soit 1% de la population», lui a asséné Joris Gaens.

Le projet de parking à Fouron-Saint-Martin suscite controverse et inquiétudes

L’enquête publique se clôt ce vendredi

La clôture de l’enquête publique est fixée à ce vendredi. Et, sans être devin, on peut envisager la possibilité que l’Administration communale de Fourons reçoive un certain nombre de récriminations, à propos du projet de parking dont l’implantation est prévue au pied du viaduc ferroviaire, à Fouron-Saint-Martin. Car l’infrastructure suscite à la fois controverse et inquiétudes dans le village.

Au lieu d’un paysage naturel, les riverains immédiats verront une palissade s’élever au fond de leur propriété

les principaux concernés sont les riverains immédiats de la future infrastructure, qui, au lieu d’une nature sauvage, aménagée pour permettre le passage des muscardins (un animal protégé) d’un côté à l’autre du viaduc, verront au fond de leur jardin s’élever une palissade, destinée à masquer la trentaine de véhicules autorisés à stationner à cet endroit.

Cette palissade n’aura qu’une existence temporaire, le temps que la haie plantée à cet effet, remplisse le même office. Il n’empêche: les questions à ce propos sont nombreuses. Les premières portant sur la propriété du terrain, qui est et restera propriété d’Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire: ce terrain, jusqu’il y a peu loué par une association environnementale flamande, le sera désormais par la commune de Fourons. Pour une longue période, on imagine. Mais ce bail de location permet-il n’importe quelle reconversion du site?

D’autres interrogations, plus fondamentales, questionnent le bien-fondé du projet.

Une zone inondable

Une «rigole» serpente paisiblement à travers les fourrés

Le terrain actuel est parcouru par une «rigole» qui amène de l’eau de ruissellement vers le Foron (ou la Voer) qui s’écoule à proximité.

Les riverains voient parfois le flot gonfler.

En temps normal, cette «rigole» serpente paisiblement à travers l’herbe, mais, comme le rappelle l’administration flamande, toute la zone est située en zone inondable. Et il arrive à plus d’une reprise que le flot se gonfle, et déborde!

Le bourgmestre fouronnais, Joris Gaens (Voerbelangen), se montre rassurant: «Nous utiliserons au maximum des matériaux perméables, et nous ne durcirons ainsi le sol que de manière minimale», souligne-t-il.

Reste à voir si l’administration flamande partagera cet optimisme.

Le muscardin toujours protégé?

Toute la zone est une zone de protection du muscardin, un animal protégé en Flandre comme en Wallonie.

Ce petit animal, de 7 à 8 centimètres de long et doté d’une queue touffue presque aussi longue, est un petit rongeur qui ne sort que la nuit pour se nourrir de noisettes, Son aire d’investigation se limite à une dizaine de mètres.

Il vit dans des espaces touffus et denses, loin des parcs et des jardins. Il hiberne environ six mois par an, recroquevillé avec une dizaine de congénères, dans un nid circulaire, construit au sol et bien caché dans des buissons, des taillis et des haies. En été, un autre nid est construit dans des branchages, entre un et cinq mètres de hauteur, pour permettre à la femelle d’assurer la reproduction de l’espèce.

Cette vaste zone de transit du muscardin richement boisée sera limitée à une arcade du viaduc: le rongeur pourra-t-il s’en contenter?

«Nous avons tenu compte de la zone de transit pour les muscardins», assure Joris Gaens. «Nous maintiendrons une zone verte qui leur permettra de se déplacer, et de l’autre côté du viaduc, il y a une prairie qui constitue aussi une zone de transit, à laquelle nous ne toucherons pas. Nous ne détruirons donc pas les précédentes initiatives de défense du muscardin. Nous avons parailleurs soutenu, à d’autres endroits de la commune, diverses initiatives pour réaliser des passages écologiques pour les muscardins. D’autres projets sont d’ailleurs toujours envisagés».

La question, à cet endroit, est de savoir si la zone de transit maintenue en-dessous d’une des arcades du viaduc suffira à assurer le passage des muscardins. Et si, surtout, le voisinage réguliers d’automobiles ne finira pas par avoir raison de la présence du rongeur à cet endroit.

Risque de chutes de pierres et évacuation des véhicules

Des filets de protection ont été placés pour empêcher des chutes de pierre.. Mais seront-ils suffisants à l’avenir?

Le viaduc, construit par des prisonniers de guerre russes (on passe de la Russie tsariste) pendant la Première Guerre mondiale, constitue un des maillons importants de la liaison ferroviaire que l’occupant allemand de l’époque voulait créer entre la Flandre, et plus particulièrement le port d’Anvers, et le territoire impérial.

L’infrastructure a l’âge de ses artères: Infrabel, il y a quelques années, a placé des filets au sommet de quelques-uns de ses piliers, pour prévenir des chutes de pierre dont les conséquences pourraient être dramatiques. Ces filets, jusqu’à présent, ont fait preuve de leur efficacité. Mais ne serait-il pas dangereux d’autoriser le stationnement de véhicules au pied même de ces piliers?

C’est par ce ponceau que les véhicules débouleront dans la rue qui longe l’école francophone

L’évacuation des voitures se fera par ailleurs par un ponceau actuellement jeté sur le Foron, et qui sera, on l’imagine, muni de garde-fous, afin d’éviter qu’une fausse manœuvre jette un véhicule à l’eau. La solidité de ce ponceau a, on l’imagine, été scrupuleusement testée. À l’aune des véhicules électriques qui devraient devenir la norme à partir de 2035, et qui affichent pour la plupart un poids des plus respectables.

Mais les automobiles, une fois sortie du parking, débouleront dans une rue étroite qui longe l’école francophone de Fourons. En période de vacances scolaires, cela ne devrait pas causer trop de soucis, sauf au débouché de la rue sur la «dorsale fouronnaise», avec les problèmes de priorité à respecter. En période scolaire, cela pourrait donner lieu, par contre, à des situations plus embrouillées.e alternative?

Reste que le stationnement des véhicules pose problème à Fouron-Saint-Martin, même les personnes hostiles au projet de parking soumis à enquête en conviennent.

Des alternatives?

«Le parking de l’école francophone est très petit, et souvent, le personnel dépose ses véhicules sur le parking voisin du Centre culturel et sportif» explique un voisin. Par ailleurs, quand une manifestation d’importance se déroule au Centre culturel et sportif, le centre de Fouron-Saint-Martin est rapidement «noyé» sous le flot… de véhicules.

Si le parking du cimetière est agrandi, à l’instar du champ de repos, ne pourrait-il jouer le rôle de parking de délestage?

Un espace de parking à proximité fait donc sens. Mais des alternatives sont envisageables, expliquent les contestataires.

«Il y a par exemple le parking du Centre culturel flamand, à proximité lui aussi». Mais la Veltmanshuis est une institution privée, et son parking l’est lui aussi.

Autre idée soulevée: des terrains ont été acquis par la commune de Fourons pour permettre l’extension du cimetière actuel. «Le parking actuel du cimetière, qui est étriqué, devrait donc lui aussi être étendu», entend-on. Dès lors, ne pourrait-il lui aussi servir régulièrement d’infrastructure de délestage?

 



Un impact négatif sur la population de muscardins
L'Agence flamande de la nature et des forêts pose qu'au nord du viaduc, c'est-à-dire là où sont planifiées les 37 places de parking envisagées, "il est possible que des muscardins soient présents" et elle craint qu'ils disparaissent "en grande partie" si le projet est réalisé. "Aucune compensation n'est prévue", constate-t-elle.Infrabel dispose déjà d'un permis de défrichement, pour enlever, dans une zone de deux mètres au pied des piliers, la végétation qui pourrait constituer une menace pour eux, rappelle-t-elle. Mais ce défrichement ne peut ouvrir des brèches dans le système végétal, sans quoi le gestionnaire du réseau doit les combler.Il ne peut non plus conduire à une diminution de la surface boisée. Pour les plantations, la haie est de préférence mixte avec des essences telles que : mûre, vigne forestière, épine noire, aubépine, nerprun, rose des chiens, genêt, cornouiller rouge, ajoncs, rose de Gueldre,
noisetier, groseille à maquereau sauvage, chèvrefeuille, troène, rose, sorbier, sureau, porc, myrtille, lierre, aigre-doux, framboise et groseille. Pour les arbres, on choisira des arbres fruitiers standard: pruniers, cerisiers, pommiers, mirabelle, érables des champs, charmes, et chênes. La construction du parking a lieu dans une « zone d’expansion résidentielle »: aucun permis environnemental n'est donc requis pour arracher la prairie cultivée permanente. «Cela nous semble plutôt une inexactitude dans la mise en forme des plans», constate l'Agence.«La construction du parking peut avoir un impact négatif significatif sur la population de muscardins, car un
Une partie du lien naturel indispensable entre les habitats actuels est hypothéquée par cette construction. En outre, un
zone possible de reproduction, de repos et d’alimentation actuelle pour le muscardin va disparaître, sans qu'une compensation soit prévue dans la demande» déplore-t-elle. Ne pouvant s'opposer au projet de parking, elle réclame que la haie, le long du viaduc, soit composée d'au moins quatre type de plantations mentionnées ci-dessus. Il en va de même pour les arbres fruitiers. «Une compensation naturelle est prévue pour la bande de 50 mètres avec un habitat convenable pour le muscardin qui disparaît à cause du projet. Pour la réalisation d’un habitat supplémentaire et le renforcement du corridor, un appel à subventions est possible, note-t-elle.«Réaliser et renforcer un lien avec la nature sur le côté sud du viaduc reste l’objectif, et, pour cela, la coopération active de la Commune est attendue» conclut-elle. En suggérant que «la clôture le long du viaduc pourrait être dotée de végétation avec
lierre». Mais tout cela ne sera-t-il pas un emplâtre sur une jambe de bois?

Fourons à fond derrière le projet de «pays des bocages sans frontières»

Le point, administratif en apparence, était «extrêmement important», a commenté le bourgmestre Voerbelangen de Fourons, Joris Gaens. Et c’est à l’unanimité, moins le vote traditionnellement annulé de Grégory Happart (R@L), qu’a d’ailleurs été approuvé ce jeudi le «masterplan» du projet de parc paysager du «pays des bocages sans frontières», anciennement connu sous le nom de «bocages sans frontières». Et l’accord de coopération qui y est lié.

La Région flamande, a expliqué le mayeur fouronnais, veut créer, en Flandre, trois «parcs paysagers». Il y avait treize candidatures au départ, qu’un jury a examinées, pour retenir sept dossiers, parmi lesquels celui du «pays des bocages sans frontières». Chacun des sept candidats a reçu un subside de 100000 euros pour peaufiner son dossier.

C’est la «Société régionale du paysage de Hesbaye et de Fourons» qui s’est chargée de l’élaboration de ce masterplan, a poursuivi Joris Gaens. Le document devait être approuvé pour pouvoir être transmis à l’autorité flamande compétente avant le 31 mai prochain.

La dénomination de «pays des bocages sans frontières» correspond à une réalité, a poursuivi Joris Gaens: avec Fourons, on y retrouve les communes wallonnes d’Aubel, de Plombières et de Dalhem, ainsi que les communes néerlandaises limitrophes d’Eijsden-Margraten et de Valkenburg.

Un paysage commun de bocages par-delà la frontière belgo-néerlandaise et… la frontière linguistique

Entre ces communes, il y a un milieu naturel partagé, a-t-il poursuivi, «notamment avec les cours d’eau et les rivières qui les traversent». L’agriculture y a le même visage. «Et puis il y a des liens sociaux forts» a ajouté, un brin enthousiaste, le bourgmestre de Fourons. Et la réussite du projet peut avoir de nombreuses retombées positives «pour le patrimoine, mais aussi pour les habitants de la région». Mais aussi pour la lutte contre le réchauffement climatique, ou pour une agriculture durable.

L’opposition francophone a apporté son soutien au projet «qui prouve que la commune de Fourons fait bien partie du pays de Herve et non de la Hesbaye» a taquiné l’échevin Jean Levaux. Sans susciter de réaction dans la majorité… mais bien celle de la directrice générale, qui lui a rappelé que la société régionale du paysage «est de Hesbaye ET de Fourons».

Un collège d’experts tranchera entre les sept dossiers qui lui seront soumis et remettra son choix, en principe en fin d’année, à la ministre flamande de l’Environnement, Zuhal Demir (N-VA). Le Zwyn, à la côte,semble déjà super-favori. Le caractère transfrontalier, y compris linguistique, jouera-t-il en faveur ou défaveur du projet de « pays des bocages sans frontières »? On espère, pour le cadre paysager, que le premier volet de l’alternative l’emportera..

L’ajout a effectivement été adopté par cette société régionale, pour effacer l’absurdité géographique qui avait, en son temps, présidé au détachement de la commune fouronnaise pour l’arrimer à une société paysagère centrée sur un milieu naturel totalement différent.

  • Inondations Unanimité aussi pour approuver les mesure suggérées par la Société flamande de l’Environnement en matière de lutte contre les inondations. Parmi ces mesures, il y a une incitation pour les Fouronnais(e)s dont l’habitation est susceptible d’inondations à prendre des mesures de prévention. Ces mesures pourront bénéficier de subsides.
  • Fabrique d’église de Fouron-le-Comte L’opposition francophone, sauf Grégory Happart, qui n’a modifié sa position que sur le document du conseil de fabrique de Remersdael, a approuvé les comptes 2022 des divers conseils de fabrique. Elle s’est toutefois opposées à l’approbation, donnée par la majorité, du compte de la fabrique d’église de Fouron-le-Comte, «en raison de la mauvaise gestion de la salle paroissiale (devenue communale)» a expliqué l’échevin francophone Jean Levaux.
  • Essai transformé pour la dernière arrivée au conseil communal, Chantal Lebeau, qui proposait la création d’une «zone d’ombre» pour se protéger du soleil, à la piste de moutain-bike. «Pergola ou plantation d’arbres» suggérait-elle. «Nous y avons déjà planté un platane qui pousse bien. On va examiner comment suivre votre suggestion» a commenté Joris Gaens. Proposition acceptée à l’unanimité.
  • Absent Le «dissident» flamand Rik Tomsin était absent au conseil communal. Et l’«éminence grise» de la liste alternative n’était pas non plus présente dans le public. Un premier signe d’essoufflement?

Une zone PME (enfin) en vue à Fouron-le-Comte

Le projet, à Fourons, remonte à la conquête de majorité par la liste Voerbelangen en… l’an 2000. Il va maintenant voir le jour: le conseil communal a, ce jeudi, approuvé à l’unanimité le projet de création d’une zone PME à Fouron-le-Comte, route de Warsage.

Le bourgmestre, Joris Gaens, en a détaillé le plan, micro à la main. La zone se développera sur un peu plus de deux hectares, et elle sera divisée en trois lots. Sur un de ces lots, la Commune construira un bâtiment, qui pourra être utile à l’un ou l’autre indépendant, en quête d’un «hébergement» provisoire.

Joris Gaens a détaillé le plan de la future zone PME de Fouron-le-Comte

Une information détaillée sera donnée aux futurs riverains de la zone, qui en seront isolés par une ceinture arborée, a ajouté le mayeur fouronnais. A priori, on ne s’attend pas à une augmentation notable du trafic routier, «avec des personnes qui arriveront le matin pour prendre leur travail et repartiront le soir pour rentrer chez eux».

Néanmoins, a annoncé Joris Gaens, la rue de l’Arbre et la rue de Berneau seront réaménagées en 2027, avec des dispositifs de sécurité renforcés.

Le but de cette zone, a insisté le bourgmestre Voerbelangen, est d’accueillir des PME fouronnaises. Et pas question d’y accepter des entreprises dangereuses, type «entreprise chimique».

L’échevin francophone, Jean Levaux, a salué l’initiative. «Mais n’y avait-il pas d’autres localisations possibles, par exemple à Mouland, dans le prolongement du zoning de Visé, avec accès facile à l’autoroute?» a-t-il interrogé. «Nous sommes tenus par le plan de secteur, et, à Mouland, la zone évoquée est inondable» lui a répondu Joris Gaens.

Autre inquiétude exprimée par l’échevin francophone: les coûts d’aménagement de la zone (NDLR: un million d’euros?), «ce qui risque de mettre les terrains à des prix hors de portée des PME fouronnaises».

L’aménagement bénéficie de l’expertise du POM, l’agence économique qui soutient les projets en province de Limbourg, a expliqué Joris Gaens. Et on peut compter sur des subsides. «Évidemment, au plus nous aurons de subsides, au moins les parcelles coûteront; et au moins nous en aurons, au plus les prix iront à la hausse», a-t-il concédé.

D’autres aspects du projet devront sans doute encore être étudiés au cas par cas, notamment celui de l’accès de poids lourds à la zone à construire. Mais il fallait commencer par le premier point, le feu vert du conseil communal, décernés à l’unanimité, même si, comme à l’habitude, le vote (positif) de Grégory Happart a été annulé, parce que ponctué d’une déclaration en français.

À LA «MITRAILLEUSE» CONTRE LE DISSIDENT
Après une minute de silence à la mémoire de Denise Hanssen, une employée communale que la maladie a emportée quelques mois à peine après sa mise à la retraite, le conseil s'est ouvert par une question de l'ancien président de l'assemblée, Rik Tomsin, à propos des travaux envisagés à Mouland. Ces travaux suscitent des réticences, a noté l'ancien élu Voerbelangen, et «êtes-vous prêt à rencontrer les personnes mécontentes pour en parler avec elles?» a-t-il demandé.
Le bourgmestre, Joris Gaens, a longuement répondu en rappelant les réunions d'information tenues à Mouland, où l'information nécessaire a été donnée aux habitants, «qui est toujours disponible sur le site Web de la commune». L'agence flamande de l'Environnement a également tenu des séances informatives à Mouland, a-t-il rappelé. Le point d'achoppement principal porte sur le déplacement du pont sur la Berwinne, qui sera d'un seul tenant, a-t-il concédé, mais la manœuvre est indispensable dans le cadre de la lutte contre les inondations. Puis son ton s'est fait cassant pour dénoncer le caractère «populiste» de la question de l'élu, qui, quand il faisait partie de la majorité, a été tenu au courant de l'ensemble du dossier. De plus, a ajouté un Joris Gaens, qu'on a vu beaucoup plus prévenant avec l'opposition francophone, «vous avez approuvé ce point en janvier, au conseil communal, où énormément d'informations ont été données à l'assemblée». Il n'empêche, un mécontentement existe à Mouland, et notre petit doigt nous dit que, d'ici peu, une brochure communale détaillée et illustrée y répondra à la plupart des objections...

L’Alternative fouronnaise n’est plus que hollando-flamande

Michael Henen a jeté l’éponge: il quitte déjà l’Alternative fouronnaise pour laquelle il ne sera pas candidat le 13 octobre 2024

Est-ce déjà le chant du cygne pour l’Alternative fouronnaise, cette hypothétique troisième liste désireuse de se présenter aux suffrages des électeurs, le 13 octobre 2024, en proposant «des Fourons idéaux», dont les habitants pourraient «à la fois individuellement et collectivement mener une réflexion et participer aux décisions»? Cette liste disait vouloir sortir du débat communautaire, tout en affirmant sa volonté de respecter la législation linguistique, mais elle ne comptait qu’un seul francophone parmi ses membres fondateurs. Depuis ce mercredi, les six fondateurs de cette liste alternative ne sont plus que cinq: Michael Henen, l’ancien élu R@L (Respects Avenir Liberté) au conseil communal et au CPAS, qui avait, comme nous l’avons relaté sur ce blog, préalablement démissionné de ses mandats et de la vice-présidence de l’Action fouronnaise, vient de quitter le bateau. L’Alternative fouronnaise est donc désormais une initiative exclusivement hollando-flamande.

L’annonce de son retrait, ainsi que de son retrait de la potentielle liste de candidat(e)s de l’Alternative fouronnaise au scrutin communal d’octobre 2024, a été faite par un communiqué des fondateurs du groupe. Le Belang van Limburg de ce samedi y a donné une grande importance: au point d’y consacrer une page entière de journal, ce qui est beaucoup pour une commune dont le quotidien limbourgeois… ne parle pratiquement jamais.

L’Alternative fouronnaise salue en Michael Henen une «personne intègre et dotée de bonnes et de vraies intentions, qui s’est investi totalement ces derniers temps afin de stimuler (son) démarrage».

Pourquoi, dès lors, ce départ, deux mois à peine après le lancement de l’initiative?

Le Belang van Limburg signale avoir tenté en vain de joindre Michael Henen, tandis que Rik Tomsin, l’ex-président du conseil communal, s’est refusé à tout commentaire.

Le porte-parole de l’Alternative, Fred Banens, a lui aussi pratiqué le silenzio stampa, et a renvoyé au communiqué publié sur le site Web de l’Alternative fouronnaise. Preuve de l’embarras que ce départ a suscité?

À en croire ce texte, c’est «l’opposition au sein de la population fouronnaise et même bien au-delà envers lui, au vu de son passé politique et de sa nouvelle orientation tout comme l’impact personnel que lui et nous avons pu subir» qui ont précipité la décision de l’ancien élu francophone.

L’explication est assez alambiquée. En lisant entre les lignes, on peut comprendre, sans trop de surprise, que la volte-face de Michael Henen, jusqu’à ce dernier membre de Défi, le parti francophonissime bruxellois qui tente de s’étendre à toute la Wallonie, lui a sans doute valu des réactions négatives de la part de ses anciens colistiers, et peut-être de ses électeurs d’octobre 2018.

Ces reproches ont-ils débordé du plan politique vers le plan personnel, ce qui serait en soi assez regrettable?

Mais l’élément décisif, pour Michael Henen, n’a-t-il en fin de compte pas été son isolement, en tant que francophone, dans le projet d’Alternative, qui n’a pu, jusqu’à présent, faire part d’aucun ralliement de citoyen, voire d’ancien(ne)s candidat(e)s sur la liste R@L aux élections précédentes?

C’est peut-être ce qu’indique la référence à «son passé politique». Faute d’autres candidats francophones crédibles, le 13 octobre 2024, Michael Henen, sur la liste de l’Alternative fouronnaise, courait le risque d’un échec électoral complet. Il pourrait en avoir déjà tiré les conclusions…

Pour l’Alternative fouronnaise, ce départ pourrait retentir comme un chant du cygne. Car faute de recrues francophones de poids, cette liste potentielle ne pourra tenter de récupérer que des votes actuellement dirigés vers la liste Voerbelangen majoritaire. Notamment en soulignant la majoration sensible de la taxe sur les nuitées, votée il y a quelques mois par les élus flamands en conseil communal. Mais lors du combat linguistiquement fratricide qui risquerait ainsi de s’engager, il ne manquerait pas de voix pour rappeler à Fred Banens son soutien au précédent bourgmestre, Huub Broers, lors de son premier mandat mayoral, entre 2000 et 2006, lorsque, soutenu par le camp Voerbelangen, il avait réussi à forcer la délocalisation de l’atelier de menuiserie de son voisin francophone…

Une présidente pour le conseil communal

Après la démission de Rik Tomsin, qui a pris ses distances avec le groupe Voerbelangen pour rejoindre la future (?) liste alternative, en cours de formation pour l’élection du 13 octobre 2023; après l’intérim de l’échevin William Nijssen, le mois dernier, il était temps pour le conseil communal de Fourons, de remettre les choses en place. C’est chose faite depuis ce jeudi, avec l’élection de Shanti Peerboom-Huynen à la présidence de l’assemblée, réunie sans Rik Tomsin, et Lizzy Buijsen-Ballien (Voerbelangen), tous deux excusés.

Shanti Peerboom-Huynen est la deuxième femme à occuper la présidence du conseil communal de Fourons

Petite-cousine de l’ancien bourgmestre, Huub Broers, Shanti Peerboom-Huynen, 43 ans, est la deuxième femme à exercer la fonction à Fourons: Annemie Casiers-Palmans l’a précédée dans la fonction, lors de la mandature 2006-2012. Première suppléante de la liste Voerbelangen, après le scrutin de 2009, la nouvelle présidente de l’assemblée a fait son entrée au conseil communal en avril 2009, en remplacement du conseiller Erik Aussems, envoyé en Chine par son employeur.

Même scénario après les élections de 2012, où elle était à nouveau première suppléante, et où elle a relayé en cours de mandature l’ancien échevin Jean Duijsens, alors président du conseil communal.

En octobre 2018, elle a par contre été la dixième et dernière des élues de la liste majoritaire, avec 326 suffrages.

La réunion s’annonçait plutôt de routine, avec l’élection de nouveaux représentants de la commune dans diverses assemblées, où Rik Tomsin siégeait au nom de la majorité. Comme deux de ces élections concernaient Fluvius, le distributeur d’électricité. Grégory Happart (R@L) a posé une question en français sur la procédure. Déclenchant une réaction de la directrice générale, Kimberly Peeters, de la nouvelle présidente de l’assemblée, puis une… suspension de séance.

Les élus Voerbelangen ont alors quitté la salle de réunion, puis, après avoir invité l’échevin francophone, Jean Levaux, à les rejoindre, sont rentrés en séance en priant Grégory Happart de ne plus… perturber les ébats en s’exprimant en français. Mais ils ont donné réponse à l’objection de l’élu francophone… qui avait donc été fort bien comprise.

Il n’y a pas eu d’autre incident, Gregory Happart continuant à ponctuer tous des votes d’un commentaire («Pour», «Contre», «Abstention») d’un commentaire dans la langue de Voltaire, ce qui entraîne d’office la nullité de ses votes.

L’incident l’amènera-t-il à s’abstenir à l’aventure? Pas sûr, car peut-être son attitude lui rapportera-t-elle des voix, lors de l’élection du 13 octobre 2024…

  • Nouveau micros et système d’enregistrement. Même si l’installation n’est pas spécialement vieille, les micros de la salle de réunion ne fonctionnent pas bien, et le système d’enregistrement des débats a des défaillances. Ce matériel sera remplacé. Il en coûtera tout de même plus de 30000 euros, TVA comprise
  • Du nouveau dans les appels d’offre Assez rare pour être souligné, trois des neuf garages sollicités pour l’entretien des véhicules communaux, et trois des six qui seront contactés pour l’entretien des petits camions sont des garages de la région, situés de ce côté-ci de la frontière linguistique. Pour l’entretien des machines, deux firmes néerlandaises voisines seront aussi approchées. Les offres doivent être rentrées à la commune pour la dernière semaine de mars.
  • Durabilité et efficacité énergétique Une étude sur la durabilité et notamment l’efficacité énergétique des bâtiments communaux va être commandée. D’un coût de 20000 euros, elle devrait permettre de mieux guider les choix d’investissement, a expliqué le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen). À l’échevin francophone, Jean Levaux, qui s’est étonné de ce montant, Joris Gaens a émis l’espoir qu’il permette des économies bien plus importantes. «Dans certains cas, cela nous permettra de savoir s’il vaut mieux rénover et mieux isoler, voire en installant des panneaux solaires, que relocaliser certains services», a-t-il expliqué. Précisant, pour répondre à une autre objection de Jean Levaux que «oui, il peut y avoir un regroupement à Fouron-le-Comte, à la fois parce que nous y disposons de terrains, et parce que, comme dans d’autres communes, nous pensons gagner en efficacité en rapprochant divers services». Jean Levaux a conclu en redoutant que, si des bâtiments communaux sont jugés trop onéreux à rénover, il sera difficile, voire impossible, de les mettre en vente…