Parking de Fouron-Saint-Martin: c’est reparti!

En l’absence de l’échevin francophone, Jean Levaux, hospitalisé et à qui nous souhaitons un prompt rétablissement, l’opposition francophone n’a pas posé de questions mais a voté contre la proposition d’accord avec Infrabel, qui met à la disposition de la commune, à partir du 1er août 2024, la portion de terrain sur laquelle est prévu un parking, au pied du viaduc du chemin de fer, à Fouron-Saint-Martin.

La commune se voit offrir «l’occupation précaire» de ce terrain, il lui en coûtera simplement 50 euros de frais de dossier.

C’est une première étape. Il faudra ensuite recommencer l’enquête publique, qui n’avait pas été menée à terme, en juillet dernier, faute de quorum au conseil communal. À la différence près, cette fois, que l’accord avec l’exploitant du réseau ferroviaire belge aura été conclu au préalable. Le dossier reviendra sans doute plusieurs fois devant l’assemblée.

Dans cette séance menée au pas de charge, on retiendra l’exposé succinct, fait par l’échevine Yolanda Daems (Voerbelangen) de l’assemblée générale de Fluvius, à laquelle elle a assisté.

Des cabines électriques modernes remplaceront des installations vieillissantes: ce ne sera pas du luxe!

Des cabines électriques modernes seront installées dans la commune, a-t-elle signalé, tandis que les travaux d’égouttage se poursuivront. Ils seront abordés par les élu(e)s fouronnais(e)s le 21 décembre prochain.

Mais déjà ce jeudi, la poursuite de l’égouttage à Driesch a été approuvée: il en coûtera 468866,07 euros, TVA comprise. L’enfouissement éventuel des câbles électriques n’est pas compris dans ce montant, a précisé l’échevine Daems, en ajoutant qu’il sera veillé aux places de parking ainsi qu’au «verdissement» des rues.

Toujours à Driesch, l’achat d’une parcelle, et l’échange d’une parcelle publique contre une parcelle privée, moyennant une soulte de 11000 euros ont été approuvés: ces opérations s’inscrivent toutes deux dans le cadre de l’aménagement d’une promenade le long de la Berwinne.

Égouttage encore: celui de la future zone PME de la rue de Warsage: dont coût de 21927 euros.

Insolite: le règlement sur les mariages qui datait de 2015, a été adapté. Le choix musical des époux leur sera plus largement laissé, et ils auront aussi la possibilité de personnaliser la cérémonie, qui durera au maximum une demi-heure. Par contre, on demandera qu’il ne soit plus… jeté de riz à la sortie de la Maison communale: par temps de pluie, cela peut être glissant, a-t-on entendu.

Reporté le mois précédent à la suite d’une intervention du conseiller indépendant Rik Tomsin, l’achat d’une caméra a cette fois été approuvé. Le coût est resté identique (18513,96 euros TVA comprise) et l’entretien annuel sera toujours facturé à 2235,44 euros TVA comprise. La seule différence par rapport au mois dernier, est qu’un subside de 7500 euros soutiendra l’achat. Rik Tomsin est resté muet, cette fois, pendant toute la séance. Mais il a été le seul à s’opposer à l’opération.

Le budget de la zone de police unicommunale fouronnaise a été approuvé. L’intervention communale y est de 269000 euros. Un inspecteur sera détaché de la zone au 1er janvier, a annoncé le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen), mais il n’y aura pas d’engagement compensatoire. Par contre, un véhicule d’intervention sera acquis. Grégory Happart et Chantal Lebeau (R@L) ont refusé leur approbation à ce budget.

Les rues seront à nouveau éclairées la nuit

L’annonce en avait été faite lors de la précédente réunion du conseil communal de Fourons, la décision a été approuvée à l’unanimité des membres présents ce jeudi (seule, Alexandra van Gestel (Voerbelangen) était absente et excusée): l’éclairage nocturne sera rétabli dans les rues des six villages… dès que possible.

La demande en sera faite à Fluvius, le distributeur d’électricité, à charge pour lui de vérifier la possibilité technique de procéder à l’opération. On se souvient en effet que, lorsque la décision avait été prise, le 26 octobre 2022, sur proposition de Grégory Happart (R@L) d’éteindre les luminaires la nuit, il fallait coordonner l’action avec la commune voisine d’Aubel. Cette nécessité existe-t-elle toujours aujourd’hui? On le verra à l’expérience. Cette extinction nocturne a néanmoins permis à la Commune d’épargner 32396 euros sur sa facture d’électricité. Mais il semble qu’un certain sentiment d’insécurité régnait désormais, d’où la décision en sens inverse.

La nuit, non seulement les bâtiments remarquables, mais les rues des villages fouronnais seront éclairés

L’échevin francophone Jean Levaux en a profité pour demander combien de luminaires étaient désormais équipés de LEDS, nettement moins énergivores. «Il y en a 30%» a expliqué l’échevine Yolanda Daems (Voerbelangen), « et la couverture totale est prévue pour 2028». Pour répondre à une autre question de son collègue du collège communal, elle a encore précisé que les remplacements de luminaires suivaient les travaux d’égouttage en cours dans les villages fouronnais.

Classiquement, la séance s’était ouverte par une question du conseiller indépendant Rik Tomsin au bourgmestre, tournant une nouvelle fois sur la participation. Mais c’est surtout sur le point relatif à l’achat d’une caméra que l’ancien président Voerbelangen du conseil communal a marqué un point.

C’est qu’il semble particulièrement bien connaître ce dossier: sur une de ses questions techniques, le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) a avoué ne pouvoir donner une réponse immédiate.

Rik Tomsin a aussi relevé qu’une seule firme avait pu rentrer une offre, et que la caméra coûte fort cher: 18153,96 euros TVA comprise. Plus un montant annuel de 2235,44 euros TVA comprise pour son entretien.

Joris Gaens a souligné que l’achat se faisait en coordination avec la zone de police, mais que les associations fouronnaises pourraient utiliser la caméra. Mais quand Rik Tomsin a proposé de reporter le point à la réunion du 24 novembre, le bourgmestre ne s’y est pas opposé. Et le conseil unanime a suivi la proposition du dissident.

La séance a permis aussi aux conseillères et conseillers de prendre acte des budgets 2024 des fabriques d’église ou de voter sur les budgets à propos desquelles des remarques avaient été formulées. Les interventions communales se chiffrent à 15.551,53 euros pour Teuven; 25010,25 euros pour Mouland; 13157,64 euros à l’ordinaire et 15104 euros pour les investissements à Remersdael; 29404,12 euros à Fouron-le-Comte; 3733,31 euros à Fouron-Saint-Martin; et 31476,10 euros à Fouron-Saint-Pierre. Soit un total de 108426,7 euros.

Gros sous encore pour la zone de secours (pompiers) du Limbourg-Est, à laquelle Fourons est affiliée: sa part dans le budget n’est que de 1,24%, mais elle subit une hausse de 2% due à l’inflation: il lui en coûtera en 2024 172763,06 euros. Les additions… s’additionnent!

Les francophones se souviennent et rappellent leurs revendications

Il y a trois ans que l’événement n’avait plus eu lieu, pour cause de pandémie: la 45eme Fête du Peuple fouronnais s’est déroulée ce samedi dans un Centre sportif et culturel de Fouron-Saint-Martin archi-comble.

C’était l’occasion de rappeler le soixantième anniversaire du transfert forcé des six villages de l’entité fouronnaise de la province de Liège à celle du Limbourg. «Une annexion» a dénoncé José Happart, président de l’Action fouronnaise, dans son discours inaugural, et seule intervention politique de la soirée.

Nico Droeven en «Monsieur Loyal» de la Fête

Car cette Fête a pris un tournant cette année. Plutôt qu’une série de discours politiques, plus ou moins écoutés poliment, la soirée avait pris la forme d’une évocation historique et musicale de ces six décennies, imaginée par Nico Droeven, ancien bourgmestre et ancien président du CPAS de Fourons.

En fait de représentants politiques, soit dit au passage, seul Frédéric Daerden (PS), ministre du Budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles, était présent à la soirée. Le ministre-président du même gouvernement, le hervien Pierre-Yves Jeholet (MR), s’était désisté, quelques heures avant le début de la Fête.

Nico Droeven n’a rien omis dans son survol historique, entamé avant même le «clichage» de la frontière linguistique, en 1962. Le Centre Harmel, qui avait préparé l’opération dans les années 1950, avait envisagé pour les six villages fouronnais un statut bilingue, après consultation des autorités locales, a-t-il rappelé. On sait ce qu’il en est advenu.

Puis vient le projet de loi Gilson, fixant la frontière linguistique. Avec un troc entre les villages à majorité socialiste de la vallée du Geer contre les villages fouronnais à majorité sociale-chrétienne, comme l’a dit José Happart dans son discours introductif? La thèse est contestée…

Le ministre Gilson se verra vilipender dans les Fourons, avec une Marseillaise particulière, chantée sur place ce samedi.

Car le récit de Nico Droeven, dénonçant la «défrancisation» continue des Fourons, était entrecoupé de nombreuses interventions musicales, de grande qualité, de quelque soixante musiciens, de l’Harmonie Saint-Martin et des harmonies de Teuven-Remersdael réunies, dirigées alternativement par les deux chefs de musique.

Le message politique, qui a rappelé les manifestations violentes des milices privées flamingantes du début des années 1980, le «carrousel fouronnais» destiné à priver José Happart du mayorat et qui a fait tomber un gouvernement Martens, ou le changement de majorité avec l’aide active des Néerlandais en l’an 2000, n’a ainsi pas versé dans la complainte, avec un survol des succès des années 1960 à aujourdhui. Avec Jacques Brel pour lancer la série, puis notamment Yves Montand, Hervé Vilard, France Gall, ou Serge Lama, et… daft Punk pour terminer. Sans oublier les percussions appréciées des jeunes.

Après les bourgmestres et militants des années 1960; après les «jeunes loups» du début des années 1980, dont les cheveux ont blanchi; une troisième génération prend aujourd’hui le relais.

Les Fouronnais francophones maintiennent la pression

Elle bénéficie des acquis de leurs prédécesseurs: le Centre sportif et culturel; l’école francophone et la ferme modèle de Fouron-Saint-Martin sont des points d’ancrage de la Culture française dans les Fourons, a rappelé Nico Droeven.

Mais il reste des revendications insatisfaites. Comme la ratification de la Convention-cadre du Conseil de l’Europe sur la protection des minorités linguistiques: cette ratification par la Belgique, membre du Conseil de l’Europe, est bloquée par la Flandre, qui refuse de reconnaître les 350000 francophones qui vivent sur son territoire comme une minorité linguistique à protéger.

Le «grignotage» des facilités linguistiques se poursuit, lui, insidieusement. Et la revendication récemment avancée par Voerbelangen, confronté à une dissidence en ses rangs, de donner le droit de vote aux citoyens européens pour l’élection des membres du CPAS, vise à restreindre encore le poids des francophones dans la gestion des affaires.

2024 sera une année électorale cruciale: fédérale, régionale et communale. Avec les «extrêmes» qui risquent de triompher en Flandre, a averti José Happart. Qui craint de voir l’existence de la Région bruxelloise remise en cause. Cette Région qui a vu le jour en 1988, notamment en contrepartie de son renoncement au mayorat de Fourons…

Restait à conclure la Fête. Traditionnellement au son du «Compagnon fouronnais» puis du «Valeureux Liégeois»!

Le droit de vote des citoyens européens divise le CPAS et le conseil communal

Le débat sur la motion réclamant pour les citoyens européens non-belges, le droit de vote pour l’élection du CPAS, ajoutée à l’ordre du jour, d’un conseil communal de Fourons, consacré à des points administratifs, et ouvert par la désormais traditionnelle guérilla verbale entre le groupe Voerbelangen et le conseiller indépendant, Rik Tomsin, clôturait la séance publique, et était le plus «chargé» politiquement.

La motion a été approuvée par la majorité par neuf voix contre deux (R@L) et trois abstentions (deux R@L et celle de Rik Tomsin). Mais avant le conseil communal, le même Rik Tomsin avait voté de la même manière en réunion de CPAS. Et là, le texte de la motion a été rejeté par quatre voix francophones contre quatre voix flamandes. Commune et CPAS divergent donc sur cette question.

Alexandra van Gestel a plaidé la cause des citoyens néerlandais de Fourons… En oubliant les Fouronnais(e)s francophones

Habilement, le groupe Voerbelangen avait laissé à son élue néerlandaise, Alexandra van Gestel, le soin de présenter le texte.

«Il y a quelque chose que je ne comprends pas, et que jamais personne n’est parvenu à m’expliquer: pourquoi les 1764 habitants de Fourons qui ne sont pas Belges, n’ont pas le droit d’élire les membres du CPAS», a-t-elle déclaré d’emblée. On ne saurait trop lui conseiller de lire les nombreux ouvrages, en français et en néerlandais, consacrés au dossier fouronnais: elle saurait ainsi pourquoi cette commune a un statut linguistique spécial.

«Nous contribuons au développement de Fourons. Nos enfants vont à l’école à Fourons. Et le CPAS nous concerne tout autant que les citoyens belges de Fourons. Dans de nombreuses communes flamandes, le CPAS a fusionné avec le conseil communal: les citoyens européens non-belges peuvent donc élire leurs membres. Cette situation est inéquitable et Voerbelangen veut mettre fin à cette anomalie» a-t-elle poursuivi. Avant de conclure que cette demande «ne porte pas atteinte aux facilité linguistiques, mais que c’est une question de démocratie».

Grégory Happart (R@L) a rappelé le statut linguistique spécial de Fourons

C’est Grégory Happart (R@L) qui a répliqué le premier, en néerlandais, pour lui rappeler le statut spécial de Fourons. «Vous parlez de la discrimination dont sont victimes les citoyens européens non-belges, mais vous oubliez la discrimination dont sont victimes les Fouronnais francophones» a-t-il asséné. Un argument aussi brandi, au CPAS, par le chef de groupe francophone, l’ancien bourgmestre et président de CPAS Nico Droeven, au grand déplaisir de la présidente de l’instance, Hilde Broers (Voerbelangen)

«Votre motion est trompeuse, car vous savez bien qu’il faut une modification de la Constitution, et que cette modification de la Constitution n’est pas possible avant les prochaines élections», a ajouté Grégory Happart, en concluant «pourquoi voulez-vous changer le statut de Fourons, sans vouloir permettre à tous les élus de pouvoir s’exprimer dans leur propre langue?»

«C’est une question de démocratie», a repris Alexandra Van Gestel, en commentant «nous sommes par ailleurs en Flandre et nous respectons la législation linguistique. Notre proposition n’a rien d’électoraliste, car nous savons que nous ne pouvons nous même changer les choses».

«Si nous ne demandons pas nous-mêmes ce changement, qui le fera?» a interrogé dans la foulée le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen). Cette demande «a déjà été faite dans le passé» a-t-il affirmé, comme il le répétera en réponse à une question de l’échevin francophone, Jean Levaux: «pourquoi soulever ce problème aujourd’hui, après plus de vingt ans au pouvoir?».

«Il est anormal que 41% des habitants de Fourons soient privés de ce droit de vote» a poursuivi Joris Gaens, toujours dans l’incapacité de comprendre pourquoi l’opposition francophone a bloqué la motion au CPAS: une opposition qui s’oppose joue pourtant aussi le jeu démocratique…

«On parle des citoyens européens non-belges, mais pas des Fouronnais francophones qui ont les mêmes droits qu’eux», a répété Clotilde Mailleu (R@L). Avant d’insister à son tour sur le statut linguistique spécial de Fourons.

Insupportable pour Joris Gaens qui s’égare alors dans un commentaire rappelant «qu’avant 2000, seules les associations francophones bénéficiaient de subsides communaux, mais depuis lors, un règlement clair a remplacé ce système» et de lancer, à l’instar de son prédécesseur, Huub Broers, que «les facilités linguistiques sont respectées à Fourons: la preuve par le site Web bilingue de la commune, ce qui n’est pas le cas à Comines-Warneton».

Preuve, s’il en était, que la motion, approuvée par le conseil communal, a un aspect hautement communautaire, et, le résultat du vote au CPAS le démontre, qu’elle est surtout motivée par la fracture qui s’est produite au sein de la mouvance flamande du conseil communal et de l’instance sociale!

La motion sera transmise au Premier ministre, Alexander De Croo (Open vld), qui ne risque guère de lui donner une suite urgente. Elle atterrira aussi chez la ministre fédérale de l’Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V), empêtrée dans les problèmes de migration. Bart Somers (Open vld), ministre flamand des Affaires intérieures en prendra également connaissance. Et un bureau d’avocats sera consulté pour voir de quelle manière en tirer profit. Moyennant le feu vert très hypothétique des partis francophones…

La majorité flamande de Fourons veut-elle rouvrir la boîte de Pandore des affrontements linguistiques?

Le 28 septembre prochain, la majorité Voerbelangen du conseil communal de Fourons va présenter (et selon toute logique) faire voter une motion pour réclamer le droit de vote aux citoyens européens, qui n’en disposent pas, pour l’élection des membres du CPAS.

«Nous demanderons au Premier ministre d’éliminer ce caractère discriminatoire pour les citoyens européens non-Belges et de soumettre ce point au comité de concertation» a expliqué le bourgmestre fouronnais, Joris Gaens, au Belang van Limburg qui annonce l’initiative. «Nous allons rechercher quelles initiatives juridiques nous pouvons envisager dans ce sens», a-t-il ajouté. Au risque de rallumer un brûlot communautaire?

La défection de Rik Tomsin pose un gros problème aux élu(e)s Voerbelangen au CPAS de Fourons

Derrière le beau principe, il y a surtout, pour la majorité Voerbelangen, un problème pratique: depuis la défection de Rik Tomsin, qui siège désormais comme indépendant, mais est un des promoteurs de la future (?) liste alternative fouronnaise, d’initiative essentiellement néerlandaise, la gestion de l’instance sociale lui est devenue particulièrement problématique.

Si la liste flamande bénéficie toujours d’un avantage substantiel au conseil communal (neuf élus contre cinq francophones et un indépendant), au conseil de l’aide sociale, élu(e)s de la liste R@L (Respect-Avenir-Libertés) et de la liste Voerbelangen sont en effet à égalité (quatre partout). Ce qui place l’ancien président du conseil communal en position d’arbitre. Et quand il est absent (ce qui s’est produit plusieurs fois ces derniers temps), ce qui permet à l’opposition francophone de bloquer les initiatives de la majorité qui lui paraissent incompatible avec ses options politiques.

Dans beaucoup de communes flamandes, le CPAS est désormais intégré au conseil communal (avec tous les risques que cela peut comporter pour la nécessaire discrétion de certains dossiers). Mais à Fourons, ce n’est pas possible. «Parce que, pour les communes à facilités, (la Flandre) s’est heurtée à un « non » (N.D.L.R.: en français dans le texte) des partis francophones. Une question communautaire, et donc aussi une question fouronnaise» soupire le quotidien limbourgeois.

Et oui, n’en déplaise à Joris Gaens et aux élu(e)s Voerbelangen, dont plus aucun n’a connu les furieux affrontements linguistiques des années 1980, la loi du 9 avril 1988 sur les communes à statut linguistique spécial, celle qui a mis fin au fameux «carrousel fouronnais», fatal au gouvernement Martens-Gol, le 19 octobre 1987, ne peut être modifiée sans l’assentiment des partis francophones. Et parmi ses dispositions, il y a notamment la création d’un collège des gouverneurs pour Fourons et Comines-Warneton; l’application de la règle du consensus pour les décisions du collège communal (et donc un droit de véto de fait pour l’échevin de l’opposition, Jean Levaux, depuis les dernières élections communales), le droit de vote à Aubel pour les habitants de Fourons, et à Heuvelland pour ceux de Comines-Warneton, pour les élections fédérales et européennes… et l’élection à la proportionnelle des échevins et des membres du CPAS.

L’octroi du droit de vote aux citoyens européens non-belges, en application du traité de Maastricht, n’a pas été étendu à l’élection des membres des CPAS de Fourons et de Comines-Warneton. Il a largement contribué, en 2000, à la victoire de Voerbelangen à l’élection communale, avec un taux de participation des électeurs européens (lisez: hollandais) nettement supérieur (90%!) à la moyenne flamande. Remettre cette disposition en cause revient à remettre en cause le statut même de Fourons: l’heure de remettre sur la table le statut linguistique de la commune?

Le ton monte entre la majorité et l’ex-président du conseil communal

La campagne électorale est désormais bien lancée, à Fourons, mais pas de manière classique entre francophones et néerlandophones: c’est entre la majorité Voerbelangen et le conseiller indépendant Rik Tomsin, ancien président du conseil communal, que le torchon brûle.

Revenu en séance après plusieurs absences, Rik Tomsin a fait feu de tout bois

Désormais porte-parole de la future (?) liste Alternative fouronnaise ou plutôt Het Voerens Alternatief (faute de membres francophones, depuis le départ de Michael Henen, et malgré des approches jusqu’à des représentants de l’opposition R@L, Respect-Avenir-Libertés), Rik Tomsin, absent lors de plusieurs séances précédentes, a interpellé le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) à trois reprises, en début de séance, sous la forme de questions.

La première de ses interventions, apparemment rédigées par l’un des promoteurs de la future (?) liste, revenait sur une proposition qu’il avait antérieurement formulée, d’ouvrir aux citoyens le droit de poser des questions au conseil communal, jusqu’à une demi-heure avant l’ouverture de chaque séance. Dans la foulée, il proposait l’introduction à Fourons d’un «budget participatif», «comme il en existe déjà un à Alken» (NDLR: et dans d’autres communes wallonnes, plus proches de Fourons). La troisième était relative à une décision du collège de demander un conseil juridique à un avocat, et sur lequel l’ancien président du conseil communal réclamait plus de détails.

Des questions pertinentes, selon les points de vue. Mais complétées de remarques populistes, du type «Me prenez-vous, ainsi que tous les Fouronnais pour des abrutis?»; «Je suis choqué de voir votre dégoût pour la participation citoyenne»; ou «Vous payez un avocat avec les impôts des Fouronnais. Les Fouronnais ont donc parfaitement le droit de savoir ce que vous faites avec leur argent» !

Le bourgmestre s’est étonné de la conversion tardive de son ex-colistier à la participation…

Ainsi interpellé, Joris Gaens a répondu en détails (apparemment aussi puisés à bonne source). D’abord pour préciser que le règlement communal en matière de participation allait être modifié en séance (ce qui sera fait) pour consacrer une demi-heure avant chaque réunion du conseil communal aux questions des citoyens. Pourvu que ces questions, d’intérêt général, soient soumises par écrit au moins quatorze jours à l’avance. Ce qui a poussé Rik Tomsin à s’opposer à la modification proposée.

Le bourgmestre s’est fait ensuite plus offensif, notamment en invoquant le droit à la vie privée, pour n’avoir pas donné de détails sur la demande de conseils juridiques à un avocat. «Mais, pour votre question, vous avez puisé dans un courriel que j’avais adressé à la directrice générale, et dont vous avez eu connaissance alors, en tant que président du conseil communal» a poursuivi Joris Gaens. Ce sont de telles pratiques, en violation du code éthique des mandataires, «qui dégoûtent les gens de la politique», a-t-il asséné. Non sans s’étonner, en fin de réponse, que «pendant les dix ans où vous avez fait partie de la majorité, vous n’avez jamais formulé une seule proposition en matière de participation: étrange, non?». Une forme de conversion tardive en quelque sorte?

Anne-Sophie Roijen a vécu une première réunion agitée!

Durant tous ces échanges, l’opposition francophone est restée au balcon. Se disant sans doute que les prochains conseils communaux seront de plus en plus agités?

  • Une conseillère intérimaire L’élue Voerbelangen Alicia Dodémont étant sur la touche pour un certain temps, Anne-Sophie Roijen a prêté serment. Elle a été servie pour sa première réunion!
  • Des campeurs bruyants Clotilde Mailleu avait interpellé en début de séance le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) sur les camps de vacances. La police a-t-elle contrôlé certains camps? Le matériel utilisé par les campeurs était-il en ordre? Et puis il y a eu des plaintes relatives au bruit, soulignait la conseillère R@L. Après avoir espéré que tout le monde ait passé «de bonnes vacances», le bourgmestre a souligné la valeur touristique de la commune, visitée par plus de 2250 campeurs cet été. Les camps ont été contrôlés, a-t-il assuré. Il y a eu dix plaintes pour bruit excessif, «dont la plupart provenaient de la même personne». Mais «à une exception près, tous ces camps se sont bien passés», a-t-il conclu.
  • Parking à Fouron-Saint-Martin: on repart de zéro Un géomètre a été désigné qui redessinera les plans du futur parking de Fouron-Saint-Martin. Après la sortie des conseillers francophones, le point n’avait pu être traité, faute de quorum, à la fin juin. Les délais dépassés, toute la procédure doit être reprise, a expliqué le bourgmestre à l’échevin francophone, Jean Levaux. Il y aura donc une nouvelle enquête publique, et le dossier reviendra ensuite au conseil communal. À propos du terrain envisagé, propriété d’Infrabel, Rik Palmans, responsable local (proche de Voerbelangen) de Natuurpunt, l’association environnementale qui louait ce terrain, nous a précisé que «le contrat de location arrivait à échéance cette année. Nous avons constaté que de plus en plus de touristes viennent à Fourons et laissent leur voiture n’importe où. D’où l’initiative de la commune, qui a décidé de louer le terrain pour y implanter un parking. Natuurpunt n’a pas voulu prendre position en faveur ou contre ce parking. C’est vrai qu’il peut constituer une menace pour les muscardins. Mais il restera un tunnel sous le viaduc ferroviaire, par où ils pourront toujours passer. Pour l’écoulement des eaux, un sous-sol de galets sera implanté. Pour nous, le compromis est acceptable».
  • Télescope Le projet de télescope en Limbourg néerlandais, dont la localisation, là-bas ou en Sicile, ne sera fixée par l’Europe qu’en 2028, vaudra à Fourons un examen de tout projet de construction en 2025 et 2026. Si le projet est retenu, la Flandre y investira 13 millions d’euros, et les Pays-Bas 100 millions, a signalé le bourgmestre, Joris Gaens.
  • Promenade à Mouland Diverses opérations d’achats, de ventes, ou d’échanges de parcelles communales et privées ont été approuvées. Plusieurs d’entre elles portaient sur l’aménagement d’une promenade le long de la Berwinne à Mouland, et sur l’extension de la plaine de jeux locale.

Un conseil avorté faute de quorum

Convoqué un mercredi, alors que son jour de réunion usuel est le jeudi, et en juillet, alors que, depuis des années, il ne siège qu’à la fin août lors des mois d’été, le conseil communal de Fourons a connu un déroulement éclair ce mercredi.

La séance à peine ouverte, la présidente du conseil, Shanti Huynen (au centre) n’a pu que constater que le quorum requis d’élu(e)s n’était pas atteint

Le bourgmestre, Joris Gaens, en vacances, et le conseiller Steven Heuschen absents et excusés dans le groupe majoritaire Voerbelangen, et le conseiller indépendant Rik Tomsin, lui aussi à l’étranger, tout aussi excusé, ils se trouvaient à douze en séance au moment où la présidente du conseil, Shanti Huynen, a ouvert les débats.

Le seul point à l’ordre du jour, l’octroi d’un permis environnemental, pour la création d’un parking, à Fouron-Saint-Martin, devait être débattu, puisque, en collège échevinal, le 13 juillet dernier, l’échevin francophone, Jean Levaux, avait brisé le consensus nécessaire. Des riverains ont en effet fait valoir leurs objections, lors de l’enquête publique menée sur ce projet, déjà évoqué sur ce site.

La fille et le beau-fils de la conseillère francophone Chantal Lebeau figurant parmi les contestataires, l’élue n’était censée prendre part ni au débat, ni à la décision sur ce point. Mais, cette précision une fois apportée par la directrice générale, Kimberly Peeters, personne ne lui demandait de quitter la séance.

Un rapide calcul effectué par l’opposition francophone lui permettait en effet de voir que, si les cinq élu(e)s de la liste R@L (Respect Avenir Libertés) quittaient la séance, le quorum requis d’au moins huit membres présents n’était plus atteint. Après une courte suspension de séance, les élu(e)s francophones se retiraient donc, et la séance s’achevait avant même d’avoir pu aborder l’ordre du jour.

Devant le désarroi des représentant(e)s de la majorité Voerbelangen, qui n’avaient apparemment pas prévu l’absence de leur colistier Steven Beuschen, l’ancien bourgmestre, Huub Broers, présent à l’étage dans le public, déboulait alors dans la salle de réunion, dont la porte se refermait pour une concertation interne en urgence.

Comme l’avait signalé la directrice générale, un nouveau conseil communal, avec le même ordre du jour, peut désormais être convoqué par la présidente du conseil communal, et l’assemblée pourra délibérer, quel que soit le nombre de conseillères et de conseillers en présence. L’ordre du jour de ce conseil doit en principe au moins être communiqué au collège communal.

Ce conseil communal doit se réunir impérativement avant le 31 juillet: c’est à cette date que sera échu le délai de trente jours au-delà de l’enquête publique, dans lequel une décision doit être prise sur le permis environnemental. Là, les francophones comptent bien sortir leurs arguments…

La surprenante information: Fourons n’est pas une commune limbourgeoise!

Alors qu’au début septembre, une balade cycliste flamingante va sillonner la frontière linguistique, de Comines à Fourons, pour marquer symboliquement le soixantième anniversaire de son entrée en vigueur, une information tout à fait surprenante a été donnée ce vendredi par le Belang van Limburg lui-même: Fourons n’est pas une commune limbourgeoise!

C’est la lecture d’un article consacré aux nombreuses démissions de mandataires communaux, entrés en fonction il y a cinq ans, qui nous a permis de relever cette nouvelle assez interpellante.

Neuf bourgmestres limbourgeois, élus en octobre 2018, ont déjà jeté l’éponge, explique le quotidien qu’on considère comme le «Moniteur» de sa province, ce qui représente selon le calcul qu’il a effectué, 21,5% des 42 bourgmestres du Limbourg. Et d’énumérer les communes concernées: Bilzen, Herstappe, Ham, Hamont-Achel, Bourg-Léopold, Oudsbergen, Pelt (la commune née des fusions d’Overpelt et de Neerpelt), Saint-Trond, et Tessenderlo.

Oubliée, la transmission de l’écharpe mayoral de Huub Broers à Joris Gaens?

Nulle trace, donc, de la transmission d’écharpe, intervenue le 1er janvier 2020, entre Huub Broers et Joris Gaens, l’actuel mayeur de Fourons.

Qu’en déduire, sinon que, pour le Belang van Limburg, Fourons n’est plus une commune limbourgeoise?

On n’imagine pas, en effet, qu’un quotidien aussi bien implanté dans sa province, et aussi engagé, jadis, aux côtés des Fouronnais flamands, ait pu oublier une commune qui a marqué ainsi le conflit linguistique dans notre pays? D’autant plus qu’il a, ces derniers mois, donné plusieurs fois la parole à Joris Gaens, notamment à propos du lancement du projet paysager de «Bocage sans frontières», dont Fourons assume le portage, et qui associe avec elle des communes néerlandaises et wallonnes?

Ou alors, horresco referens, il s’agit bien d’une bourde journalistique, qui n’a pas été rectifiée ce samedi. Et les Fouronnais francophones n’ont pas de raison de faire particulièrement la fête ce week-end. Sauf si cette péripétie modifiait le parcours cycliste flamingant du début septembre…

Le Belang van Limburg a décidément décidé de ne pas en rater une: quelques jours après cet oubli surprenant, un de ses collaborateurs sportifs, présentant le Tour cycliste de Wallonie, signalait que les coureurs passeraient par Aubel… dans les Fourons.

Bien sûr, Aubel connaît quelques coins dont les noms ont des accents flamands ou plutôt « platt’ » comme Driesch ou la Kan. Mais Aubel est incontestablement une commune wallonne. En la situant dans les Fourons, le Belang van Limburg a-t-il implicitement voulu confirmer que, pour lui aussi, le transfert des six villages à la Flandre, il y a six décennies, était une erreur historique ?

Chère zone de police…

La sécurité a un coût élevé, surtout à Fourons…

Les conseillers communaux fouronnais ont ce jeudi soir, approuvé majorité contre opposition le compte 2022 de la zone de police. Un compte bouclé sur un déficit de 266216,60 euros: la sécurité coûte cher, à Fourons comme dans la plupart des communes. Mais le caractère unicommunal de la zone ne simplifie évidemment pas les choses…

Mais les événements essentiels de ce jeudi soir se sont peut-être surtout produits en dehors de la salle du conseil de Fourons. D’abord avec l’orage, qui a inondé une rue de Mouland, où les égouts, apparemment, ont refoulé.

Les travaux d’égouttage réalisés à Fouron-le-Comte et à Fouron-Saint-Pierre; en cours à Teuven; et prévus à Driesch et rue de la Berwinne, sur lesquels le bourgmestre Voerbelangen, Joris Gaens, est revenu dans son (long) commentaire de la septième modification du plan financier pluriannuel de la commune, ne produisent sans doute pas encore leur plein effet. Et l’élargissement à huit mètres de la Berwinne, à Mouland, n’est pas encore réalisé. Mais cela suffira-t-il?

Shanti Huynen n’a fait ni une ni deux: elle a éludé la question de Rik Tomsin

L’autre événement était la nouvelle absence du conseiller indépendant Rik Tomsin. Une absence préjudiciable à l’ex-majorité Voerbelangen, durant la séance préalable du CPAS: l’opposition francophone a profité de l’égalité que lui conférait cette absence avec l’ex-majorité pour repousser un point essentiel.

Le même Rik Tomsin avait posé une question, en ouverture de séance du conseil communal, mais, profitant de son absence, la présidente de l’assemblée, Shanti Huynen, l’a rapidement éludée, pour aborder l’ordre du jour. Provoquant le départ immédiat, et remarqué, d’un des promoteurs de la future liste (?) Alternative fouronnaise de la tribune du public…

Le plan financier pluriannuel de Fourons a été modifié pour la septième fois. Ce qui a donc permis au bourgmestre, Joris Gaens, d’à nouveau se lancer dans un long commentaire aux accents déjà électoraux.

On en retiendra d’abord que la «marge d’autofinancement» de la commune se réduit à 355915 euros cette année, et devrait diminuer à 331000 euros l’an prochain, année d’élection communale. La projection va au-delà de cette échéance et prévoit une remontée, ensuite, jusqu’à 457865 euros en 2026. Sauf si une autre majorité arrive au pouvoir au début 2025?

Le bourgmestre a aussi annoncé un encouragement aux habitants à des mesures individuelles de protection contre les inondations; des mesures de facilitation de l’accès touristique «au point culminant de la Flandre»; et l’espoir de recettes d’un million d’euros par la vente de lots dans la future zone PME de la rue de Warsage.

Dans l’immédiat, des travaux, détaillés par l’échevine Yolanda Daems, verront le passage de l’église au cimetière de Mouland repavé; et un sentier aménagé le long de la Berwinne de Driesch jusqu’à la rue de Visé. Ces travaux seront réalisés par les ouvriers communaux et deux budgets de 10000 euros sont prévus à cet effet. Les conseillers ont marqué unanimement leur accord sur ces opérations.

C’est avec la même unanimité qu’ils ont approuvé l’achat de deux parcelles à Mouland, toujours dans la perspective d’une promenade de long de la Berwinne. Dont coût de 85000 euros pour la première, estimée à 120000 mais située en zone inondable, et de 14580 pour la seconde.

Plate-forme immobilière informatique Toujours à l'unanimité, les mandataires fouronnais ont approuvé le projet de création d'une plate-forme immobilière informatique, où se côtoieraient notaires et agents immobiliers, afin de faciliter la recherche de biens. Pourvu que cette plate-forme ne soit pas limitée à des opérateurs flamands, l'outil pourrait se révéler intéressant
Une date à réviser La Commune entend perpétuer la mémoire des deux Guerres mondiales et prévoit une célébration particulière de la fin de la Seconde Guerre mondiale en... 2024. Il faudra pourtant reporter cette commémoration au-delà de l'élection communale d'octobre 2024, puisque la Seconde Guerre mondiale n'a pris fin, en Europe qu'après la capitulation nazie, le 8 mai... 1945.

Soucis linguistiques et majoration de coûts pour les travaux à Teuven

Mauvaise surprise pour la commune de Fourons: les travaux d’égouttage en cours à Teuven, qui suscitent la mauvaise humeur des commerçants locaux, vont lui coûter nettement plus cher que prévu. Un montant supplémentaire de 385000 euros a été approuvé ce jeudi par le conseil communal.

Raisons de ce surcoût important? «L’augmentation du coût des matériaux», a avancé l’échevine des Travaux, Yolanda Daems (Voerbelangen), et aussi la rectification d’un virage, au centre du village, pour rendre la circulation plus sûre.

Mais la raison principale de ce surcoût, c’est la découverte de cendres de zinc dans l’assiette de la route.

Mauvaise surprise à l’ouverture des routes à Teuven: il y avait des quantités beaucoup plus importantes que prévu de cendres de zinc

«On savait qu’il y en avait, mais pas en quantités aussi importantes», a poursuivi Yolanda Daems. Résultat des courses: il faut évacuer ces terres polluées, vers un service qui les assainira. L’opération sera coûteuse.

«Je suppose que, pour ces travaux, c’est l’entreprise la moins chère qui a été sélectionnée», a interrogé l’échevin francophone, Jean Levaux (R@L). Pour de pareils dossiers, un cahier des charges plus précis ne permettrait-il pas un choix plus judicieux, et d’éviter pareils suppléments?, a-t-il interrogé.

«La quantité de cendres de zinc ne pouvait être évaluée avant l’ouverture de la route», a répété l’échevine. Tandis que le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen), se réjouissait que la situation financière de la commune lui permette d’assumer ce surcoût important.

Le conseiller Grégory Happart (R@L) avait lui-même évoqué (dans un néerlandais correct!) ces travaux, en début de séance.

Les panneaux de signalisation du chantier n’étaient pas bilingues, avait-il observé: la législation linguistique n’était donc pas respectée. Et dans la foulée, il avait aussi fait remarquer que, quand la présidente de l’assemblée, Shanti Huynen, s’adressait au public, par exemple pour l’inviter à quitter la salle de réunion, elle ne le faisait qu’en néerlandais «alors qu’il y a peut-être dans le public des personnes de langue française».

Pour ce qui est des travaux, sur une route régionale, les remarques doivent être envoyées à l’administration flamande, a évacué le mayeur fouronnais. Quant à l’usage des langues au conseil communal, il est réglé par la circulaire Peeters, qui impose l’usage du néerlandais, a-t-il complété.

«Je ne visais pas l’usage du néerlandais par les membres du conseil communal, mais une adresse au public, qui, elle, doit être bilingue», a conclu Grégory Happart.

  • Presbytère Le presbytère de Remersdael est en triste état. Le rénover coûterait une fortune et la proposition de la majorité est donc de mettre le bâtiment en vente. Le locataire qui l’occupe a déjà reçu son renon, et il videra les lieux au 31 décembre prochain. Mais il y a un hic, relevé par l’échevin francophone, Jean Levaux: le bâtiment a été donné en 1922 au conseil de fabrique local, afin d’y loger le curé. Il n’y a plus de curé à Remersdael, mais les conditions de l’acte de donation sont toujours en vigueur. Ne pourrait-on donc, suggère-t-il, transformer le presbytère en logement d’urgence, pour des personnes dans le besoin? Le bourgmestre, Joris Gaens, se dit conscient de l’objection. Il en débattra avec le conseil central des conseil de fabrique de la commune, annonce-t-il.
  • Cimetière Le cimetière de Fouron-Saint-Pierre est saturé, et il faut y aménager un colombarium et une aire de dispersion des cendres, annonce l’échevine Yolanda Daems. Les concessions non renouvelées seront donc supprimées et le cimetière sera reprofilé avec l’aide d’un bureau paysager. 15000 euros sont prévu pour la cause. L’échevin francophone, Jean Levaux, a attiré l’attention sur d’éventuels monuments «historiques» à conserver.
  • Électricité Fluvius va implanter une nouvelle cabine électrique rue de Visé, équipée de câbles de 15 kV. Dans la foulée, des câble à basse tension et des câbles d’éclairage seront remplacés dans une partie de la rue de Fourons. Ces câbles seront enfouis. Fluvius remplacera aussi une cabine électrique à Fouron-Saint-Martin.
  • Environnement Majorité plus le conseiller indépendant Rik Tomsin contre opposition francophone, le conseil a approuvé un accord de collaboration avec les services environnementaux de la province de Limbourg, elle-même connectée aux autres provinces flamandes dans un Centre interprovincial de connaissance de l’Environnement et des thèmes qui s’y rattachent. On espère que la ministre flamande… et limbourgeoise de l’Environnement, Zuhal Demir (N-VA) qui freine des quatre fers en la matière, ne s’opposera pas à des initiatives novatrices éventuelles!
  • Campagne La campagne électorale a commencé, côté flamand en tout cas. Le bourgmestre, Joris Gaens, a détaillé tous les projets en cours ou en projet (dont celui de parc paysager, englobant les communes néerlandaises et wallonnes voisins), en commentant un compte communal 2022 clôturé sur un boni de 1306973 euros au lieu des 748766 euros programmés. Essentiellement parce que des engagements budgétaires ont été reportés à 2023, a expliqué l’échevine Yolanda Daems. Le conseiller Rik Tomsin (Alternative fouronnaise) a plaidé, lui, l’introduction pour les citoyens d’une possibilité de poser des questions au conseil et à l’exécutif communaux «jusqu’à une demi-heure avant l’ouverture du conseil communal». La proximité permet à tou(te)s les Fouronnais(e)s d’interpeller bourgmestre, échevins et conseillers communaux en tout temps, a répliqué le mayeur. De plus, un règlement «à l’élaboration duquel vous avez participé» permet de poser des questions au conseil, «pourvu qu’il soit accompagné de 45 signatures de citoyen(ne)s de plus de 16 ans, soit 1% de la population», lui a asséné Joris Gaens.