Les listes francophones sur pied de guerre

La quarante-sixième Fête du Peuple fouronnais a été (évidemment) placée sous le signe des scrutins communal et du CPAS du prochain 13 octobre. Des scrutins auxquels la participations n’est plus obligatoire en Flandre: aussi l’échevin francophone sortant, Jean Levaux, qui tire la liste R@L (Respect-Avenir-Libertés) et la tête de liste au CPAS, Freddy Cleenen -l’ancien commissaire d’arrondissement-adjoint prend le relais de Nico Droeven, ancien bourgmestre et ancien président de l’instance sociale- ont-ils tous deux invité les participant(e)s à la Fête à aller voter, et à convaincre leurs voisines et voisins hésitant(e)s à les accompagner dans l’isoloir!

Même si, comme l’a fait remarquer plus d’un intervenant, le combat des Fouronnais francophones peut paraître «bien lointain», leur lutte pour leurs droits reste essentielle.

Frédéric Daerden, député fédéral PS et ancien ministre du Budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles a rappelé qu’au terme d’«âpres négociations», il est parvenu à faire admettre une subvention remboursable de 700000 euros au bénéfice de l’école francophone de Fourons, «malheureusement toujours pas reconnue par la Communauté française pour cause de territorialité», mais qui lui permet d’envisager l’avenir «de manière prévisible». Une école dont la nouvelle directrice est Marie-Noëlle Kurvers, ancienne conseillère communale et candidate à nouveau au CPAS.

Le bourgmestre de Malmedy, Jean-Paul Bastin (Les Engagés) a rappelé la germanisation de sa ville, «dont on se souvient toujours, il y a plus de cent ans». Il a signalé avoir sensibilisé la nouvelle ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, afin que l’accord forgé par Frédéric Daerden soit scrupuleusement appliqué.

Dans son discours d’introduction, Grégory Happart, conseiller communal combatif, a souligné le renouvellement complet, côté francophone, tant au niveau de la composition des listes, impulsé par Christophe Beuken, nouveau secrétaire de R@L, que du conseil d’administration de l’Action fouronnaise; du personnel du Centre culturel et sportif; ainsi qu’à l’école francophone.

Jean Levaux a salué les mandataires sortants: Benoît Houbiers, conseiller communal depuis 24 ans; Clotilde Mailleu; et Chantal Lebeau, à la commune; Nico Droeven et Bernard Liégeois, ancien permanent de l’Action fouronnaise, au CPAS.

Le moment était alors venu de présenter les candidat(e)s, par les voix de Nico Droeven, pour les candidates, et de la conseillère communale sortante Clotilde Mailleu, pour les hommes.

Les candidat(e)s fouronnais(es) francophones à la commune et au CPAS, en compagnie de Frédéric Daerden (PS) et Jean-Paul Bastin (Les Engagés)

Sur la liste R@L pour la commune, derrière l’échevin francophone sortant, on retrouve dans l’ordre Sandrine Jaminon, Martial Droeven (fils de Nico); Maryline Muytjens (conseillère CPAS depuis cette année); Yanick Lahaye; Ursula Claeen-Mazurek (polonaise d’origine); Julien Colin; Michaëlla Lemmelyn (la plus jeune des candidat(e)s), Cédric Rosewick; Fabienne Bruno; Gaël Rinck; Florence Joskin-Dedée; Robert Liebens; Marine Bosteels, etGrégory Happart.

Au CPAS, Freddy Cleenen conduira la liste où il sera suivi de Maryline Muytjens; Frédéric Grétry; Marine-Noêlle Kurvers; Joël Droeven; Christel Liebens-Reuter; Eric Hessel; Florence Joskin-Dedée; et le Dr Pierre Lamy.

Au contraire de la liste Voerbelangen, où seul(e)s deux candidat(e)s à un mandat au CPAS ne figurent pas sur la liste communale, côté francophone, seul(e)s deux candidat(e)s figurent sur les deux listes.

Traditionnellement, la partie «officielle» de la Fête du Peuple fouronnais s’est terminée sur le «Compagnon fouronnais», avant, Fête de Wallonie oblige, le «Tchant dès Walons»

Les neuf sortants de Voerbelangen «rempilent»

Il était déjà acquis que Joris Gaens, le bourgmestre de Fourons, figurerait en tête de la liste Voerbelangen pour l’élection communale du 13 octobre prochain, tandis que Hilde Broers, présidente du CPAS, emmènerait celle du même parti pour l’élection de l’instance sociale, ouverte seulement aux électrices et aux électeurs belges.

Hilde Broers et Joris Gaens: un livre-programme en commun, et un partage du leadership

Voerbelangen a par ailleurs choisi de présenter sa liste via sa page Facebook: on a ainsi découvert les candidat(e)s au fil des jours, ces dernières semaines, et, à vrai dire, sans grande surprise: les neuf élu(e)s au conseil communal, depuis la défection de Rik Tomsin, remettent le couvert. Avec, dans l’ordre, aux trois premières places, le bourgmestre, Joris Gaens (524 voix en 2018); la deuxième échevine, Yolanda Daems (395 voix en 2018); et le premier échevin, William Nijssen (592 voix en 2018).

Suivent, aux quatrième, cinquième et sixième places, trois conseiller(e)s communaux (communales): Lizzy Buysen-Baillien (344 voix il y a six ans); Steven Heusschen (337 voix) et Alicia Dodémont (première suppléante avec 291 voix en 2018).

la conseillère néerlandaise Alexandra van Gestel, troisième suppléante avec 225 suffrages en 2018, est en huitième position, précédée par un nouveau venu Mark Theunissen.

La présidente du conseil communal, Shanti Peerboom-Huynen, qui a succédé à ce poste à Rik Tomsin en cours de mandature, pousse la liste: elle avait été élue en dixième position en 2018 avec 326 suffrages. Devant elle, en quatorzième positiion, le dernier mandataire Voerbelangen en lice: Jean-Marie Geelen, neuvième élu il y a six ans avec 329 voix.

Entre Alexandra van Gestel et ce dernier, on trouve les nouveau-venus: Guy Theelen, Katia Linder-Bogers (néerlandaise); Albert Plusquin; Vicky Pinckers et Jeroen Polshuis, le troisième candidat néerlandais de la liste.

La liste des candidat(e)s pour le CPAS sera donc emmenée par Hilde Broers. Derrière elle, on retrouvera dans l’ordre Albert Plusquin, Alicia Dodémont, Steven Heusschen, Shanti Peerboom-Huynen; Guy Theelen, Christel Loop, épouse de l’ancien conseiller communal Erik Aussems, Mark Theunissen, et Lizzy Buysen-Baillien. Un constat: sept de ces neuf candidat(e)s figurent déjà sur la liste communale de Voerbelangen. Signe d’une difficulté à recruter?

Comme expliqué récemment sur ce blog, l’élection communale à Fourons se présente sous diverses inconnues.

Le vote n’étant plus obligatoire, comment vont réagir les Fouronnais(e)s et notamment les électrices et électeurs néerlandais, parmi lesquels les promoteurs de «L’Alternative fouronnaise», l’hypothétique troisième liste qui ne se présentera finalement pas? Se rendront-ils (elles) aux urnes ou s’abstiendront-ils (elles)?

Le nombre de suffrages sur la liste qui l’emportera étant désormais déterminant pour le choix du ou de la bourgmestre, Joris Gaens bénéficiera-t-il du « bonus » bénéficiant souvent au mayeur sortant?

Et puis, où iront les 1780 suffrages recueillis il y a six ans par l’ancien bourgmestre,Huub Broers (819), l’ancien échevin Jacky Herens (592) et le désormais élu indépendant Rik Tomsin (369)?

S’il est vraisemblable que la plupart se reporte sur la liste Voerbelangen, il n’est pas exclu qu’une partie se perde dans la nature, voir se reporte sur la liste francophone, qui, elle, sera dévoilée le dimanche 15 septembre prochain, lors de la traditionnelle Fête du Peuple fouronnais.

Le dernier conseil de Clotilde Mailleu

Des sucreries et des dragées sur les tables des conseillers… et de la presse: le bourgmestre de Fourons, Joris Gaens (Voerbelangen) célébrait ainsi la naissance de son premier né de fils; tandis que la conseillère R@L Clotilde Mailleu marquait, elle, sa dernière séance du conseil communal. Son déménagement à Berneau l’empêche en effet de continuer à siéger.

Clotilde Mailleu quitte un conseil communal au sein duquel elle a été particulièrement active

La conseillère francophone a été saluée par la majorité, et par ses colistiers. Néophyte en politique, elle s’est rapidement signalée par la qualité de ses interventions. Parfaite bilingue, cette professeure de français à Maastricht, a souvent défendu les droits des francophones de Fourons avec énergie… et subtilité.

Le conseiller indépendant Rik Tomsin, et l’échevin William Nijssen étaient absents. Si, au conseil communal, ces absences n’ont eu aucune incidence, lors de la séance du CPAS, qui précédait la réunion, les francophones se sont trouvés… en majorité, car il manquait également quelqu’un côté Voerbelangen. Ils ont donc rejeté les propositions de modifications budgétaires qui leur étaient soumises.

En conseil communal, hors les points budgétaires ou relatifs à des assemblées générales, approuvés majorité contre opposition, l’unanimité a prévalu sur tout le reste.

Cela a notamment été le cas sur le règlement visant à accorder une aide financière aux habitants qu prendront des mesures pour protéger leur habitation contre les inondations.

«Cela a été une priorité cette année, et cela le sera sans doute encore dans les années à venir» a commenté le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen)

Une prime communale de 5000 euros, plus une intervention additionnelle de 1500 euros est ainsi prévue, pour une inscription budgétaire de 50000 euros.

À cela s’ajoute un budget flamand de 240000 euros, accordé par la ministre de l’Environnement, Zuhal Demir (N-VA) –«par le gouvernement flamand, plutôt», a nuancé l’échevin francophone Jean Levaux- pour des mesures qui seront mises en œuvre par la Société flamande de l’Environnement.

«Ce montant suffira-t-il?» a interrogé Jean Levaux. «Seul, l’avenir nous le dira» a répondu Joris Gaens.

Autre dossier qui fait consensus, celui du parc paysager «Bocage sans frontières», auquel sont associées les communes néerlandaises d’Eijsden-Margraten et de Valkenburg, ainsi que les communes wallonnes d’Aubel, Plombières et Dalhem.

Il s’agissait d’approuver la demande de subsides d’investissement, pour lesquels le gouvernement flamand a prévu 693000 euros, de quoi couvrir au maximum 60% des projets.

Sont pour l’instant envisagés des points de contact avec parking, à Fouron-Saint-Martin et Teuven, des expériences de tourisme rural etc. «Et des toilettes seront prévues à proximités des parkings» a signalé le bourgmestre, Joris Gaens, à l’échevin francophone, Jean Levaux.

Ce dernier a apprécié, mais a néanmoins aussi suggéré qu’on consulte les populations «sur l’avenir de leurs villages».

Le budget total du Parc se chiffre, lui, à 1.155.000 euros, dont 280.000 euros sont à charge de Fourons. Là aussi, des subsides seront disponibles dans le futur.

  • Premières installations à la zone PME Fluvius, qui y installera une cabine électrique, et deux entrepeneurs fouronnais se sont portés acquéreurs de trois parcelles sur la zone PME, route de Warsage, à Fouron-le-Comte
  • Véhicules d’occasion recherchés Pour remplacer des véhicules usagés, deux véhicules d’occasion (un véhicule «tous terrains» et un van pour le service environnemental et le service technique) sont recherchés par la commune de Fourons.
  • Vente du presbytère de Remersdael La décision de vendre le presbytère de Remersdael a été une nouvelle fois prise, en séance publique cette fois. Le prix demandé a été évoqué à huis clos.
  • Réunions en série des conseils de fabrique Les conseils de fabrique des six villages ont été conviés à une réunion à l’Administration communale. Mais le nouveau desservant de Remersdael a invité ces conseils de fabrique à une réunion préalable. Il ne sera pas simple de garder l’église au milieu des villages!

L’Alternative fouronnaise jette l’éponge

Créée en janvier 2023, l’Alternative fouronnaise annonçait son intention de prendre part à l’élection communale du 13 octobre 2024. «C’est aux Fouronnais d’en décider» précisait-elle. «Vous déciderez sir l’Alternative fouronnaise prendra part à l’élection. Vous ferez ainsi usage de votre droit de vote, et non de votre obligation de vote, dans le courant 2024». Manifestement, l’appel n’a pas porté. Et, ce 21 août, l’Alternative fouronnaise a jeté l’éponge: le 13 octobre, il y aura classiquement deux listes face à face: Voerbelangen et R@L (Respect Avenir Libertés), la liste francophone.

Pourquoi ce retrait?

Fin de carrière politique en vue pour RIk Tomsin

«Nous avions de grandes ambitions», explique l’Alternative fouronnaise sur son site. «Offrir une alternative ambitieuse à Fourons. Impliquer davantage les Fouronnais dans la prise de décision et dans son application. (….) Et pour cela, il nous fallait suffisamment de sièges au conseil communal et au CPAS».

Mais le constat est sans appel: «nous n’avons pas réussi à former une liste suffisamment importante, avec le nombre approprié de candidats à leur place. Nous ne pouvons donc concrétiser notre ambition. Et nous ne pouvons que mettre fin à l’Alternative fouronnaise».

Privée très rapidement de leur adhérent francophone, l’Alternative fouronnaise n’a pas pu recruter suffisamment de candidat(e)s dans la population flamande et hollandaise de Fourons. À l’exception de l’ancien président Voerbelangen du conseil communal, Rik Tomsin, qui siège depuis un an et demi comme indépendant, et donc la carrière politique s’achèvera en fin d’année.

Une nouvelle fois, comme c’est le cas depuis 1976, une liste francophone et une liste flamande se retrouveront face à face.

Côté Voerbelangen, le bourgmestre sortant, Joris Gaens, sera tête de liste, devant les échevins Yolanda Daems et William Nijssen. La présidente du conseil communal, Shanti Huynen, poussera la liste, annonce le Belang van Limburg de ce jeudi.

Hilde Broers, elle, sera tête de liste au CPAS, qu’elle préside actuellement.

Côté francophone, l’échevin Jean Levaux, qualifié de «francophone modéré» par le quotidien limbourgeois, a expliqué que la liste est pratiquement prête, «le temps pour un ou deux candidat(e)s qui hésitent encore de se décider». C’est lui qui figurera en tête de liste R@L pour le conseil communal, tandis que Freddy Cleenen emmènera la liste pur le CPAS, ainsi que nous l’avons annoncé, il y a un certain temps déjà.

Le match est-il d’ores et déjà joué? La loi du nombre joue en faveur de Voerbelangen. Mais comment vont se comporter les promoteurs, notamment néerlandais de l’Alternative fouronnaise?

La participation à l’élection communale n’est par ailleurs plus obligatoire en Flandre: certains ne préféreront-ils pas flâner le 13 octobre, au lieu d’exercer leur droit de vote?

Enfin, comme en Wallonie, c’est le candidat de la liste majoritaire qui bénéficiera du plus grand nombre de suffrages qui deviendra en principe bourgmestre. Cette nouvelle donne pourrait aiguillonner certaines ambitions…

Retour sur les inondations

Il a été longuement question des inondations du 17 mai dernier, ce jeudi, au conseil communal de Fourons, avec, d’entrée de jeu, une série de questions du conseiller Grégory Happart (R@L). Dont celle sur la responsabilité de l’entretien des cours d’eau; celle sur la collaboration entre communes «des autres régions» (entendez: la Région wallonne) pour prendre le problème à la base; une autre sur l’alerte à la population en cas de crise imminente, et aussi, plus générale, une interrogation sur la prise en compte du «changement climatique», qui pourrait se traduire dans nos régions par des inondations plus fréquentes, contre lesquelles une «prévention» s’impose.

Le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) a répondu en énumérant une série des mesures prises ces dernières années pour maîtriser les inondations, mesures «qui ont fait l’objet d’une communication très large», a-t-il insisté.

Le changement climatique est pris en compte, a-t-il assuré, se référant notamment à un rapport des Nations-Unies sur le sujet, qui prévoit, de fait, un accroissement des pluies abondantes et des inondations.

Les inondations du 16 mai dernier ont nourri les débats au conseil communal

Très concrètement, il a rappelé l’accélération de l’écoulement de la Berwinne à Mouland «où des travaux supplémentaires» sont prévus. Des mesures de soutien aux habitants qui prennent des mesures pour empêcher l’eau d’envahir leurs habitations sont également disponibles, a-t-il a jouté.

À Fouron-le-Comte, un «by-pass» a permis de réduire les effets de l’inondation, a insisté Joris Gaens. Des travaux en cours rue Dr Goffin devront permettre de retenir encore plus d’eau.

Il y a eu aussi les travaux d’égouttage à Teuven et à Remersdael, qui permettent de créer des «zones-tampons», a poursuivi le bourgmestre. D’autres zones-tampons pourraient être créées ailleurs, à Schophem par exemple…

En collaboration avec les agriculteurs, des mesures comme la plantation de haies et d’arbres est encouragée.

Enfin, a-t-il signalé, «nous avons écrit au Premier ministre» afin de réclamer un engagement fédéral dans la lutte contre les inondations, à côté du travail de la Région flamande pour les rivières de deuxième catégorie, et de la province de Limbourg, Et une concertation avec les communes voisines sera développée.

Toutes ces mesures utiles «n’ont pas suffi à empêcher les inondations du 17 mai», a conclu Grégory Happart, en français, s’attirant comme à l’habitude une réprimande de la présidente du conseil, Shanti Huynen (Voerbelangen).

Les inondations du 17 mai ont provoqué des dégâts divers. Le conseil communal, à l’unanimité, a approuvé le devis de réfection du chemin de Berg à Rullen (33.880 euros TVA comprise); celui de la réhabilitation du pont qui conduit au Castel Notre-Dame (35090 euros TVA comprise); et l’estimation des divers travaux de réparation au domaine public (trottoirs; bouches d’évacuation etc.) provisoirement fixé à 96800 TVA comprise, a mentionné l’échevine des Travaux, Yolanda Daems (Voerbelangen).

Toutes les factures, a-t-il été signalé, seront envoyées au Fonds flamand des catastrophes…

  • Parking Le plan d’alignement pour la cession d’une surface de 63m2 à Fouron-Saint-Martin a été approuvé. C’est le restaurant voisin qui en bénéficiera pour élargir son parking. L’échevin francophone Jean Levaux a mis en garde: «si tous les restaurateurs fouronnais font la même demande, nous aurons des problèmes».
  • Presbytère La vente du presbytère de Remersdael, décidée lors d’un précédent conseil communal, avait été annulée par le gouverneur de la province de Limbourg. La décision a été reprise… à huis clos, au motif qu’une somme était mentionnée. S’agissant d’un bâtiment public, on peut s’en étonner.
  • Location La location d’un appartement communal, place communale a été approuvée. C’est la société d’habitations sociales WIL (Wonen in Limburg) qui s’en chargera. Jean Levaux s’en est ému: «cela obligera les habitants de la commune intéressés de s’inscrire sur le site Web de cette société, et ils seront placés dans une liste d’attente, parfois fort longue». «C’est une société spécialisée» a répondu le bourgmestre, «et nous avons demandé une priorité pour les candidat(e)s qui ont un lien avec notre commune».
  • Plus d’Alternative? Le conseiller indépendant Rik Tomsin était absent ce jeudi. Il se murmure que l’Alternative fouronnaise, à laquelle il s’est rallié, aurait des difficultés à élaborer une liste en vue de l’élection communale du 13 octobre…

Terminé, l’égouttage de Teuven directement mis à l’épreuve!

Le «calvaire» des habitants de Teuven aura duré deux ans, mais aujourd’hui, les habitants de ce village fouronnais peuvent souffler: les travaux d’égouttage sont enfin terminés. Et les pluies abondantes de ce mois de juin les mettent immédiatement à l’épreuve!

Le bassin-tampon de la rue du Château a été abaissé

« Un nouveau système d’égouts séparé a été construit tout au long du tracé. Cela permettra d’améliorer considérablement la qualité de l’eau du Gulp et de certains cours d’eau secondaires », a commenté Ruben Janssens, chef de projet chez Aquafin. « Les eaux usées de plus de cent foyers ont notamment été raccordées
à la station d’épuration Aquafin à I Gen Treut. L’eau de pluie, de son côté, peut s’infiltrer dans le sol, qui sert de tampon, et elle est ensuite lentement déversée dans les cours d’eau environnants»
.

Le chef de projet d’Aquafin insiste aussi sur le prise en compte de la biodiversité: «le bassin tampon de la rue du Château a été en partie abaissé, laissant ainsi place à un
piscine pour amphibiens»
.

Le coût total du projet était d’environ 4,5 millions d’euros.
« Les travaux d’assainissement donnent toujours la possibilité de revoir l’organisation des routes», a commenté pour sa part le bourgmestre Voerbelangen de Fourons, Joris Gaens.

Le bourgmestre, Joris Gaens, insiste sur l’embellissement du centre de Teuven

Parallèlement aux travaux d’égouttage, «les câbles électriques ont été enterrés, et les lignes électriques ont été renouvelées».
Le centre du village, ajoute le mayeur fouronnais «a été doté de nouveaux sentiers piétonniers, afin que les piétons puissent également circuler en toute sécurité. L’objectif de meilleure qualité de l’eau se double ainsi d’un embellissement du centre du village». À moins de quatre mois des élections communales, un peu de promotion ne fait pas de tort…

Durant les travaux, qui ont duré plus longtemps que prévu initialement, des imprévus sont survenus, qui ont été évoqués, à l’époque, en conseil communal.
défis.

Qu’est-ce qui sera déterminant le 13 octobre? L’embellisement du village ou le souvenir de travaux interminables?

« D’une part, la région riche en sources de Teuven fournissait beaucoup d’eau, et cette fourniture a dû être interrompue. Par ailleurs, des cendres de zinc ont été retrouvées dans les anciennes fondations de la route. Ces cendres étaient dans le passé souvent utilisées pour améliorer les routes. Mais ces cendres de zinc sont une source de contamination du sol et elles ont dû être enlevées pendant les travaux », a ajouté Yolanda Daems, échevine des Travaux publics, peut-être pour désamorcer un mécontentement local?

Les Teuvenoises et les Teuvenois sont sûrement très heureux de pouvoir à nouveau circuler à leur guise dans leur village, et ils apprécieront sans doute les améliorations apportées. Reste à savoir si, le 13 octobre, cette satisfaction l’emportera sur les récriminations devant la durée de ces travaux.

«Êtes-vous certains à 100% que ce parking n’augmentera pas le risque d’inondation?

Des inondations dramatiques de la semaine dernière, qui ont particulièrement frappé Mouland, mais aussi Fouron-le-Comte ou Fouron-Saint-Martin, il a été particulièrement question au cours du conseil communal de Fourons, ce jeudi soir. D’abord avec les remerciements de la présidente de l’assemblée, Shanti Huynen (Voerbelangen) en ouverture de séance, «pour tous les intervenants, mais aussi pour la solidarité qui s’est manifestée entre les habitants». Mais aussi en fin de séance, avec les deux points relatifs au projet de parking à Fouron-Saint-Martin, contesté par une bonne trentaine de personnes, essentiellement francophones, venues assister à la réunion.

Les opposants, ici avec les élus francophones, étaient venus nombreux assister à la séance du conseil communal de Fourons

Le premier de ces points portait sur le plan d’alignement de ce parking. Le deuxième portait sur le permis à accorder pour la création de ce parking: le conseil communal devait prendre position, car, en collège communal, l’opposition de l’échevin francophone, Jean Levaux (R@L) avait débouché sur un non-consensus.

Le bourgmestre, Joris Gaens, a une nouvelle fois pris le micro, «non pas pour répéter ce que j’ai dit le mois dernier», mais pour rappeler qu’en 2021, une enquête menée par Toerisme Vlaanderen à Fourons, avait fait apparaître que pour 94% des 220 personnes qui avaient répondu à l’enquête, le problème du stationnement était prioritaire.

Proximité de la campagne électorale oblige, le mayeur fouronnais n’a pas manqué de rappeler que l’opposition francophone avait approuvé, le 24 novembre 2022, le plan général de gestion du stationnement à Fourons, «dans lequel était prévu un parking à Fouron-Saint-Martin, au pied du viaduc».

Fouron-Saint-Martin a été inondé le week-end dernier, «et on ne peut incriminer le parking» a plaidé Joris Gaens

«Vous avez le droit de changer d’avis» a concédé Joris Gaens, se référant à «l’émotion de ces derniers jours».

Fouron-Saint-Martin a été inondé, a-t-il poursuivi, «et on ne peut incriminer le parking qui n’est pas encore créé». L’endroit où il sera implanté n’était pas «noyé», au contraire des rues adjacentes. «Mais nous avons adapté notre plan», a-t-il plaidé. Il n’est pas question de bétonner le site, mais le sous-bassement du parking sera fait de silex, «qui permettra l’absorption d’eau». Et une rigole permettra d’évacuer le trop-plein, en cas de chutes d’eau abondantes, comme celles du week-end dernier.

Jean Levaux a répliqué en relayant l’inquiétude de la vingtaine de familles présentes à la réunion. «S’il n’y pas eu de « lac » à cet endroit, c’est que la nature a joué son rôle», a-t-il fait remarquer. Et si le problème du stationnement est effectivement aigu, à Fouron-Saint-Martin, «il existe une alternative, toujours sur un terrain d’Infrabel, à proximité d’arrêts de bus, et non loin de restaurants».

Clotilde Mailleu (R@L) a embrayé en réclamant «une nouvelle étude, à la lumière des événements de la semaine dernière et aussi du réchauffement climatique».

«Ce parking ne noiera pas le village» a rétorqué Joris Gaens, en admettant qu’il faudrait d’autres mesures préventives, pour réduire le risque d’inondations dans toute la commune.

«Une expression française dit « Dans le doute, abstiens-toi »», a avancé Grégory Happart. Ces mots en français ont créé un réflexe de Pavlov chez la présidente de séance, qui s’apprêtait à lui retirer la parole, quand elle s’est aperçue que le conseiller francophone, s’exprimait… en néerlandais et poursuivait: «êtes-vous certains que ce parking n’aura pas une influence négative sur le risque d’inondations?» («En êtes-vous sûrs à 100%?» a renchéri ensuite Clotilde Mailleu). Et Grégory Happart de conclure sur une autre expression française: «il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis».

Pas suffisant pour ébranler le groupe Voerbelangen, qui a accordé l’autorisation requise (renforçant ainsi un argument des opposants selon lesquels la Commune, à l’origine du projet de parking, et à la fois juge et partie dans le dossier). Les élus francophones s’y sont opposés. Quant à l’élu indépendant flamand Rik Tomsin, il s’est asbtenu.

La Berwinne et la Voer ont largement débordé à Fourons

Les pluies abondantes de vendredi soir ont causé du dégât à de nombreux endroits, et en particulier en province de Liège.

Fourons a elle-même été touchée: en début de soirée, le bourgmestre, Joris Gaens, a lancé la phase communale du plan d’urgence: les fortes pluies persistantes, en particulier au niveau du haut plateau de Liège et au-dessus de Dalhem, avaient provoqué d’abord le débordement de la Voer puis de la Berwinne.

Le niveau de l’eau était surveillé de près et les opérations de sauvetage étaient coordonnées par le bourgmestre, les différents services de la commune, les pompiers, la police, l’assistance médicale, l’Agence flamande de l’environnement et la Protection civile.

«Des sacs de sable et des pompes de la zone des pompiers du Limbourg Oriental ont été déployés en masse; les grandes pompes à débit de la protection civile ont également été appelées à la rescousse, et nous les attendons bientôt. Les bassins d’orage sont pleins. Malheureusement, le niveau de l’eau est monté si haut et si rapidement que l’accent est maintenant mis sur la sécurité de nos résidents », a expliqué en cours de soirée Joris Gaens.

«Les pires inondations de l’histoire de Fourons» a expliqué Joris Gaens

Une quinzaine de maisons dans et autour de la rue du Village ont été évacuées par les pompiers.. Mais Mouland était complètement inondée, tandis que la E25, de Liège à Maastricht, était également inondée, et était interrompue à hauteur de Visé.

«impuissants face à une mondée aussi rapide du niveau de l’eau»….

«Ce sont les pires inondations de l’histoire de Fourons. Certains habitants ont de l’eau jusqu’à la poitrine dans leurs maisons, c’est terrible à vivre», poursuivait le bourgmestre, visiblement choqué. « Nous essayons d’informer nos résidents le plus rapidement possible de la situation actuelle via notre site Web municipal et les médias sociaux».

«Nous les soutenons là où nous le pouvons avec des conseils concrets et une aide pratique des équipes de pompiers et de police sur le terrain», ajoutait-il. «Nous avons également ouvert un centre d’accueil dans le centre culturel (de la commune néerlandaise voisine) d’Eijsden, où nous emmenons les habitants concernés en bus. Nous étions impuissants face à une montée aussi rapide du niveau de l’eau, c’est du jamais vu!».

«Plusieurs exploitants du secteur Horeca ont spontanément offert un abri pour la nuit aux résidents touchés. Cela fait chaud au cœur et montre une fois de plus la solidarité des habitants de Fourons en cas d’inondation», a néanmoins salué Joris Gaens.

En principe, le niveau des eaux devrait diminuer ce samedi, puisque les précipitations se font plus rares.

La cellule de crise communale devait se concerter ce samedi matin sur les mesures à prendre, et aussi pour lancer un plan de nettoyage et de suivi des actions entreprises.

Futur parking de Fouron-Saint-Martin: on repart pour un tour

Comme annoncé, le projet de futur (?) parking à Fouron-Saint-Martin a constitué le seul point d’achoppement entre la majorité flamande, rejointe par le conseiller indépendant Rik Tomsin, et l’opposition francophone au conseil communal de Fourons, ce jeudi soir.

Pour l’occasion, le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) a quitté sa place pour commenter, micro à la main, les modifications du plan initial, qui justifient la relance d’une enquête commodo-incommodo sur place.

Joris Gaens a quitté son siège pour développer son plaidoyer en faveur du projet de parking à Fouron-Saint-Martin

Ce qui était demandé à l’assemblée, a insisté le bourgmestre fouronnais, c’était d’approuver le plan actuel des routes et leur futur nouvel équipement, la réalisation de travaux sur un domaine public pour lequel «un accord a été trouvé avec Infrabel, son propriétaire», et de valider le plan de construction de 33 places de parking en épi, «dans un angle de 45°» au pied du viaduc ferroviaire à Fouron-Saint-Martin.

«L’octroi du permis environnemental n’est pas du ressort du conseil communal, mais du collège échevinal» a-t-il précisé. Bétonnant ainsi l’argument d’opposants, selon lesquels la commune est à la fois juge et partie dans ce dossier. La demande de permis environnemental reviendra forcément devant le conseil communal, après un point de non-consensus entre bourgmestre et échevins. Et, une nouvelle fois, on demandera à la conseillère francophone Chantal Lebeau de quitter la table du conseil, au motif que sa fille et son beau-fils sont concernés par le projet de parking. II n’y aurait pas quelque chose d’incongru dans pareil cas?

Manqueront les nécessaires emplacements pour voitures de personnes handicapées: trois emplacements seront créés à proximité, le long du cimetière, a encore ajouté Joris Gaens. Là où les opposants voyaient une opportunité pour l’ensemble du parking…

Une couverture végétale fermera le parking, a-t-il poursuivi, et des plantations, «de un à trois et même à cinq mètres de haut» protégeront les habitations voisines de la vue des voitures. Suffisant pour la préservation des muscardins?

L’administration provinciale a «donné en avis positif » sur le projet, qui n’augmente pas le «risque d’inondation» a-t-il encore précisé. L’expert consulté par les riverains, lui, est d’un tout autre avis. La rigole d’écoulement prévue par le projet suffira-t-elle? Si le parking se réalise, il faudra vérifier à l’épreuve de la météo…

L’échevin francophone, Jean Levaux, a rappelé l’opposition de son groupe au projet de parking, réalisé «au pied d’un viaduc ferroviaire qui date de la Première Guerre mondiale». Il a dénoncé l’augmentation du trafic qui s’en suivra, avec la pollution sonore et atmosphérique qu’elle entraînera. Ce trafic empêchera le bus scolaire de se ranger près de l’école (francophone), a-t-il ajouté, et augmentera le risque d’accident à la jonction avec la dorsale fouronnaise.

Jean Levaux a encore soulevé la question du ponceau par lequel les véhicules s’évacueront. Et l’absence d’installations sanitaires sur ce futur parking.

Sur la solidité du ponceau, il faudra «des études supplémentaires» a concédé le bourgmestre. Et la question des installations sanitaires reste en suspens. Le point n’en a pas moins été approuvé par la majorité Voerbelangen, rejointe par le conseiller indépendant Rik Tomsin, contre l’opposition francophone.

  • «Bocage sans frontières»: c’est à l’unanimité qu’un nouveau plan de gestion du parc paysager « Bocage sans frontières» a été approuvé. Il permettra d’organiser le futur bureau du parc; de déterminer les modalités de gestion du parc par ce bureau, et de prévoir aussi le financement du parc paysager «auquel les provinces, et même la Région wallonne peuvent participer» a précisé le bourgmestre, puisque Aubel, Dalhem et Plombières sont parties prenantes dans le projet
  • Recherches généalogiques: le règlement sur les recherches généalogiques dans les archives communales a été adapté. Les généalogistes amateurs qui veulent retrouve leurs ancêtres dans les vieux registres d’état-civil fouronnais devront s’adresser au personnel du service Population, car l’examen de ces documents ne leur est désormais plus permis «parce qu’ils sont trop abîmés» nous explique-t-on. Il en coûtera 25 euros la demi-heure ou 50 euros à l’heure pour la prestation. Ou bien il leur faudra attendre que ces registres soient mis en ligne sur le service des Archives du Royaume…
  • Teuven: la grogne règne à Teuven, où les habitants croyaient en avoir fini avec les opérations d’égouttage, mais où les routes, à peine achevées, ont été rouvertes. Problème de malfaçon?

Le (futur?) parking de Fouron-Saint-Martin reste contesté

Interrompue il y a quelques mois, faute de quorum requis au conseil communal, la procédure de création d’un parking à Fouron-Saint-Martin est relancée: l’assemblée sera invitée, ce jeudi, à approuver une demande de permis d’environnement relative à cette infrastructure et à prendre une décision, non autrement précisée, sur les voiries. Le projet reste contesté par les riverains proches, francophones essentiellement, mais dont les objections, rédigées par un géomètre flamand, ont été transmises à l’administration communale.

Première remarque soulevée par les plaignants: la commune de Fourons, à la fois demanderesse et dispensatrice du permis d’environnement relatif à ce futur (?) parking est juge et partie dans ce dossier.

«Il s’agit d’une forme de mauvaise administration, tout à fait inacceptable», commentent-ils.

Dans un cadre politique général, poursuivent-ils, «en Flandre et à (presque) tous les niveaux politiques inférieurs, le choix politique explicite et réfléchi, principalement en rapport avec la nuisance de l’eau, est de décourager, de contrecarrer le(s) pavage(s) supplémentaire(s) d’espaces ouverts et, dans un premier temps, d’adoucir autant que possible».

Or, la zone envisagée est constituée comme prairie, «dont 25% sont désignés comme maquis».

«Il ne fait aucun doute qu’après la mise en service, le pavage du parking se compactera, ce qui aura sans aucun doute un impact négatif sur la gestion locale de l’eau», font-ils remarquer.

Une «vue de village protégée»… qui ne le sera plus?

Et «les matériaux proposés impliquent un durcissement supplémentaire de l’espace ouvert à proximité des cours d’eau existants, ce qui va totalement à l’encontre des intentions tant au niveau régional que local».

Le projet de parking se situe au pied du viaduc du chemin de fer Anvers-Aix-la-Chapelle. Or cette ligne «en raison de sa valeur historique et archéologique industrielle» a été «incluse par le Moniteur Belge en tant que vue de village protégée».

La clôture et la berge boisée prévues dans le projet de parking vont à l’encontre de ce principe, soulèvent-ils encore.

Autre argument environnemental, les deux routes d’accès (Onder ‘t Spoor et Op de Voer) sont «des rues étroites et asphaltées en cul-de-sac avec un trafic local très limité, principalement à l’usage des propriétaires».

Or, «d’après la demande, le parking sera utilisé entre autres par les visiteurs du
cimetière, les visiteurs de l’école primaire existante et les touristes. Outre le
nombre de visites au cimetière, le volume de trafic croissant dû à la présence
de l’école (pendant l’année scolaire et la semaine scolaire) augmentera
considérablement au moins deux fois par jour, tandis que les touristes
utiliseront le parking principalement pendant les week-ends et les vacances
(lorsque l’école n’est pas ouverte)»
.

Par ailleurs, «ces deux routes sont en mauvais état d’entretien et, dans leur état actuel, leurs dimensions et leur tracé sont totalement inadaptés à une augmentation, même minime, de la pression du trafic».

Un pont, ou plutôt un ponceau, qui ne serait pas propriété communale et ne supporterait pas un trafic lourd?

Op de Voer «ne figure pas dans l’atlas des routes de quartier et n’a pas non plus été reconnue par l’autorité communale comme une route communale ou incluse dans les routes communales depuis le 1er septembre 2019».

Cette voie constituerait donc une servitude, et la construction du parking impliquerait une aggravation non autorisée de la servitude en raison de l’augmentation du trafic, en violation des dispositions du Code civil».

Le pont existant du côté Onder ‘t Spoor n’est pour sa part pas propriété de la commune, «et rien n’indique que son propriétaire ait donné son autorisation» pour l’évacuation du parking par ce pont, ou plutôt ce ponceau. Rien n’indique par ailleurs que cet ouvrage puisse supporter des véhicules lourds.

L’augmentation de la pollution atmosphérique, de la pollution sonore, et l’abandon probable de déchets le long de ce parking nourrissent également la plainte des riverains.

La polémique autour de ce projet de parking à Fouron-Saint-Martin n’est pas près de s’éteindre!