Suggestion citoyenne: une… piscine dans l’église de Fouron-le-Comte

On sait que la gestion des églises est une préoccupation du bourgmestre Voerbelangen de Fourons, Joris Gaens, depuis son entrée en fonction. Ce n’est d’ailleurs pas la seule commune confrontée à ce problème, et les autorités ecclésiastiques s’en préoccupent aussi. L’évêché de Hasselt a ainsi demandé aux communes limbourgeoises de lui soumettre un plan à long terme de gestion des églises d’ici à la fin juin. À Fourons, les conseils de fabrique ont soumis un plan commun à l’autorité communale, selon lequel les églises de Mouland et de Fouron-Saint-Martin pouvaient être fermées. Mais celle-ci, de son côté, a décidé de s’en référer à une «assemblée citoyenne» qui est venue avec une proposition surprenante: transformer l’église de Fouron-le-Comte en piscine, avec parking à un étage supérieur!

Fermer l’église de Fouron-Saint-Martin: la suggestion des conseils de fabrique est balayée par l’assemblée citoyenne qui veut en fait une des églises centrales de la commune, avec celle de Mouland

Cette «assemblée citoyenne» se composait, au départ de 540 Fouronnais(e)s tiré(e)s au sort en janvier. Sur quelle base? Avec une répartition équitable entre néerlandophones et francophones? Des Fouronnais(e)s fréquentant ou non les lieux de culte? Mystère et boule de gomme, ce tirage au sort s’est déroulé de manière très discrète.

Mardi dernier, une réunion était organisée à laquelle la population était invitée. D’après le Belang van Limburg, qui relatait l’événement ce vendredi, quelque 75 personnes étaient au rendez-vous.

Et qu’a décidé cette assemblée citoyenne? Que les églises de Mouland et de Fouron-Saint-Martin devraient devenir les… églises principales de la commune. En se basant sur le fait que l’église de Fouron-Saint-Martin attire chaque année de nombreux visiteurs, belge et étrangers, en raison d’une crèche apparemment remarquable.

Pour l’église saint Lambert de Fouron-le-Comte, la suggestion a été formulée de la transformer en un complexe comprenant des piscines et un parking à l’étage! Une idée copiée sur un plan similaire développé à Maasmechelen!

Problème: toutes les églises fouronnaises sont classées, et on ne peut en faire n’importe quoi!

S’agissant de l’église de Fouron-le-Comte, on se rappelle que des subsides avaient été accordés pour sa rénovation, qui a commencé par la toiture, et n’a pu être menée à terme: une partie des subsides a été indûment utilisée par le conseil de fabrique de l’époque pour rénover la salle paroissiale attenante, et l’épisode s’est conclu par un accord tripartite entre le conseil communal, l’évêché de Hasselt et le conseil de fabrique. Contre la reprise du remboursement des subsides indûment utilisés, la salle paroissiale devait devenir salle communale…

Une piscine à l’intérieur de l’église saint Lambert à Fouron-le-Comte, où des rénovations partielles ont eu lieu il y a quelques années?

Il n’en demeure pas moins que des rénovations intérieures et extérieures y ont été effectuées, et la transformation de l’édifice en piscine rendrait ces dépenses encore plus inutiles!

D’autres utilisations hypothétiques ont été formulées dans le cadre de la possible, mais pas certaine, installation du télescope Einstein au Limbourg néerlandais, ou plus réalistes avec la réalisation d’un circuit touristique des églises…

On ne célébrerait plus que des funérailles à Fouron-Saint-Pierre (photo d’archives) et à Remersdael?

Certains participants se sont émus aussi du fait que de nombreuses incinérations se déroulent à Eijsden, aux Pays-Bas, où les cérémonies laïques ou religieux d’adieux se déroulent également. Ils ont proposé de consacrer les églises de Remersdael et de Fouron-Saint-Pierre aux funérailles.

On ignore comment l’évêché de Hasselt va réagir à ces suggestions. À Liège, la réflexion de l’évêché part toujours d’un accord entre les conseils de fabrique, comme cela s’est fait à Fourons, où la proposition du conseil central des fabriques d’église semble avoir été écartée purement et simplement!

En général, aussi, quand une église est désacralisée, il est veillé à ce que la nouvelle affectation soit respectueuse de son ancienne destination. Et qu’éventuellement, un petit lieu de culte, comme une chapelle y reste présent.

Et à Fourons, par surcroît, se mêle le contentieux linguistique. Il est notoire qu’à Remersdael, certains offices se célèbrent en français. Il serait étrange que cette disposition ne vaille plus que pour des funérailles…

Presbytère, égouttages: l’opposition francophone à l’offensive

Une première question de Yannick Lahaye sur la vente du presbytère de Remersdael; une autre de Robert Liebens sur l’interruption des travaux d’égouttage à Schophem; une interpellation de Jean Levaux à propos des mêmes travaux d’égouttage; l’opposition francophone a donné de la voix, ce jeudi, au conseil communal de Fourons. Sans compter un certain nombre de points de non-consensus renvoyés du collège échevinal au conseil communal: de quoi énerver le néophyte conseiller Voerbelangen Guy Theelen, à qui il faudra préciser que l’échevin de l’opposition (un poste inauguré en son temps par un certain Huub Broers) représente une tendance politique opposée à celle de la majorité!

Yannick Lahaye (R@L) s’interrogeait sur la brusque diminution de 40000 euros accordée par la notaire à l’acheteur du presbytère de Remersdael, initialement estimé à 290000 euros. Un candidat-acheteur n’avait pu profiter de cette opportunité, a-t-il souligné.

Le presbytère de Remersdael a-t-il été surévalué au départ, et son prix a été opportunément réduit de 40000 euros

Le bourgmestre, Joris Gaens, a longuement détaillé le cheminement du dossier, pour expliquer que la vente s’est déroulée conformément aux conditions fixées par le conseil, «sans une voix pour s’y opposer». La vente était ouverte du 13 janvier au 5 mars, a-t-il ajouté, et une offre a été transmise le 13 mars: elle était donc hors délai. Le bâtiment a été attribué au seul acheteur qui a transmis une offre acceptable.

Interpellé par Guy Theelen, l’échevin Grégory Happart (R@L) a estimé que l’estimation initiale du bâtiment était trop élevée: «si on avait mis le presbytère en vente à 250000 euros, il y aurait sans doute eu plus d’amateurs», a-t-il conclu.

La vente a été approuvée par 10 voix contre 4 et 1 abstention, celle de Jean Levaux

Robert Liebens (R@L) a relayé, lui, les questions des habitants sur l’interruption «depuis trois semaines» des travaux d’égouttage à Schophem.

«Ces travaux sont en cours, et ils sont interrompus pour l’instant pour une question de coordination entre Fluvius et Proximus», a répondu l’échevine Voerbelangen des Travaux, Yolanda Daems, en annonçant qu’ils reprendront… le 24 mars. Leur achèvement est prévu, sauf imprévu, pour la fin de cette année, avec l’asphaltage de la route. Une séance d’information sera organisée pour les habitants, a-t-elle encore précisé.

Des travaux interrompus depuis trois semaines qui reprendront le 24 mars

L’échevine a une nouvelle fois été invitée à répondre à une autre interpellation, celle-là de Jean Levaux, sur la décision de principe, accordée par dix voix contre zéro et les abstentions de l’opposition francophone, de lancer avant 2027 des travaux d’égouttage rue de Berneau et rue de l’Arbre. C’est le choix opéré entre deux hypothèse présentées par la Société flamande de protection de l’Environnement. Il en coûtera 1,5 à 2 millions d’euros à la commune.

Jean Levaux a souligné l’impact de tous ces travaux sur les habitants. Ainsi, récemment, «la distribution d’eau a été coupée pendant toute une journée, simplement parce qu’un robinet était resté fermé» a-t-il dénoncé. «Et personne ne savait à qui s’adresser! N’oublions pas que tout le monde n’est pas connecté à Internet!».

Les numéros d’appels de tous les intervenants figurent sur le site de la commune a répliqué l’échevine. Ils figuraient aussi dans le bulletin communal distribué dans les habitations. Pas de quoi satisfaire Jean Levaux qui a demandé qu’ils figurent sur un panneau, placé le long des travaux..

Le parc paysager «Bocage sans frontières» sauvé par la Cour constitutionnelle

Le plan de parc paysager «Bocage sans frontières», porté par la commune de Fourons en 2023, y associe les communes wallonnes d’Aubel, de Plombières, et de Dalhem, ainsi que les communes néerlandaises d’Eijsden-Margraten et de Valkenburg. Approuvé par la Région flamande, il a bien failli capoter, n’eüt été l’arrêt rendu le 13 mars dernier par la Cour constitutionnelle.

La plus haute instance judiciaire et administrative du pays était saisie, en effet, d’un recours en annulation partielle du décret de la Région flamande du 9 juin 2023 «relatif aux Parcs flamands et à la protection générale des sites ruraux», introduit par des requêtes adressées par lettres recommandées les 27 décembre 2023 et 11 janvier 2024 par l’asbl «Boerenbond», par la sprl Michiels, et par l’asbl «Natuurlijk boeren»..

Leurs arguments portaient sur la violation de «l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement», invoquaient que «les dispositions attaquées ne prévoient pas suffisamment de possibilités de participation pour les acteurs locaux lors de l’établissement de la note sur les parcs, du plan directeur et des plans opérationnels, en ce qu’il est uniquement prévu que les autorités locales doivent constituer la moitié des membres de l’agence des parcs»; et dénonçaient qu’il ne soit prévu qu’une «ébauche de participation».

Un bocage sans frontières, qu’on peut également découvrir du haut d’une montgolfière!

Les contestataires affirmaient aussi que le décret aurait «une incidence sur les affectations et les droits de propriété existants», et soutenaient que «le régime de subventionnement prévu constitue une aide d’État manifestement illicite».

Le gouvernement flamand a, évidemment, répliqué sur ces divers points, en insistant notamment sur le fait que «lors de l’établissement du décret du 9 juin 2023, une concertation a eu lieu avec divers acteurs». Il a souligné que «les autorités locales poursuivent l’intérêt général», et objecté que «Le gouvernement flamand a, évidemment, répliqué sur ces divers points, en insistant notamment sur le fait que «lors de l’établissement du décret du 9 juin 2023, une concertation a eu lieu avec divers acteurs». Il a souligné que «les autorités locales poursuivent l’intérêt général», et objecté que «les objectifs du décret du 9 juin 2023 sont compatibles avec l’exploitation d’une entreprise agricole et que les agriculteurs pourront encore disposer librement de leurs parcelles comme ils l’entendent».

De nombreuses répliques ont ensuite été échangées entre les parties. Et la Cour constitutionnelle a notamment relevé que «la note sur les parcs et le plan directeur doivent, à peine d’irrecevabilité, contenir l’avis des autorités locales et qu’il convient d’organiser une forme de participation». Elle rappelle qu’elle doit «garantir le droit à la protection d’un environnement sain, respecter l’appréciation de ces législateurs quant à l’intérêt général, sauf si cette appréciation est déraisonnable» et signale que .«le législateur décrétal dispose d’un large pouvoir d’appréciation pour déterminer quelles mesures sont appropriées afin de réaliser les buts qu’il poursuit en matière de politique intégrée du paysage».

Elle a noté que «les Parcs flamands ont pour but de stimuler, de faciliter et de mettre en œuvre la recherche, la conservation durable, la remise en état, le développement et le désenclavement du paysage, l’organisation de la coopération axée sur la protection générale des sites ruraux et la promotion de la diversité biologique et de la conservation de la nature». Elle ajoute qu’«une protection non seulement contre l’expropriation ou la privation de propriété, mais également contre toute ingérence dans le droit au respect des biens et contre toute réglementation de l’usage des biens» est prévue.

Elle estime qu’une «politique transversale du paysage… constitue un objectif légitime» et constate que «le régime de subventionnement élaboré, qui ne doit pas être notifié à la Commission européenne, ne peut être utilisé pour acheter et acquérir des parcelles dans un Parc flamand ou à proximité» et qu’il n’y a dès lors «pas de différence de traitement entre les propriétaires fonciers ordinaires dans un Parc flamand ou à proximité, d’une part, et la coalition territoriale et l’agence des parcs».

En conclusion, la Cour constitutionnelle rejette donc les recours qui lui avaient été adressés. La voie est libre pour le Parc paysager «Bocage sans frontières»!

L’avenir des églises en questions

Dans l’interview qu’il nous avait donnée, avant d’entrer en fonction, le bourgmestre de Fourons, Joris Gaens (Voerbelangen) avait déjà abordé la question de la gestion des édifices religieux de la commune, et, par ricochet peut-être, de l’avenir des divers conseil de fabrique.

Son premier mandat partiel achevé, et maintenant qu’il a été plébiscité par le scrutin communal du 13 octobre dernier, le mayeur fouronnais revient sur le sujet, et appuie sur l’accélérateur. En s’abritant derrière une «assemblée citoyenne», une «plate-forme participative» qui a permis à des Fouronnais(e)s tiré(e)s au sort -selon quels critères?- de répondre à diverses questions: «Quels développements voyez-vous pour ces lieux sociaux intéressants? Comment voyez-vous l’avenir de nos six églises? Sur quoi devons-nous surtout nous concentrer?». Dans un cadre tracé par le bourgmestre.

«Les églises ont une grande valeur, mais il y a des défis à relever», a expliqué Joris Gaens. «Comme le nombre de fidèles diminue, les églises sont moins utilisées. Mais les frais d’entretien et de restauration ne font que croître».

Parmi les dossiers de restauration des dernières années, celui de l’église de Fouron-le-Comte a posé bien des problèmes…

«Ces dernières années, nous avons déjà eu divers dossiers de restauration», a-t-il ajouté (N.D.L.R.: celui de la restauration de l’église saint Lambert à Fouron-le-Comte n’a pas été mené à bien, par suite de l’utilisation d’une partie des subsides prévus à cet effet pour la rénovation de la salle paroissiale attenante. Ce qui a conduit à un accord tripartite entre la commune, le conseil de fabrique, et l’évêché de Hasselt). «Et d’autres dossiers s’annoncent qui exigeront des investissements, notamment pour restaurer les toitures. C’est pourquoi il nous faut une vision d’avenir pour nos églises. C’est à dire un plan de gestion des églises, que nous voulons conclure avec les conseils de fabrique, afin d’obtenir une gestion optimale des bâtiments et ainsi pouvoir prendre la responsabilité des investissements nécessaires».

Ces trois réunions «ont permis de tenir compte de nombreux facteurs», précise-t-il dans un communiqué. «Et il est important que les communauté se retrouvent dans les choix qui seront faits. Ce n’est qu’ainsi que nous obtiendrons l’adhésion à un plan de gestion».

Les églises fouronnaises sont toutes reconnues comme héritage architectural…

Les ingrédients à intégrer sont nombreux. «Les églises sont toutes protégées car elles sont reconnues comme héritage architectural», indique Joris Gaens. «De plus, les églises sont au milieu de nos villages, et déterminent ainsi l’identité de nos communautés villageoises».

Dans cette énumération, le bourgmestre fouronnais oublie un élément fondamental: le linguistique. À Remersdael, par exemple, des offices religieux sont parfois célébrés en français: c’est une pratique auquel de nombreux habitants sont attachés.

Le 18 mars prochain, tou(te)s les Fouronnais(e)s seront invité(e)s à une assemblée générale, où les conclusions de l’assemblée citoyenne seront exposées, conclut Joris Gaens. «Tous les habitants auront ainsi l’occasion de participer à la discussion sur l’avenir de nos églises».

Le dossier sera un élément du plan de gestion de églises, qui sera ensuite transmis à l’évêché pour approbation. L’espoir de Joris Gaens est de proposer le document à l’approbation du conseil communal le 15 mai prochain. Il faudra peut-être pour cela brûler les étapes!

Le problème des commerçants n’a pas été abordé

Les conseillers communaux fouronnais ont été appelés à déposer un bulletin de vote dans l’urne vingt-quatre fois de suite, ce jeudi. Avec à chaque fois un dépouillement, le plus souvent pour désigner les représentants de la commune dans les diverses associations et intercommunales dont elle fait partie.

Avant ce long pensum, les conseillers avaient pris connaissance de la prestation de serment de leur bourgmestre (accompagné de son jeune fils en l’occurrence) chez le gouverneur de la province de Limbourg, le 31 janvier dernier. Joris Gaens (Voerbelangen) avait été installé le 5 janvier, avec l’ensemble des conseillers communaux, en qualité de bourgmestre effectif. Sa nomination à la fonction mayorale a été officialisée le 15 janvier. Et c’est donc en fin de mois qu’il a prêté (à nouveau) serment. L’assemblée fouronnaise l’a applaudi, une nouvelle fois.

L’organigramme du personnel communal a été modifié à l’unanimité, afin notamment de faire passer un «administratif dans le service du personnel» au poste d’«assistant principal au service du personnel»: promotion justifiée par l’expertise, l’autonomie, et la nécessité d’assumer des responsabilité dans cette fonction.

Le conseil a encore, avant de passer aux votes, approuvé la cession à la commune du chemin de Fourons à Hoenveldje.

Tout a continué, ensuite, à se dérouler comme sur des roulettes. Si ce n’est qu’un problème crucial n’a pas été évoqué lors de ce conseil communal.

La fermeture de la «dorsale fouronnaise» passe mal chez les commerçants

Quelques jours avant la réunion, les responsables communaux ont en effet rencontré les commerçants, qui ont fait part de leur mécontentement devant la fermeture, pour cause de travaux d’égouttage, de la «dorsale fouronnaise». Depuis des mois, il est en effet impossible de passer de Fouron-le-Comte à Fouron-Saint-Pierre, Fouron-Saint-Martin, ou Remersdael sans opérer une large détour par Warsage et la route de Berneau à Henri-Chapelle.

Patience, jusqu’au début 2026 au moins!

Les travaux d’égouttage sont indispensables, c’est vrai. Et leur interruption pendant la période hivernale est compréhensible. Mais les commerçants ont réclamé des aménagements et ont été partiellement entendus, puisque, de 16h30 à 8h00, un passage a été aménagé. Suffisant pour leur donner satisfaction? On verra à l’usage. Car ce parcours n’est que moyennement carrossable. Sauf pour les cyclistes qui y passent même en journée. Mais il y a des emplettes qu’on peut difficilement faire à bicyclette…

Et en attendant, la fin des travaux n’est prévue que pour… le début 2026. Sauf imprévus, comme on en a connu à Teuven! Il faut décidément souffrir pour être épurés!

La chapelle Sainte-Anne sera analysée avant d’être déplacée

La chapelle Sainte-Anne, à Fouron-le-Comte, est un monument classé. Située à l’angle de la route de Berneau, de la route de Warsage et de la rue de l’Arbre, elle devra être déplacée, quand ce carrefour sera réaménagé.

La chapelle Sainte-Anne devra être déplacée lorsque le carrefour sera réaménagé

Le démontage éventuel de la chapelle, et sa reconstruction seront des opérations particulièrement délicates. Mais avant de savoir de quelle manière il faudra opérer, une étude sera réalisée. La majorité, par la voix du bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) a proposé, ce jeudi soir, de confier cette mission au bureau Lapis Arte, d’Oosterzele, qui se présente comme «une entreprise de restauration belge spécialisée dans le traitement et la restauration de la pierre, du métal et des peintures murales». Le montant total de cette mission se monte à un peu plus de 17000 euros. La décision a été prise majorité contre opposition francophone.

La réunion du conseil communal, expédiée tambour battant, s’était ouverte par l’approbation de la liste nominative des subsides prévus pour 2025. Le document remplace un règlement éventuel sur cette distribution.

Jean Levaux (R@L), en examinant le document, a relevé que le groupement paysager «Hesbaye et Fourons» recevrait 38000 euros. Et il a suggéré que les «préoccupations de la vie quotidienne des Fouronnaises et des Fouronnais soient mieux prises en compte», notamment au niveau de «l’accueil de la petite enfance».

Les divers subsides accordés à cette association recouvrent plusieurs actions, lui a répondu Joris Gaens. Le soutien au tourisme, «importante activité pour notre commune» en est une. Il y a aussi un volet agricole. Et puis le projet de parc paysager Bocages sans Frontières, pour lequel la Région flamande interviendra. Un subside pour l’accueil de la petite enfance est prévu au plan budgétaire pluriannuel, a-t-il précisé, mais «depuis des années, nous cherchons en vain à Fourons des familles qui s’occuperaient d’une garderie». La liste a été approuvée à l’unanimité, moins l’abstention de l’échevin Grégory Happart. Lequel a désormais accès aux documents en ligne relatifs aux dossiers traités en collège communal…

Un arrangement a été conclu entre l’entrepreneur chargé de l’implantation du collecteur «Ruisseau de Teuven», qui a pris beaucoup de retard, Aquafin, Fluvius et la commune. «Afin d’éviter des frais supplémentaires de justice» a expliqué le bourgmestre. La contribution de la commune sera de 10900 euros. Arrangement approuvé majorité Voerbelangen contre opposition R@L

Le règlement sur la collecte des immondices a été prolongé. Joris Gaens a remarqué au passage que le volume collecté à Fourons est assez loin au-dessus des objectifs de réduction proposés. «Mais il est vrai que l’évacuation des déchets provoqués par les récentes inondations n’a pas aidé», a-t-il noté. L’opposition francophone s’est abstenue sur ce point.

Les ouvriers communaux apprécieront eux l’usage du tracteur-tondeuse dont l’achat, pour 19700 euros TVA comprise a été approuvé à l’unanimité.

L’extension du camping de Drink à Fouron-Saint-Pierre inquiète le voisinage

Le conseil communal de Fourons, tenu ce jeudi en l’absence du conseiller Steven Heusschen (Voerbelangen), excusé, aurait été expédié en deux temps trois mouvements, par exemple pour adapter le règlement de travail pour le personnel communal et du CPAS, si un point de non-consensus, relatif au permis environnemental nécessaire à l’extension du camping de Drink, à Fouron-Saint-Pierre, n’avait alimenté le débat.

C’est l’échevin francophone, Grégory Happart, qui avait bloqué ce point en collège communal. Mais c’est son prédécesseur, Jean Levaux, qui a explicité cette position.

Pourquoi? «Une longue notice historique accompagnait le dossier», a-t-il relevé, en rappelant que «dans les années 1970, des tentes accueillaient des jeunes scouts ou des patronné(e)s, qui étaient alors encadré(e)s».

Aujourd’hui, ce n’est plus le cas: les campeurs sont des adultes, présents tous les week-ends, et le comportement de certains d’entre eux perturbe le voisinage, «au point que l’exploitante a dû appeler la police, en raison du bruit qu’ils provoquaient».

Un décret de l’autorité flamande fixe la norme maximale de bruit à 85 décibels (équivalent au bruit d’un restaurant scolaire), poursuit Jean Levaux, «mais on est régulièrement au-dessus de cette norme».

L’extension du camping de Drink à Fouron-Saint-Pierre pose questions au voisinage

L’extension du camping a entraîné le détournement d’un canal naturel d’écoulement des eaux de pluie vers un étang voisin, signale-t-il. Et en matière de protection de la nature, le projet n’est pas particulièrement bienvenu.

Il y a aussi un problème de circulation dans ces rues à circulation locale, «où le croisement d’un autobus et d’une voiture est impossible». Comment, par exemple, les services de secours pourraient-ils atteindre le camping, si des voitures sont stationnées dans ces rues?

En réplique, le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) s’est dit tout d’abord «fier, quand je suis ailleurs qu’à Fourons, d’entendre que des gens, flamands ou francophones ont eu du plaisir à venir camper dans notre belle région». S’agissant des nuisances évoquées par Jean Levaux, «je n’ai été mis au courant de rien», poursuit-il, «et dès lors je n’ai aucune raison de m’opposer à la demande».

Le permis s’accompagne de diverses conditions, précise-t-il encore, «et je n’ai pas de boule de cristal qui me permette de prévoir si ces conditions seront respectées ou non. Si elles ne le sont pas, nous examinerons la situation».

«J’ai parlé à tous les habitants de la rue, et tous ont peur de l’augmentation du trafic qui résultera de l’extension de ce camping, que vous voulez autoriser», reprend Jean Levaux, qui se demande si, en cas d’infraction, «l’autorisation d’exploitation pourrait être retirée».

Malgré cette intervention, la majorité Voerbelangen (qui a déjà organisé au moins un événement dans ce camping, et qui avait augmenté la taxe sur les nuitées pour réguler le tourisme à Fourons) a accordé son feu vert au permis environnemental lié à l’extension du camping, contre l’opposition francophone.

«Il serait bien que l’exploitante rencontre les voisins du camping», lance encore Jean Levaux. «Je ne suis pas juge de paix…», conclut Joris Gaens, alors que la séance s’achève…

Le conseil communal et le CPAS installés dans la convivialité

La séance inaugurale a attiré beaucoup de mondes à la Maison communale de Fourons

Beaucoup de monde, ce jeudi soir, pour assister à l’installation du conseil communal puis du CPAS. Dans un climat convivial, qu’on n’avait pas connu dans le passé. Même si Shanti Peerboom-Huynen, la présidente du conseil sortant, avait précisé à tous les élus qu’ils devaient prononcer la formule du serment («Je jure d’exécuter fidèlement mon mandat») «uniquement en néerlandais».

Les deux nouveaux mandataires Voerbelangen ont été les premiers à prêter sermane

Après la prise de connaissance classique du résultat des élections communales, et la vérification, tout aussi habituelle, des pouvoirs des mandataires, les uns après les autres, en commençant par les deux nouveaux élus Voerbelangen, Katja Linder-Bogers et Guy Theelen, tous les mandataires fouronnais ont défilé pour s’exécuter, les conseillers R@L (Respect-Avenir-Libertés) clôturant l’exercice.

Le nouveau groupe des élus francophones, très attentifs au déroulé de la réunion

Toujours prévues dans une séance d’installation, suivaient la détermination du rang des différents conseillers communaux, et la détermination des groupes politiques du conseil: toujours rien de nouveau sous le soleil fouronnais, Voerbelangen, et R@L, toujours avec dix mandataires pour le premier, et cinq pour le second.

Formellement, la présidence du conseil communal devait être attribuée: Voerbelangen présentait à cette fonction Shanti Peerboom-Huynen, qui l’a exercée lors de la mandature précédente, après la défection de Rik Tomsin; Son mandat a été confirmé à l’unanimité.

Il restait à désigner les échevins et à leur faire prêter serment: Yolanda Daems et William Nijssen ont été reconduits, et, côté francophone, Grégory Happart a pris le relais de Jean Levaux.

Les nouveaux élus fouronnais, de g. à dr. Guy Theelen, William Nijssen, Jean-Marie Geelen, Katja LIinder-Boegers; Yolanda Daems, Alicia Dodémont; Steven Heusschen, Joris Gaens, Shanti Peerboom-Huynen (Voerbelangen); Jean Levaux; Yannick Lahaye; Martial Droeven, Robert Liebens et Grégory Happart (R@L)

La désignation du bourgmestre, et sa prestation de serment ont clôturé cette séance, bouclée en seize minutes: Joris Gaens, plébiscité le 13 octobre dernier, est reparti pour six ans.

La prochaine réunion du conseil communal, qui pourrait être moins consensuelle, a été programmée au 19 décembre.

Dans la foulée, le CPAS a également été installé. Un CPAS largement recomposé, puisque, côté Voerbelangen, seule Hilde Broers y siégeait précédemment, tout comme Marie-Noëlle Kurvers, côté francophone. Maryline Muytjens, elle, a fait son entrée en cours de mandature, en remplacement de Michael Henen.

Les membres Voerbelangen, à l’exception de Hilde Broers et de Christel Loop, sont des conseillères communales: Lizzy Buyens; Alicia Dodémont, et Shanti Peerboom-Huynen. Maryline Muijtens y était entrée en cours de mandature, en remplacement de Michael Henen

Côté R@L, par contre, les membres du CPAS, emmenés désormais par Freddy Cleenen, ne font partie que de l’instance sociale: Marie-Noëlle Kurvers; Maryline Muytjens, et l’autre nouveau-venu, Joël Droeven.

Les membres du CPAS, avec, de g. à dr. Joël Droeven et Freddy Cleenen (R@L); Lizzy Buyens (Voerbelangen); Maryline Muytjens (R@L); Alicia Dodément, Hilde Broers, Chistel Loop et Shanti Peerboom-Huynen (Voerbelangen), et Marie-Noëlle Kurvers (R@L

Là, l’élection de la présidente, Hilde Broers, et son choix comme présidente faisant fonction dans l’attente de la confirmation de son élection, se sont effectués à bulletins secrets. Les résultats des deux scrutins ont dégagé une unanimité en sa faveur, ce dont elle a remercié les membres du CPAS.

Là aussi, la prochaine réunion a été programmée au 19 décembre, avant le conseil communal. Mais l’intention, a précisé Hilde Broers, est de ne plus tenir séance le même jour que le conseil communal. Manière de ne pas surcharger ses colistières?

De nouveaux visages au conseil communal et au CPAS

Si les conseils communaux wallons ont tous été installés ce dernier lundi, à l’exception de celui de Celles, en Hainaut, où une nouvelle élection se déroulera en janvier, en Flandre, les nouveaux élus siègent pour la première fois en ordre dispersé. À Fourons, on a conservé le jeudi comme jour de réunion: c’est donc ce jeudi 5 décembre que le nouveau conseil communal tiendra séance.

Côté francophone, la représentation subit une transformation en profondeur, puisque des élus de 2018, seuls, Jean Levaux et Grégory Happart subsistent. Avec un changement de rôle entre eux, puisque, pour les six années à venir, c’est Grégory Happart qui va occuper le poste d’échevin de l’opposition. Le fonctionnement du collège communal risque d’être modifié.

Coup d’essai, coup de maître pour Yannick Lahaye!

Derrière ces deux «vétérans», c’est le jeune Yannick Lahaye, bientôt 27 ans qui a réalisé le plus beau score. On ne peut pourtant pas dire que ce jeune habitant de Fouron-Saint-Pierre, qui travaille au Liege Airport et gère en plus un portefeuille d’assurances en indépendant, a fait une campagne tapageuse pour s’attirer 318 suffrages. Il lui reste à se montrer à la hauteur de ce magnifique résultat au conseil communal.

Comme nous l’avons déjà écrit, le départ de Chantal Lebeau après celui de Clotilde Mailleu fait que la représentation francophone sera exclusivement masculine, pour ouvrir les six prochaines années de mandature.

Deux autres représentants francophones vont donc faire leur entrée au conseil communal, tous deux avec une hérédité marquée

Martial Droeven prolonge la carrière politique de son père Nico

Âgé de 45 ans, marié et père de deux filles de 17 et 15 ans, Martial Droeven exerce le métier de coordinateur technique à l’atelier de traction de la SNCB à Kinkempois. Cogérant du LD Racing, président de l’Écurie fouronnaise, administrateur de l’Action fouronnaise et de la ferme pédagogique, il est aussi le fils de Nico Droeven, qui vient de mettre un terme à quarante-deux années de mandats politiques. Son message électoral? «Nous vivons tous en harmonie sur ce petit bout de territoire, conquis et reconquis au gré du temps par différents peuples. C’est une richesse, c’est notre richesse!»

Robert Liebens attaché aux facilités linguistiques

Robert Liebens, lui aussi, a une filiation bien établie: il est le fils de Roger Liebens, ancien conseiller communal, ancien échevin, et toujours musiciens accompli. Âgé de 51 ans, père d’un garçon et d’une fille, il est employé au ministère de la Justice. Il s’engage en politique pour défendre «les facilités linguistiques que, malgré la législation, les membres de Voerbelangen veulent faire disparaître. Pourquoi? Nous aussi, nous voulons vivre dans une commune où il fait bon vivre dans le respect mutuel».

Joël Droeven nouveau conseiller au CPAS.

On notera qu’un nouveau visage va faire son apparition aussi au CPAS, où le chef de groupe francophone sera désormais Freddy Cleenen.

Joël Droeven, 58 ans, «Fouronnais de racines et de cœur» proclame sa priorité: «vivre dans une commune accueillante, où il fait bon vivre dans un esprit villageois et convivial».

Katja Linder-Bogers, une Néerlandaise qui en remplace une autre

Cȏté Voerbelangen, comme déjà annoncé, Alexandra van Gestel, qui avait plaidé vigoureusement pour le droit de vote des citoyens européens au CPAS, ne reparaîtra pas sur les chaises du conseil communal de Fourons, sauf désistements en série.

Mais cette citoyenne néerlandaise sera remplacée par une autre: Katja Linder-Bogers, 49 ans, originaire de Gulpen, vit depuis octobre 1992 à Fourons. Employée à l’école provinciale flamande de Fouron-le-Comte, mère d’un fils et d’une fille, elle a fait une campagne discrète sur le thème «profiter de ma famille et de mes amis autour de moi; et profiter des petites choses dans la vie». En y ajoutant des promenades «avec (ses) chiens ou (ses) chevaux dans la belle nature fouronnaise». Ce qui lui a valu le dixième siège de Voerbelangen.

Guy Theelen chantera-t-il ses interventions?

Guy Theelen est l’autre nouveau-venu dans la majorité flamande. Septuagénaire, il est retraité d’une entreprise européenne. Père de trois enfants, et grand-père de quatre petits-enfants, il a fait lui aussi une campagne légère. En présentant ses hobbies: «se promener, faire du vélo, chanter dans une chorale, l’enseignement, l’enseignement artistique et la politique». Et en décrivant ce qui le rend heureux: «une table agréable avec de bons amis; l’opéra; et chanter». Un programme qui semble assez léger a priori. Mais qui sait, si Guy Theelen développe ses interventions sur des airs d’opéra, le conseil communal de Fourons pourrait ressembler à une salle de spectacle!

Des départs au CPAS et au conseil communal

Comme précisé dans la relation du dernier conseil communal de la mandature, la présidente de l’assemblée, Shanti Huynen (Voerbelangen) a salué celles et ceux qu’on ne reverra plus sur les bancs du conseil communal. Ou du CPAS.

À tout seigneur, tout honneur: Nico Droeven, chef de groupe R@L au CPAS, tire sa révérence après quarante-deux années de mandat: il a en effet été élu pour la première fois au conseil communal de Fourons le 10 octobre 1982. Réélu le 9 octobre 1988, il est devenu bourgmestre de la commune, dans la foulée des accords qui mettaient fin au «carrousel fouronnais» de la mandature précédente, qui voyaient les échevins démissionner après chaque refus de l’autorité de tutelle de nommer José Happart bourgmestre: ce dernier redevenait alors premier échevin, et bourgmestre faisant fonction. Le 9 octobre 1994, Nico Droeven revient en tant qu’échevin au conseil communal, l’écharpe mayorale revenant à José Smeets.

Nico Droeven: quarante-deux années de mandats électifs à Fourons!

En l’an 2000, alors que Voerbelangen conquiert la majorité au conseil communal, Nico Droeven, tête de liste francophone au CPAS, où seuls, les électrices et les électeurs belges ont droit de vote, remporte la majorité et devient président de l’instance. Il était en même temps élu au conseil communal. Six ans plus tard, le 8 octobre 2006, il reste au CPAS, en qualité de chef de groupe de l’opposition francophone. Poste qu’il occupera ensuite au CPAS, de 2012 à ce 28 novembre 2024.

Le 8 octobre 2000, un tout jeune conseiller communal francophone faisait une entrée fracassante au conseil: Benoît Houbiers décrochait le troisième score de la liste francophone, derrière ceux de de José Smeets, tête de liste et échevin de l’opposition francophone, et Nico Droeven. Depuis lors, il a été reconduit successivement le 8 octobre 2006, le 14 octobre 2012; et le 14 octobre 2018: il a donc totalisé vingt-quatre années au conseil communal.

Bernard Liégeois: plusieurs mandats au CPAS

Bernard Liégeois quitte lui aussi le CPAS après avoir effectué quatre mandats au sein de l’instance sociale, où il est entré à l’issue de l’élection du 8 octobre 2000. Il a ensuite été reconduit en 2006, 2012, et 2018.

L’ancien permanent du Centre culturel et sportif de Fouron-Saint-Martin y a été un solide partenaire de Nico Droeven tout au long de ces années.

Chantal Lebeau a fait son entrée au conseil communal en janvier 2023, à la suite de la démission de Michael Henen, attiré par l’hypothétique liste bilingue, l’Alternative fouronnaise, qu’il a rapidement quittée, constatant qu’elle restait hollando-flamande.

Employée retraitée du Centre culturel et sportif, Chantal Lebeau a assumé durant cette année et demie son mandat avec sérieux

Gaël Rinck, lui, a fait une courte apparition puisqu’il n’a succédé à Clotilde Mailleu, démissionnaire en raison de son déménagement hors commune, qu’en septembre dernier.

Camionneur, il a su concilier ses horaires de travail avec son mandat, même s’il a été de courte durée.

Ces deux suppléants ont néanmoins assumé leurs responsabilités avec sérieux, et méritent pour la cause d’être salués, de même que celui et celle qu’ils ont remplacés

Alexandra van Gestel un plaidoyer pour le vote des Néerlandais(e)s au CPAS

Coté néerlandophone, on notera qu’Alexandra van Gestel, qui avait fait son entrée au conseil communal après les démissions de Huub Broers et de Jacky Herens puis de la défection de Rik Tomsin, ne siégera pas dans le conseil communal, qui sera installé ce prochain jeudi 5 décembre. Sauf une série de démissions ou de départs, qui lui permettraient d’opérer sa rentrée.

L’élue, de nationalité néerlandaise, s’était signalée par un vigoureux plaidoyer pour l’octroi du droit de vote aux Néerlandaises et aux Néerlandais qui vivent à Fourons. Ses arguments avaient même ébranlé quelques esprits côté francophone. Ils avaient surtout incité la majorité à engager un avocat pour examiner les voies de corriger ce qu’elle estime comme une injustice. Oubliant que remettre en cause un élément de l’édifice institutionnel construit en 1988 reviendrait à en remettre d’autres en cause….

Le prochain conseil communal sera donc installé jeudi prochain. On notera que, côté francophone, la représentation sera exclusivement masculine. Le verdict des urnes est indiscutable. Cela n’en est pas moins un peu regrettable…