La Flandre débloque 12,1 millions pour protéger Mouland des inondations

Mouland a été frappée plusieurs fois par des inondations ces dernières années

C’est le Belang van Limburg qui l’annonce ce vendredi: le gouvernement flamand, et plus particulièrement son ministre de l’Environnement, Jo Brouns (CD&V), va investir 12,1 millions d’euros d’ici à 2029, dans le cadre du programme Blue Deal, afin de protéger Fourons, et plus spécifiquement Mouland, des inondations.

La nouvelle réjouit (évidemment) le bourgmestre fouronnais, Joris Gaens (Voerbelangen), qui ignore de quels projets il sera question. Mais qui sait que la Société flamande de l’Environnement (VMM) a «déjà un « master-plan »‘ pour la Berwinne. À court et moyen terme, de nouveaux élargissements de son lit seront effectués, tant en amont qu’en aval. La VMM encourage aussi les habitants afin de protéger leurs habitations contre les futures inondations. Des montants sont prévus pour empêcher l’eau de pénétrer dans les maisons via les portes ou les fenêtres

Des travaux d’élargissement ont déjà été effectués, qui ont entraîné la disparition de la friterie ‘t Brokske, au grand dam de son exploitant. Par ailleurs, enn juin, 46 maisons avaient ainsi été équipées contre les inondations à Mouland. La VMM a accordé un subside de 5000 euros par habitation

Comme ailleurs dans notre région, la VMM a aussi entamé une procédure de rachat d’habitations qui sont ptrop proches de la Berwinne pour pouvoir être protégées efficacement.

Une fois acquises, ces maisons seront démolies, afin de laisser un espace supplémentaire à la rivière pour se répandre en cas de crue.

Deux immeubles ont ainsi déjà été rachetés dans la rue du Village et dans la rue de l’Abeille. «Une des maisons sera démolie cette année, et l’autre l’année prochaine» a expliqué le mayeur fouronnais. «La VMM a l’intention d’en acquérir d’autres, mais uniquement sur base volontaire, et après accord des propriétaires».

Sur le Foron aussi, des travaux effectués. Le conseil communal a déjà validé l’implantation de trois «barrages-tampons», et «d’autres seront créés dans l’avenir. Il n’y a pas encore de budget pour cela, mais comm la province de Limbourg et la Région flamande sont responsables de la rivière, une part des 12,1 millions d’euros pourrait aller pour ce projet» envisage déjà Joris Gaens.

Mais il faut aussi travailler en amont, explique le bourgmestre de Fourons, c’est-à-dire de l’autre côté de la frontière linguistique, à Dalhem et à Aubel.

Et, selon Joris Gaens, la Région wallonne n’aurait pas prévu de budget pour des «barrages-tampons» sur la Berwinne. «C’est pourquoi nous avons introduit une demande de subsides européens» conclut-il. Sans avoir vérifié si d’autres mesures n’étaient pas envisagées côté wallon?

L’opposition francophone fait flèche de tout bois

Si l’ordre du jour du conseil communal de Fourons, ce jeudi, ne comportait guère de points cruciaux, l’opposition francophone R@L (Respect-Avenir-Liberté) en a profité pour interpeller la majorité flamande Voerbelangen sur une série de sujets.

C’est Martial Droeven qui a ouvert le feu, en évoquant les inondations qui ont frappé la commune il y a presque un an. «Le règlement sur la distribution de sacs de sable a été fortement critiqué», a-t-il noté, tout en relevant que ce règlement a ensuite été adapté. Mais en conclusion, il a proposé la création d’une commission communale qui pourrait se saisir du sujet, tout en faisant appel à des experts.

La proposition n’a pas séduit la majorité. Le bourgmestre, Joris Gaens, a évoqué «diverses actions en cours», annonçant pour l’année prochaine une initiative de la Société flamande de l’Environnement, qui pourrait bénéficier de subsides européens. Les sacs de sable avaient été favorablement accueillis, a-t-il estimé, et des volontaires se sont même manifestés pour les remplir. Une réunion aura lieu le 26 juin à Fouron-le-Comte, a-t-il précisé, afin d’informer la population sur le placement de trois «tampons»,dont le placement sera financé par la Région flamande et la province de Limbourg.

La suggestion de Yannick Lahaye d’installer un robinet au cimetière de Remersdael a reçu un accueil favorable. Par contre, sur l’état des fontaines publiques, son coup d’épée a about… dans l’eau

Yannick Lahaye a pris le relais, pour interroger le majorité sur l’état des fontaines à eaux, qui ne fonctionnent plus à Remersdael et à Mouland. Dans la foulée, il a proposé l’installation d’un robinet au cimetière de Remersdael.

«Sur les sept fontaines à eaux répertoriées dans la commune, une seule fonctionne», a expliqué le bourgmestre. Le problème, c’est que leur entretien coûte de 1300 à 1500 euros par an, et par fontaine. Pour l’instant, il n’est donc pas question de les remettre en service, sauf si, dans l’avenir, des subsides sont disponibles. Par contre, il s’est montré favorable à l’installation d’un robinet au cimetière de Remersdael.

L’échevin William Nijssen (Voerbelangen) était-il distrait à ce moment-là? En fin de séance publique, lorsqu’il a évoqué avec enthousiasme la création d’une zone de jeu et de rencontre, non loin de la plaine de jeux de Hoeneveldje, «qui favorisera la cohésion sociale», il s’est montré prêt à «étudier» la proposition de son collègue Grégory Happart (R@L) qui suggérait de créer un point d’eau à cet endroit.

Toujours dans le domaine environnemental, l’acquisition de cinq témoins de niveau, qui seront placés sur des «tampons d’érosion», Ces instruments, qui coûteront 133992, 66 euros (TVA comprise) permettront de mieux surveiller les lieux, en cas de risque de coulées de boue ou d’inondations.

On notera encore que le conseil a décidé de l’achat d’une nouvelle grue, qui sera plus rapide (40kms/h au lieu de 25) que l’ancienne, dont l’entretien coûte de plus en plus cher, et elle roulera à l’AD Blue.

L’adoption d’un plan d’aménagement de l’espace à Fouron-Saint-Pierre, a valu une remarque au conseil de Grégory Happart, qui a noté que la date limite pour la validation de ce plan était le 10 juin, soit neuf jours avant le conseil. L’échevin francophone s’est montré ravi que le projet protège un menuisier, «qui ne peut trouver place dans le parc PME de Fouron-le-Comte». Tout en espérant que d’autres artisans bénéficient des mêmes conditions.

Une nouvelle cabine électrique sera installée à Mouland, où des coupures d’électricité trop fréquentes se produisent. C’est Fluvius qui se chargera de l’opération.

Enfin, le compte 2024 de la zone de police unicommunale de Fourons s’est clôturé sur un solde négatif de 297594,83 euros. Raison pour laquelle des employés communaux s’occuperont à temps partiel de la zone de police.

La «grande collaboration policière» est en marche

C’est en fin de réunion du conseil communal, ce jeudi, que le chef (ff) de la zone de police de Fourons, Alain Stas, est venu présenter le grand accord de collaboration planifié entre sa zone et celle de Bilzen-Hoeselt-Riemst, avec laquelle elle collabore déjà depuis plusieurs années, et celles de Lanaken-Maasmechelen (LaMA), et de Maasland, qui couvre Maaseik, Neeroeteren, Opoeteren, Dorne, Lanklaar, Stokkem, Elen,Dilsen et Rotem.

La raison? «Une charge de travail croissante: la police fédérale se décharge de plus en plus sur les zones de police locale», a expliqué Alain Stas. De plus, la criminalité est de plus en plus large, notamment en matière de drogue, sur toutes ces communes situées le long de la frontière belgo-hollandaise.

«Nous comptons 24 personnes dans notre zone de police, y compris pour les tâches administratives, ce qui ne correspond pas au cadre prévu», a ajouté le chef de corps ff. «Cet accord de collaboration nous permet de compter sur 440 policiers», qui peuvent intervenir d’une zone à l’autre.

Les chefs de corps se sont déjà rencontrés en 2023 et 2024, a-t-il précisé. Si les divers conseils de police marquent leur accord, la mise en place de la zone Van Voer tot Maas (VVTM) pourrait commencer en juin, et elle pourrait être effective au 1er janvier 2026.

«Ce n’est pas une fusion, mais un accord de collaboration» a insisté Alain Stas. On sait que le gouvernement fédéral souhaite une fusion des zones de police, mais la zone de police fouronnaise étant une zone à facilités linguistiques ne peut fusionner avec les zones voisines.

Les heures supplémentaires sont en réduction à la zone de police grâce à l’accord de collaboration avec Bilzen-Hoeselt-Riemst. L’extension de cette collaboration, «pas une fusion» a insisté le chef de corps ff, permettra d’encore faire diminuer le nombre d’heures sup’

La nuance était apportée en réponse à une des questions du conseiller R@L Jean Levaux. L’ancien échevin francophone s’interrogeait aussi sur le nombre d’heures supplémentaires prestées à la zone de police de Fourons.

«On en dénombré 5000 sur base annuelle. Mais on les a ensuite ramenées à 4000 et cette année, on devrait se limiter à 3000, grâce à notre accord de collaboration avec Bilzen-Hoeselt-Riemst. On peut espérer ainsi poursuivre cette réduction.».

En matière de facilités linguistiques, Alain Stas a renvoyé au niveau fédéral. «Cela dépend de l’endroit où l’appel est reçu: ce peut être Liège, Hasselt, ou même Maastricht» a-t-il expliqué.

Le bourgmestre,Joris Gaens (Voerbelangen) a confirmé. Mais a évoqué une application installée sur smartphone qui permettrait à l’usager de faire le choix de la langue.

Le projet de collaboration a été approuvé par dix voix contre trois (R@L) et une abstention (R@L).

  • Zoning PME Le conseil a marqué son accord sur le lotissement du zoning PME de la route de Warsage, et, dans la foulée, y a attribué six parcelles. Jean Levaux (R@L) s’est inquiété pour un acheteur francophone (homonyme d’un élu francophone au conseil communal), qui n’a toujours pas signé de compromis de vente, parce que la liste de ses activités n’y est pas reprise. «Il ne faudrait pas qu’une fois la parcelle achetée, cet indépendant ne puisse pas y développer toute son activité» a-t-il plaidé. Le bourgmestre, Joris Gaens, a expliqué n’être au courant de rien mais a promis de s’informer, pour éviter pareille situation.
  • Soins logopédiques Le conseil a marqué son accord pour la mise en place de soins logopédiques dès la maternelle. Une subvention couvrira chaque intervention d’un(e) logopède. Interpellé par Yannick Lahaye (R@L), l’échevin William Nyssen (Voerbelangen) a assuré que «tous les enfants» pourraient bénéficier de ce service, y compris, donc, ceux de l’école francophone. En demandant toutefois que l’intervention d’un(e) logopède dans l’établissement soit signée au conseil communal du Temps libre.

Suggestion citoyenne: une… piscine dans l’église de Fouron-le-Comte

On sait que la gestion des églises est une préoccupation du bourgmestre Voerbelangen de Fourons, Joris Gaens, depuis son entrée en fonction. Ce n’est d’ailleurs pas la seule commune confrontée à ce problème, et les autorités ecclésiastiques s’en préoccupent aussi. L’évêché de Hasselt a ainsi demandé aux communes limbourgeoises de lui soumettre un plan à long terme de gestion des églises d’ici à la fin juin. À Fourons, les conseils de fabrique ont soumis un plan commun à l’autorité communale, selon lequel les églises de Mouland et de Fouron-Saint-Martin pouvaient être fermées. Mais celle-ci, de son côté, a décidé de s’en référer à une «assemblée citoyenne» qui est venue avec une proposition surprenante: transformer l’église de Fouron-le-Comte en piscine, avec parking à un étage supérieur!

Fermer l’église de Fouron-Saint-Martin: la suggestion des conseils de fabrique est balayée par l’assemblée citoyenne qui veut en fait une des églises centrales de la commune, avec celle de Mouland

Cette «assemblée citoyenne» se composait, au départ de 540 Fouronnais(e)s tiré(e)s au sort en janvier. Sur quelle base? Avec une répartition équitable entre néerlandophones et francophones? Des Fouronnais(e)s fréquentant ou non les lieux de culte? Mystère et boule de gomme, ce tirage au sort s’est déroulé de manière très discrète.

Mardi dernier, une réunion était organisée à laquelle la population était invitée. D’après le Belang van Limburg, qui relatait l’événement ce vendredi, quelque 75 personnes étaient au rendez-vous.

Et qu’a décidé cette assemblée citoyenne? Que les églises de Mouland et de Fouron-Saint-Martin devraient devenir les… églises principales de la commune. En se basant sur le fait que l’église de Fouron-Saint-Martin attire chaque année de nombreux visiteurs, belge et étrangers, en raison d’une crèche apparemment remarquable.

Pour l’église saint Lambert de Fouron-le-Comte, la suggestion a été formulée de la transformer en un complexe comprenant des piscines et un parking à l’étage! Une idée copiée sur un plan similaire développé à Maasmechelen!

Problème: toutes les églises fouronnaises sont classées, et on ne peut en faire n’importe quoi!

S’agissant de l’église de Fouron-le-Comte, on se rappelle que des subsides avaient été accordés pour sa rénovation, qui a commencé par la toiture, et n’a pu être menée à terme: une partie des subsides a été indûment utilisée par le conseil de fabrique de l’époque pour rénover la salle paroissiale attenante, et l’épisode s’est conclu par un accord tripartite entre le conseil communal, l’évêché de Hasselt et le conseil de fabrique. Contre la reprise du remboursement des subsides indûment utilisés, la salle paroissiale devait devenir salle communale…

Une piscine à l’intérieur de l’église saint Lambert à Fouron-le-Comte, où des rénovations partielles ont eu lieu il y a quelques années?

Il n’en demeure pas moins que des rénovations intérieures et extérieures y ont été effectuées, et la transformation de l’édifice en piscine rendrait ces dépenses encore plus inutiles!

D’autres utilisations hypothétiques ont été formulées dans le cadre de la possible, mais pas certaine, installation du télescope Einstein au Limbourg néerlandais, ou plus réalistes avec la réalisation d’un circuit touristique des églises…

On ne célébrerait plus que des funérailles à Fouron-Saint-Pierre (photo d’archives) et à Remersdael?

Certains participants se sont émus aussi du fait que de nombreuses incinérations se déroulent à Eijsden, aux Pays-Bas, où les cérémonies laïques ou religieux d’adieux se déroulent également. Ils ont proposé de consacrer les églises de Remersdael et de Fouron-Saint-Pierre aux funérailles.

On ignore comment l’évêché de Hasselt va réagir à ces suggestions. À Liège, la réflexion de l’évêché part toujours d’un accord entre les conseils de fabrique, comme cela s’est fait à Fourons, où la proposition du conseil central des fabriques d’église semble avoir été écartée purement et simplement!

En général, aussi, quand une église est désacralisée, il est veillé à ce que la nouvelle affectation soit respectueuse de son ancienne destination. Et qu’éventuellement, un petit lieu de culte, comme une chapelle y reste présent.

Et à Fourons, par surcroît, se mêle le contentieux linguistique. Il est notoire qu’à Remersdael, certains offices se célèbrent en français. Il serait étrange que cette disposition ne vaille plus que pour des funérailles…

Presbytère, égouttages: l’opposition francophone à l’offensive

Une première question de Yannick Lahaye sur la vente du presbytère de Remersdael; une autre de Robert Liebens sur l’interruption des travaux d’égouttage à Schophem; une interpellation de Jean Levaux à propos des mêmes travaux d’égouttage; l’opposition francophone a donné de la voix, ce jeudi, au conseil communal de Fourons. Sans compter un certain nombre de points de non-consensus renvoyés du collège échevinal au conseil communal: de quoi énerver le néophyte conseiller Voerbelangen Guy Theelen, à qui il faudra préciser que l’échevin de l’opposition (un poste inauguré en son temps par un certain Huub Broers) représente une tendance politique opposée à celle de la majorité!

Yannick Lahaye (R@L) s’interrogeait sur la brusque diminution de 40000 euros accordée par la notaire à l’acheteur du presbytère de Remersdael, initialement estimé à 290000 euros. Un candidat-acheteur n’avait pu profiter de cette opportunité, a-t-il souligné.

Le presbytère de Remersdael a-t-il été surévalué au départ, et son prix a été opportunément réduit de 40000 euros

Le bourgmestre, Joris Gaens, a longuement détaillé le cheminement du dossier, pour expliquer que la vente s’est déroulée conformément aux conditions fixées par le conseil, «sans une voix pour s’y opposer». La vente était ouverte du 13 janvier au 5 mars, a-t-il ajouté, et une offre a été transmise le 13 mars: elle était donc hors délai. Le bâtiment a été attribué au seul acheteur qui a transmis une offre acceptable.

Interpellé par Guy Theelen, l’échevin Grégory Happart (R@L) a estimé que l’estimation initiale du bâtiment était trop élevée: «si on avait mis le presbytère en vente à 250000 euros, il y aurait sans doute eu plus d’amateurs», a-t-il conclu.

La vente a été approuvée par 10 voix contre 4 et 1 abstention, celle de Jean Levaux

Robert Liebens (R@L) a relayé, lui, les questions des habitants sur l’interruption «depuis trois semaines» des travaux d’égouttage à Schophem.

«Ces travaux sont en cours, et ils sont interrompus pour l’instant pour une question de coordination entre Fluvius et Proximus», a répondu l’échevine Voerbelangen des Travaux, Yolanda Daems, en annonçant qu’ils reprendront… le 24 mars. Leur achèvement est prévu, sauf imprévu, pour la fin de cette année, avec l’asphaltage de la route. Une séance d’information sera organisée pour les habitants, a-t-elle encore précisé.

Des travaux interrompus depuis trois semaines qui reprendront le 24 mars

L’échevine a une nouvelle fois été invitée à répondre à une autre interpellation, celle-là de Jean Levaux, sur la décision de principe, accordée par dix voix contre zéro et les abstentions de l’opposition francophone, de lancer avant 2027 des travaux d’égouttage rue de Berneau et rue de l’Arbre. C’est le choix opéré entre deux hypothèse présentées par la Société flamande de protection de l’Environnement. Il en coûtera 1,5 à 2 millions d’euros à la commune.

Jean Levaux a souligné l’impact de tous ces travaux sur les habitants. Ainsi, récemment, «la distribution d’eau a été coupée pendant toute une journée, simplement parce qu’un robinet était resté fermé» a-t-il dénoncé. «Et personne ne savait à qui s’adresser! N’oublions pas que tout le monde n’est pas connecté à Internet!».

Les numéros d’appels de tous les intervenants figurent sur le site de la commune a répliqué l’échevine. Ils figuraient aussi dans le bulletin communal distribué dans les habitations. Pas de quoi satisfaire Jean Levaux qui a demandé qu’ils figurent sur un panneau, placé le long des travaux..

Le parc paysager «Bocage sans frontières» sauvé par la Cour constitutionnelle

Le plan de parc paysager «Bocage sans frontières», porté par la commune de Fourons en 2023, y associe les communes wallonnes d’Aubel, de Plombières, et de Dalhem, ainsi que les communes néerlandaises d’Eijsden-Margraten et de Valkenburg. Approuvé par la Région flamande, il a bien failli capoter, n’eüt été l’arrêt rendu le 13 mars dernier par la Cour constitutionnelle.

La plus haute instance judiciaire et administrative du pays était saisie, en effet, d’un recours en annulation partielle du décret de la Région flamande du 9 juin 2023 «relatif aux Parcs flamands et à la protection générale des sites ruraux», introduit par des requêtes adressées par lettres recommandées les 27 décembre 2023 et 11 janvier 2024 par l’asbl «Boerenbond», par la sprl Michiels, et par l’asbl «Natuurlijk boeren»..

Leurs arguments portaient sur la violation de «l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement», invoquaient que «les dispositions attaquées ne prévoient pas suffisamment de possibilités de participation pour les acteurs locaux lors de l’établissement de la note sur les parcs, du plan directeur et des plans opérationnels, en ce qu’il est uniquement prévu que les autorités locales doivent constituer la moitié des membres de l’agence des parcs»; et dénonçaient qu’il ne soit prévu qu’une «ébauche de participation».

Un bocage sans frontières, qu’on peut également découvrir du haut d’une montgolfière!

Les contestataires affirmaient aussi que le décret aurait «une incidence sur les affectations et les droits de propriété existants», et soutenaient que «le régime de subventionnement prévu constitue une aide d’État manifestement illicite».

Le gouvernement flamand a, évidemment, répliqué sur ces divers points, en insistant notamment sur le fait que «lors de l’établissement du décret du 9 juin 2023, une concertation a eu lieu avec divers acteurs». Il a souligné que «les autorités locales poursuivent l’intérêt général», et objecté que «Le gouvernement flamand a, évidemment, répliqué sur ces divers points, en insistant notamment sur le fait que «lors de l’établissement du décret du 9 juin 2023, une concertation a eu lieu avec divers acteurs». Il a souligné que «les autorités locales poursuivent l’intérêt général», et objecté que «les objectifs du décret du 9 juin 2023 sont compatibles avec l’exploitation d’une entreprise agricole et que les agriculteurs pourront encore disposer librement de leurs parcelles comme ils l’entendent».

De nombreuses répliques ont ensuite été échangées entre les parties. Et la Cour constitutionnelle a notamment relevé que «la note sur les parcs et le plan directeur doivent, à peine d’irrecevabilité, contenir l’avis des autorités locales et qu’il convient d’organiser une forme de participation». Elle rappelle qu’elle doit «garantir le droit à la protection d’un environnement sain, respecter l’appréciation de ces législateurs quant à l’intérêt général, sauf si cette appréciation est déraisonnable» et signale que .«le législateur décrétal dispose d’un large pouvoir d’appréciation pour déterminer quelles mesures sont appropriées afin de réaliser les buts qu’il poursuit en matière de politique intégrée du paysage».

Elle a noté que «les Parcs flamands ont pour but de stimuler, de faciliter et de mettre en œuvre la recherche, la conservation durable, la remise en état, le développement et le désenclavement du paysage, l’organisation de la coopération axée sur la protection générale des sites ruraux et la promotion de la diversité biologique et de la conservation de la nature». Elle ajoute qu’«une protection non seulement contre l’expropriation ou la privation de propriété, mais également contre toute ingérence dans le droit au respect des biens et contre toute réglementation de l’usage des biens» est prévue.

Elle estime qu’une «politique transversale du paysage… constitue un objectif légitime» et constate que «le régime de subventionnement élaboré, qui ne doit pas être notifié à la Commission européenne, ne peut être utilisé pour acheter et acquérir des parcelles dans un Parc flamand ou à proximité» et qu’il n’y a dès lors «pas de différence de traitement entre les propriétaires fonciers ordinaires dans un Parc flamand ou à proximité, d’une part, et la coalition territoriale et l’agence des parcs».

En conclusion, la Cour constitutionnelle rejette donc les recours qui lui avaient été adressés. La voie est libre pour le Parc paysager «Bocage sans frontières»!

L’avenir des églises en questions

Dans l’interview qu’il nous avait donnée, avant d’entrer en fonction, le bourgmestre de Fourons, Joris Gaens (Voerbelangen) avait déjà abordé la question de la gestion des édifices religieux de la commune, et, par ricochet peut-être, de l’avenir des divers conseil de fabrique.

Son premier mandat partiel achevé, et maintenant qu’il a été plébiscité par le scrutin communal du 13 octobre dernier, le mayeur fouronnais revient sur le sujet, et appuie sur l’accélérateur. En s’abritant derrière une «assemblée citoyenne», une «plate-forme participative» qui a permis à des Fouronnais(e)s tiré(e)s au sort -selon quels critères?- de répondre à diverses questions: «Quels développements voyez-vous pour ces lieux sociaux intéressants? Comment voyez-vous l’avenir de nos six églises? Sur quoi devons-nous surtout nous concentrer?». Dans un cadre tracé par le bourgmestre.

«Les églises ont une grande valeur, mais il y a des défis à relever», a expliqué Joris Gaens. «Comme le nombre de fidèles diminue, les églises sont moins utilisées. Mais les frais d’entretien et de restauration ne font que croître».

Parmi les dossiers de restauration des dernières années, celui de l’église de Fouron-le-Comte a posé bien des problèmes…

«Ces dernières années, nous avons déjà eu divers dossiers de restauration», a-t-il ajouté (N.D.L.R.: celui de la restauration de l’église saint Lambert à Fouron-le-Comte n’a pas été mené à bien, par suite de l’utilisation d’une partie des subsides prévus à cet effet pour la rénovation de la salle paroissiale attenante. Ce qui a conduit à un accord tripartite entre la commune, le conseil de fabrique, et l’évêché de Hasselt). «Et d’autres dossiers s’annoncent qui exigeront des investissements, notamment pour restaurer les toitures. C’est pourquoi il nous faut une vision d’avenir pour nos églises. C’est à dire un plan de gestion des églises, que nous voulons conclure avec les conseils de fabrique, afin d’obtenir une gestion optimale des bâtiments et ainsi pouvoir prendre la responsabilité des investissements nécessaires».

Ces trois réunions «ont permis de tenir compte de nombreux facteurs», précise-t-il dans un communiqué. «Et il est important que les communauté se retrouvent dans les choix qui seront faits. Ce n’est qu’ainsi que nous obtiendrons l’adhésion à un plan de gestion».

Les églises fouronnaises sont toutes reconnues comme héritage architectural…

Les ingrédients à intégrer sont nombreux. «Les églises sont toutes protégées car elles sont reconnues comme héritage architectural», indique Joris Gaens. «De plus, les églises sont au milieu de nos villages, et déterminent ainsi l’identité de nos communautés villageoises».

Dans cette énumération, le bourgmestre fouronnais oublie un élément fondamental: le linguistique. À Remersdael, par exemple, des offices religieux sont parfois célébrés en français: c’est une pratique auquel de nombreux habitants sont attachés.

Le 18 mars prochain, tou(te)s les Fouronnais(e)s seront invité(e)s à une assemblée générale, où les conclusions de l’assemblée citoyenne seront exposées, conclut Joris Gaens. «Tous les habitants auront ainsi l’occasion de participer à la discussion sur l’avenir de nos églises».

Le dossier sera un élément du plan de gestion de églises, qui sera ensuite transmis à l’évêché pour approbation. L’espoir de Joris Gaens est de proposer le document à l’approbation du conseil communal le 15 mai prochain. Il faudra peut-être pour cela brûler les étapes!

Le problème des commerçants n’a pas été abordé

Les conseillers communaux fouronnais ont été appelés à déposer un bulletin de vote dans l’urne vingt-quatre fois de suite, ce jeudi. Avec à chaque fois un dépouillement, le plus souvent pour désigner les représentants de la commune dans les diverses associations et intercommunales dont elle fait partie.

Avant ce long pensum, les conseillers avaient pris connaissance de la prestation de serment de leur bourgmestre (accompagné de son jeune fils en l’occurrence) chez le gouverneur de la province de Limbourg, le 31 janvier dernier. Joris Gaens (Voerbelangen) avait été installé le 5 janvier, avec l’ensemble des conseillers communaux, en qualité de bourgmestre effectif. Sa nomination à la fonction mayorale a été officialisée le 15 janvier. Et c’est donc en fin de mois qu’il a prêté (à nouveau) serment. L’assemblée fouronnaise l’a applaudi, une nouvelle fois.

L’organigramme du personnel communal a été modifié à l’unanimité, afin notamment de faire passer un «administratif dans le service du personnel» au poste d’«assistant principal au service du personnel»: promotion justifiée par l’expertise, l’autonomie, et la nécessité d’assumer des responsabilité dans cette fonction.

Le conseil a encore, avant de passer aux votes, approuvé la cession à la commune du chemin de Fourons à Hoenveldje.

Tout a continué, ensuite, à se dérouler comme sur des roulettes. Si ce n’est qu’un problème crucial n’a pas été évoqué lors de ce conseil communal.

La fermeture de la «dorsale fouronnaise» passe mal chez les commerçants

Quelques jours avant la réunion, les responsables communaux ont en effet rencontré les commerçants, qui ont fait part de leur mécontentement devant la fermeture, pour cause de travaux d’égouttage, de la «dorsale fouronnaise». Depuis des mois, il est en effet impossible de passer de Fouron-le-Comte à Fouron-Saint-Pierre, Fouron-Saint-Martin, ou Remersdael sans opérer une large détour par Warsage et la route de Berneau à Henri-Chapelle.

Patience, jusqu’au début 2026 au moins!

Les travaux d’égouttage sont indispensables, c’est vrai. Et leur interruption pendant la période hivernale est compréhensible. Mais les commerçants ont réclamé des aménagements et ont été partiellement entendus, puisque, de 16h30 à 8h00, un passage a été aménagé. Suffisant pour leur donner satisfaction? On verra à l’usage. Car ce parcours n’est que moyennement carrossable. Sauf pour les cyclistes qui y passent même en journée. Mais il y a des emplettes qu’on peut difficilement faire à bicyclette…

Et en attendant, la fin des travaux n’est prévue que pour… le début 2026. Sauf imprévus, comme on en a connu à Teuven! Il faut décidément souffrir pour être épurés!

La chapelle Sainte-Anne sera analysée avant d’être déplacée

La chapelle Sainte-Anne, à Fouron-le-Comte, est un monument classé. Située à l’angle de la route de Berneau, de la route de Warsage et de la rue de l’Arbre, elle devra être déplacée, quand ce carrefour sera réaménagé.

La chapelle Sainte-Anne devra être déplacée lorsque le carrefour sera réaménagé

Le démontage éventuel de la chapelle, et sa reconstruction seront des opérations particulièrement délicates. Mais avant de savoir de quelle manière il faudra opérer, une étude sera réalisée. La majorité, par la voix du bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) a proposé, ce jeudi soir, de confier cette mission au bureau Lapis Arte, d’Oosterzele, qui se présente comme «une entreprise de restauration belge spécialisée dans le traitement et la restauration de la pierre, du métal et des peintures murales». Le montant total de cette mission se monte à un peu plus de 17000 euros. La décision a été prise majorité contre opposition francophone.

La réunion du conseil communal, expédiée tambour battant, s’était ouverte par l’approbation de la liste nominative des subsides prévus pour 2025. Le document remplace un règlement éventuel sur cette distribution.

Jean Levaux (R@L), en examinant le document, a relevé que le groupement paysager «Hesbaye et Fourons» recevrait 38000 euros. Et il a suggéré que les «préoccupations de la vie quotidienne des Fouronnaises et des Fouronnais soient mieux prises en compte», notamment au niveau de «l’accueil de la petite enfance».

Les divers subsides accordés à cette association recouvrent plusieurs actions, lui a répondu Joris Gaens. Le soutien au tourisme, «importante activité pour notre commune» en est une. Il y a aussi un volet agricole. Et puis le projet de parc paysager Bocages sans Frontières, pour lequel la Région flamande interviendra. Un subside pour l’accueil de la petite enfance est prévu au plan budgétaire pluriannuel, a-t-il précisé, mais «depuis des années, nous cherchons en vain à Fourons des familles qui s’occuperaient d’une garderie». La liste a été approuvée à l’unanimité, moins l’abstention de l’échevin Grégory Happart. Lequel a désormais accès aux documents en ligne relatifs aux dossiers traités en collège communal…

Un arrangement a été conclu entre l’entrepreneur chargé de l’implantation du collecteur «Ruisseau de Teuven», qui a pris beaucoup de retard, Aquafin, Fluvius et la commune. «Afin d’éviter des frais supplémentaires de justice» a expliqué le bourgmestre. La contribution de la commune sera de 10900 euros. Arrangement approuvé majorité Voerbelangen contre opposition R@L

Le règlement sur la collecte des immondices a été prolongé. Joris Gaens a remarqué au passage que le volume collecté à Fourons est assez loin au-dessus des objectifs de réduction proposés. «Mais il est vrai que l’évacuation des déchets provoqués par les récentes inondations n’a pas aidé», a-t-il noté. L’opposition francophone s’est abstenue sur ce point.

Les ouvriers communaux apprécieront eux l’usage du tracteur-tondeuse dont l’achat, pour 19700 euros TVA comprise a été approuvé à l’unanimité.

L’extension du camping de Drink à Fouron-Saint-Pierre inquiète le voisinage

Le conseil communal de Fourons, tenu ce jeudi en l’absence du conseiller Steven Heusschen (Voerbelangen), excusé, aurait été expédié en deux temps trois mouvements, par exemple pour adapter le règlement de travail pour le personnel communal et du CPAS, si un point de non-consensus, relatif au permis environnemental nécessaire à l’extension du camping de Drink, à Fouron-Saint-Pierre, n’avait alimenté le débat.

C’est l’échevin francophone, Grégory Happart, qui avait bloqué ce point en collège communal. Mais c’est son prédécesseur, Jean Levaux, qui a explicité cette position.

Pourquoi? «Une longue notice historique accompagnait le dossier», a-t-il relevé, en rappelant que «dans les années 1970, des tentes accueillaient des jeunes scouts ou des patronné(e)s, qui étaient alors encadré(e)s».

Aujourd’hui, ce n’est plus le cas: les campeurs sont des adultes, présents tous les week-ends, et le comportement de certains d’entre eux perturbe le voisinage, «au point que l’exploitante a dû appeler la police, en raison du bruit qu’ils provoquaient».

Un décret de l’autorité flamande fixe la norme maximale de bruit à 85 décibels (équivalent au bruit d’un restaurant scolaire), poursuit Jean Levaux, «mais on est régulièrement au-dessus de cette norme».

L’extension du camping de Drink à Fouron-Saint-Pierre pose questions au voisinage

L’extension du camping a entraîné le détournement d’un canal naturel d’écoulement des eaux de pluie vers un étang voisin, signale-t-il. Et en matière de protection de la nature, le projet n’est pas particulièrement bienvenu.

Il y a aussi un problème de circulation dans ces rues à circulation locale, «où le croisement d’un autobus et d’une voiture est impossible». Comment, par exemple, les services de secours pourraient-ils atteindre le camping, si des voitures sont stationnées dans ces rues?

En réplique, le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) s’est dit tout d’abord «fier, quand je suis ailleurs qu’à Fourons, d’entendre que des gens, flamands ou francophones ont eu du plaisir à venir camper dans notre belle région». S’agissant des nuisances évoquées par Jean Levaux, «je n’ai été mis au courant de rien», poursuit-il, «et dès lors je n’ai aucune raison de m’opposer à la demande».

Le permis s’accompagne de diverses conditions, précise-t-il encore, «et je n’ai pas de boule de cristal qui me permette de prévoir si ces conditions seront respectées ou non. Si elles ne le sont pas, nous examinerons la situation».

«J’ai parlé à tous les habitants de la rue, et tous ont peur de l’augmentation du trafic qui résultera de l’extension de ce camping, que vous voulez autoriser», reprend Jean Levaux, qui se demande si, en cas d’infraction, «l’autorisation d’exploitation pourrait être retirée».

Malgré cette intervention, la majorité Voerbelangen (qui a déjà organisé au moins un événement dans ce camping, et qui avait augmenté la taxe sur les nuitées pour réguler le tourisme à Fourons) a accordé son feu vert au permis environnemental lié à l’extension du camping, contre l’opposition francophone.

«Il serait bien que l’exploitante rencontre les voisins du camping», lance encore Jean Levaux. «Je ne suis pas juge de paix…», conclut Joris Gaens, alors que la séance s’achève…