Même la Flandre réduit la voilure à Fourons

Il est de vieux réflexes difficiles à oublier pour le Belang van Limburg: le quotidien limbourgeois s’ouvre ce mercredi sur la réduction des subsides touristiques accordés par le gouvernement flamand à l’asbl Toerisme Voerstreeek. Et il y voit l’annonce d’une recrudescence du combat linguistique à Fourons, partagée par l’ancien bourgmestre fouronnais, Huub Broers, président de la-dite asbl.

«La plus grande erreur que la Flandre puisse commettre, c’est de penser que, depuis la conquête de la majorité par la liste flamande, tout va bien et continuera à bien aller», a-t-il expliqué à nos confrères limbourgeois.

La Flandre s’apprête à réduire drastiquement la voilure touristique à Fourons

Le Belang van Limburg rappelle que, comme commune à facilités, Fourons ne peut fusionner avec une autre commune limbourgeoise, pour partager certains frais.

«L’enseignement et la culture sont organisés à Fourons par la province de Limbourg et par la Flandre», a poursuivi Huub Broers. «Cette situation exceptionnelle vaut aussi pour le tourisme».

L’opposition francophone a un échevin à Fourons, qui dispose d’un droit de véto, a-t-il ajouté. Un poste qu’il connaît parfaitement puisqu’il l’a détenu jadis. Ce droit de véto lui permet de renvoyer certains dossiers devant le conseil communal, où Voerbelangen détient une confortable majorité. «Cela aurait un effet particulièrement négatif», a-t-il conclu, «c’est pourquoi l’asbl doit rester totalement indépendante».

Depuis les dernières élections communales, l’échevin francophone est Grégory Happart (R@L). Et le nombre de décisions auxquelles il s’est opposé au sein du collège communal, pour renvoyer le dossier au conseil communal a été depuis lors extrêmement rare…

L’asbl Toerisme Voerstreek a été créée il y a vingt-cinq ans, juste après le changement de majorité donc, pour faire pièce au Syndicat d’Initiative des Trois Frontières qui a, à l’époque, été éjecté de Fourons.

En 2024, elle bénéficiait d’un subside de 173000 euros, dans la ligne des sommes pharamineuses que la Flandre a investies à Fourons, pour en assurer la flamandisation. En 2027, ce subside ne sera plus que de 38000 euros.

«Deux des quatre personnes employées ont déjà été licenciées», commente le bourgmestre fouronnais, Joris Gaens, qui menace «si une décision politique n’intervient pas rapidement pour maintenir le subside», auquel s’ajoute un subside communal de 40000 euros, «nous ne pourrons plus payer les salaires des deux personnes restantes».

La ministre flamande du Tourisme, Melissa Depraetere (Vooruit), Fourons a bénéficié pendant un quart-de-siècle d’une situation exceptionnelle, «mais cela change maintenant. Le tourisme est une responsabilité des villes et des communes ainsi que des organisations touristiques provinciales», signale-t-elle. «Et Toerisme Voerstreek pourra toujours bénéficier de subsides de Toerisme Vlaanderen, pour différents projets, comme dans les autres régions de Flandre».

Joris Gaens espère toujours une concertation avec le cabinet de la ministre du Tourisme. «Mais jusqu’ici, nous n’avons reçu que des messages via WhatsApp ou des conversations téléphoniques», regrette-t-il.

Melina Depraetere, interrogée par le Belang van Limburg, annonce, elle, une prochaine concertation entre l’asbl fouronnais et… Toerisme Vlaanderen.

Si le gouvernement flamand annonce ainsi un tour de vis budgétaire à Fourons, la situation n’est pas plus brillante côté francophone, où le gouvernement de la Communauté française de Belgique, alias Fédération Wallonie-Bruxelles, se prête au même exercice.

Si l’attention du rapport des experts rendu public se concentre essentiellement sur le monde enseignant, la culture n’échappera pas à une réduction de ses moyens.

Les francophones fouronnais seront, eux, attentifs à ce que la solidarité francophone ne s’étiole pas. Mais ils devront sans doute, tôt ou tard, eux aussi passer sous les fourches caudines de projets à faire subsidier. Et à trouver des moyens complémentaires pour les mener à bien.

Des conseils consultatifs ouverts… mais pas à tous?

Parmi les points proposés ce jeudi au conseil communal de Fourons, où Guy Thelen et Lizzy Buijsens (Voerbelangen) faisaient défaut, figuraient la désignations des membres de divers conseils consultatifs: jeunesse; accueil de l’enfance; seniors; agriculture; environnement ; et urbanisme.

L’intervention de Jean Levaux a créé un certain embarras, voire un malaisee dans la majorité

Avant d »aborder la désignation des membres du conseil consultatif de la jeunesse, le conseiller R@L Jean Levaux a expliqué avoir été approché «il y a quelque temps par trois jeunes de Fouron-Saint-Martin, qui auraient aimé en faire partie. Mais après avoir pris contact, ils ont été informés que la langue obligatoire dans ces conseils était le néerlandais. Ils se sont donc abstenus. Pour moi, ce conseil aurait pourtant pour vocation de représenter tous les jeunes de notre commune. Et je constate par ailleurs qu’il devient de plus en plus difficile de trouver des volontaires pour faire partie de ces conseils consultatifs. Dès lors, notre groupe votera contre la composition de tous ces conseils».

Cette intervention a pris de court la majorité, dont certains membres ont paru assez mal à l’aise. Ce qui ne les a pas empêchés de valider toutes les désignations. Ces conseils seront donc unilingues, à l’exception de la présence de Jean-Louis Xhonneux dans le conseil consultatif des seniors et du bien-être, et dans celui de l’urbanisme.

Pour le conseil de l’Environnement, seulement deux candidatures avaient été rentrées: un nouvel appel sera lancé. Ce qui confirme l’analyse faite par Jean Levaux sur le manque de volontaires…

En début de séance, sur proposition du bourgmestre, Joris Gaens, les deux taxes principales (additionnels à l’impôt sur les personnes physiques à 7,50% et additionnels au précompte immobilier à 945 centimes) ont été prolongées jusqu’à 2031, majorité flamande contre opposition francophone.

Toerisme Vlaanderen a accordé un subside pour le projet «Bocages sans frontières» Dans ce cadre, le conseil a approuvé une «boîte à outils» qui prévoit l’installation de points d’accueil. L’un d’entre eux sera installé au parking de la rue de l’Arbre, à Fouron-le-Comte. Pour le deuxième, la destination est encore inconnue.

La société flamande de l’Environnement et la commune de Fourons ont conclu un accord de coopération pour l’entretien de la Berwinne, où se retrouvent des pierres et des bois flottants. Afin de prévenir les inondations….

Regrouper l’administration communale, le CPAS et la police? Un projet qui reste à affiner… et à chiffrer!

En fin de séance publique, le projet de regrouper en un seul lieu la Maison communale, les services de police et le CPAS est revenu sur la table du conseil. Les bâtiments actuels ne répondent plus au norme, a répété le bourgmestre. Les services de la Région en matière de travaux publics seront solicités pour préparer un projet d’appel d’offres.

Le sujet reviendra encore plusieurs fois au conseil communal, réuni dans une Maison communale entièrement rénovée et agrandie il y a moins de deux décennies…

Enodia pose questions à la majorité

Le point est passé quasi-inaperçu lors de la dernière séance du conseil communal de Fourons. Les mandataires ont simplement pris connaissance de la réponse de l’autorité flamande à une plainte déposée par Jean-Louis Xhonneux, à propos de la représentation de la Commune dans l’intercommunale Enodia, l’ancienne Tecteo.

Le gouverneur du Limbourg insiste sur la transparence nécessaire de la représentation de Fourons au sein d’Enodia. Tandis que la majorité se pose la question de savoir pourquoi la commune fait partie d’une intercommunale wallonne…

Le gouverneur de la province y constatait que c’est la Région wallonne qui est compétente pour la surveillance de l’intercommunale. La plainte était donc infondée, mais l’agence constatait que le Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation prévoit que la commune de Fourons est représentée à l’assemblée générale d’Enodia par cinq représentants, désignés en fonction de la composition du conseil communal, soit trois conseillers au moins de la majorité Voerbelangen.

Le gouverneur de la province concluait donc qu’il ne pouvait intervenir en la matière, mais qu’il conseillait à l’autorité communale de veiller à une répartition correcte de ses représentants dans l’intercommunale. Et surtout de manière transparente, en motivant la décision du conseil communal…..

Peu de temps avant la réunion de rentrée du conseil communal, le bourgmestre, Joris Gaens, la directrice générale et une partie du collège communal avaient par ailleurs reçu la directrice ff d’Enodia pour lui demander pourquoi Fourons faisait partie de l’intercommunale wallonne.

Leur invitée a été incapable de leur fournir la réponse… que les élus Voerbelangen auraient pu obtenir en interrogeant le précédent bourgmestre, Huub Broers. Si notre mémoire est bonne, son intention première était de quitter Nethys, l’ancêtre de Tecteo puis d’Enodia aujourd’hui. Mais des problèmes techniques assez compliqués auraient posé le transfert de Fourons dans une intercommunale flamande, la géographie imposant certaines contraintes.

Fourons était donc restée au sein de Nethys, devenue alors une intercommunale à la fois wallonne et flamande. Ce qui avait permis à la direction de l’époque de se soustraire au contrôle du Parlement wallon, avec toutes les dérives qui s’en sont suivies par la suite..

Un accueil pour tous les enfants fouronnais?

À l’initiative du gouvernement flamand, un système d’accueil et d’organisation d’activités pour les enfants en dehors des heures d’école est proposé aux communes. Un subside de 127,36 euros par enfant est annoncé.

Grégory Happart a posé la question de savoir si les enfants francophones bénéficieraient des mêmes services que les enfants néerlandophones

Le projet a été présenté ce jeudi aux élus fouronnais. L’échevin francophone, Grégory Happart, s’est réjoui de pareille initiative, mais s’est inquiété de savoir si «tous les enfants de Fourons, qu’ils soient francophones ou néerlandophones, pourront en bénéficier». Le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) l’a rassuré. Le système sera opérationnel au 1er janvier 2026, mais les communes, dont Fourons, n’y entreront qu’à la rentrée scolaire, au 1er septembre 2026. La mission et la vision de cet accueil ont été approuvées à l’unanimité, les votes de Grégory Happart et Robert Liebens (R@L) étant annulés puisque annoncés en français. L’entrée dans le système au 1er septembre 2026 l’a été de la même manière. Par contre, les deux mêmes élus francophones se sont abstenus sur la mise à disposition d’un local pour l’initiative. En raison d’une phrase qui n’apparaissait pas dans l’intitulé du point: ce local doit «stimuler la connaissance du néerlandais». Une préoccupation générale au niveau de la Flandre, mais qui, à Fourons, prend une résonance particulière…

En fin de séance publique, le conseil a, toujours sur le même mode, décidé de confier à l’équipe de l’architecte de la Région flamande le soin de procéder à l’évaluation du marché et de produire une étude, sans en dévoiler le but, afin de regrouper les services communaux, du CPAS et de la police en un seul endroit. Parce que leurs locaux actuels prennent de l’âge, et qu’ils ne répondent pas aux normes actuelles, notamment en matière climatique.

«Cela nous coûtera cher», a commenté Joris Gaens, «et nous devrons, en temps voulu, choisir entre divers scénarios». Le service de l’architecte de la Région flamande est gratuit, mais pour l’étude qui sera produite, un montant de 45000 euros est déjà anticipé. La perspective est assez lointaine (2050?) mais le train est lancé.

Toute une série de modifications budgétaires et de plans financiers pluriannuels des divers conseils de fabrique ont été approuvés, sauf par Grégory Happart.

Abandonné, le plan de ne plus conserver que deux églises sur le territoire fouronnais?

On retiendra qu’à Mouland, un soutien aux investissements de 200000 euros en 2026 et 2027 est prévu, et un autre de 197970 euros en 2028. «Car des travaux de rénovation sont nécessaires à l’église» a expliqué l’échevin William Nijssen (Voerbelangen). À Fouron-le-Comte, c’est un soutien à l’exploitation qui s’élève à 32139 euros en 2026, 44036 euros en 2027, 44617 euros en 2028, 45528 euros en 2029, 45941 euros en 2030 et 36612 euros en 2031. «Il y a des problèmes d’infiltration d’eau, et le chauffage doit être rénové» a justifié William Nijssen. Pour la fabrique d’église de Teuven, des soutiens à l’investissement sont prévus de 251650 euros puir de 243250 euros: là aussi, il s’agit de restaurer l’église, et aussi de réfectionner le clocher. Ces montants ont été approuvés, sauf par Grégory Happart.

Il n’est apparemment plus question de conserver deux églises à Fourons, avec un choix divergent opéré naguère par les conseils de fabrique et une nébuleuse assemblée citoyenne…

Les taxes sur les nuitées ont elles aussi été approuvées pour la période 2026-2031. «Nous le faisons dès maintenant, afin que les propriétaires de logements puissent anticiper», a commenté le bourgmestre. En 2026, la taxe sera de 100 euros par nuitée, dont l’exploitant ne pourra réclamer qu’un euro à ses hôtes. Le montant passera à 125 euros puis à 150 euros en 2031. L’exploitant pourra alors réclamer 1,5 euros par nuit à ses hôtes. Si des Fouronnais(e)s reçoivent des hôtes sans déclarer leur activité, une amende de 500 euros leur est annoncée.

La taxe sur les campings a elle aussi été approuvée pour la même période: on compte deux campings sur le territoire fouronnais

La Flandre débloque 12,1 millions pour protéger Mouland des inondations

Mouland a été frappée plusieurs fois par des inondations ces dernières années

C’est le Belang van Limburg qui l’annonce ce vendredi: le gouvernement flamand, et plus particulièrement son ministre de l’Environnement, Jo Brouns (CD&V), va investir 12,1 millions d’euros d’ici à 2029, dans le cadre du programme Blue Deal, afin de protéger Fourons, et plus spécifiquement Mouland, des inondations.

La nouvelle réjouit (évidemment) le bourgmestre fouronnais, Joris Gaens (Voerbelangen), qui ignore de quels projets il sera question. Mais qui sait que la Société flamande de l’Environnement (VMM) a «déjà un « master-plan »‘ pour la Berwinne. À court et moyen terme, de nouveaux élargissements de son lit seront effectués, tant en amont qu’en aval. La VMM encourage aussi les habitants afin de protéger leurs habitations contre les futures inondations. Des montants sont prévus pour empêcher l’eau de pénétrer dans les maisons via les portes ou les fenêtres

Des travaux d’élargissement ont déjà été effectués, qui ont entraîné la disparition de la friterie ‘t Brokske, au grand dam de son exploitant. Par ailleurs, enn juin, 46 maisons avaient ainsi été équipées contre les inondations à Mouland. La VMM a accordé un subside de 5000 euros par habitation

Comme ailleurs dans notre région, la VMM a aussi entamé une procédure de rachat d’habitations qui sont ptrop proches de la Berwinne pour pouvoir être protégées efficacement.

Une fois acquises, ces maisons seront démolies, afin de laisser un espace supplémentaire à la rivière pour se répandre en cas de crue.

Deux immeubles ont ainsi déjà été rachetés dans la rue du Village et dans la rue de l’Abeille. «Une des maisons sera démolie cette année, et l’autre l’année prochaine» a expliqué le mayeur fouronnais. «La VMM a l’intention d’en acquérir d’autres, mais uniquement sur base volontaire, et après accord des propriétaires».

Sur le Foron aussi, des travaux effectués. Le conseil communal a déjà validé l’implantation de trois «barrages-tampons», et «d’autres seront créés dans l’avenir. Il n’y a pas encore de budget pour cela, mais comm la province de Limbourg et la Région flamande sont responsables de la rivière, une part des 12,1 millions d’euros pourrait aller pour ce projet» envisage déjà Joris Gaens.

Mais il faut aussi travailler en amont, explique le bourgmestre de Fourons, c’est-à-dire de l’autre côté de la frontière linguistique, à Dalhem et à Aubel.

Et, selon Joris Gaens, la Région wallonne n’aurait pas prévu de budget pour des «barrages-tampons» sur la Berwinne. «C’est pourquoi nous avons introduit une demande de subsides européens» conclut-il. Sans avoir vérifié si d’autres mesures n’étaient pas envisagées côté wallon?

L’opposition francophone fait flèche de tout bois

Si l’ordre du jour du conseil communal de Fourons, ce jeudi, ne comportait guère de points cruciaux, l’opposition francophone R@L (Respect-Avenir-Liberté) en a profité pour interpeller la majorité flamande Voerbelangen sur une série de sujets.

C’est Martial Droeven qui a ouvert le feu, en évoquant les inondations qui ont frappé la commune il y a presque un an. «Le règlement sur la distribution de sacs de sable a été fortement critiqué», a-t-il noté, tout en relevant que ce règlement a ensuite été adapté. Mais en conclusion, il a proposé la création d’une commission communale qui pourrait se saisir du sujet, tout en faisant appel à des experts.

La proposition n’a pas séduit la majorité. Le bourgmestre, Joris Gaens, a évoqué «diverses actions en cours», annonçant pour l’année prochaine une initiative de la Société flamande de l’Environnement, qui pourrait bénéficier de subsides européens. Les sacs de sable avaient été favorablement accueillis, a-t-il estimé, et des volontaires se sont même manifestés pour les remplir. Une réunion aura lieu le 26 juin à Fouron-le-Comte, a-t-il précisé, afin d’informer la population sur le placement de trois «tampons»,dont le placement sera financé par la Région flamande et la province de Limbourg.

La suggestion de Yannick Lahaye d’installer un robinet au cimetière de Remersdael a reçu un accueil favorable. Par contre, sur l’état des fontaines publiques, son coup d’épée a about… dans l’eau

Yannick Lahaye a pris le relais, pour interroger le majorité sur l’état des fontaines à eaux, qui ne fonctionnent plus à Remersdael et à Mouland. Dans la foulée, il a proposé l’installation d’un robinet au cimetière de Remersdael.

«Sur les sept fontaines à eaux répertoriées dans la commune, une seule fonctionne», a expliqué le bourgmestre. Le problème, c’est que leur entretien coûte de 1300 à 1500 euros par an, et par fontaine. Pour l’instant, il n’est donc pas question de les remettre en service, sauf si, dans l’avenir, des subsides sont disponibles. Par contre, il s’est montré favorable à l’installation d’un robinet au cimetière de Remersdael.

L’échevin William Nijssen (Voerbelangen) était-il distrait à ce moment-là? En fin de séance publique, lorsqu’il a évoqué avec enthousiasme la création d’une zone de jeu et de rencontre, non loin de la plaine de jeux de Hoeneveldje, «qui favorisera la cohésion sociale», il s’est montré prêt à «étudier» la proposition de son collègue Grégory Happart (R@L) qui suggérait de créer un point d’eau à cet endroit.

Toujours dans le domaine environnemental, l’acquisition de cinq témoins de niveau, qui seront placés sur des «tampons d’érosion», Ces instruments, qui coûteront 133992, 66 euros (TVA comprise) permettront de mieux surveiller les lieux, en cas de risque de coulées de boue ou d’inondations.

On notera encore que le conseil a décidé de l’achat d’une nouvelle grue, qui sera plus rapide (40kms/h au lieu de 25) que l’ancienne, dont l’entretien coûte de plus en plus cher, et elle roulera à l’AD Blue.

L’adoption d’un plan d’aménagement de l’espace à Fouron-Saint-Pierre, a valu une remarque au conseil de Grégory Happart, qui a noté que la date limite pour la validation de ce plan était le 10 juin, soit neuf jours avant le conseil. L’échevin francophone s’est montré ravi que le projet protège un menuisier, «qui ne peut trouver place dans le parc PME de Fouron-le-Comte». Tout en espérant que d’autres artisans bénéficient des mêmes conditions.

Une nouvelle cabine électrique sera installée à Mouland, où des coupures d’électricité trop fréquentes se produisent. C’est Fluvius qui se chargera de l’opération.

Enfin, le compte 2024 de la zone de police unicommunale de Fourons s’est clôturé sur un solde négatif de 297594,83 euros. Raison pour laquelle des employés communaux s’occuperont à temps partiel de la zone de police.

La «grande collaboration policière» est en marche

C’est en fin de réunion du conseil communal, ce jeudi, que le chef (ff) de la zone de police de Fourons, Alain Stas, est venu présenter le grand accord de collaboration planifié entre sa zone et celle de Bilzen-Hoeselt-Riemst, avec laquelle elle collabore déjà depuis plusieurs années, et celles de Lanaken-Maasmechelen (LaMA), et de Maasland, qui couvre Maaseik, Neeroeteren, Opoeteren, Dorne, Lanklaar, Stokkem, Elen,Dilsen et Rotem.

La raison? «Une charge de travail croissante: la police fédérale se décharge de plus en plus sur les zones de police locale», a expliqué Alain Stas. De plus, la criminalité est de plus en plus large, notamment en matière de drogue, sur toutes ces communes situées le long de la frontière belgo-hollandaise.

«Nous comptons 24 personnes dans notre zone de police, y compris pour les tâches administratives, ce qui ne correspond pas au cadre prévu», a ajouté le chef de corps ff. «Cet accord de collaboration nous permet de compter sur 440 policiers», qui peuvent intervenir d’une zone à l’autre.

Les chefs de corps se sont déjà rencontrés en 2023 et 2024, a-t-il précisé. Si les divers conseils de police marquent leur accord, la mise en place de la zone Van Voer tot Maas (VVTM) pourrait commencer en juin, et elle pourrait être effective au 1er janvier 2026.

«Ce n’est pas une fusion, mais un accord de collaboration» a insisté Alain Stas. On sait que le gouvernement fédéral souhaite une fusion des zones de police, mais la zone de police fouronnaise étant une zone à facilités linguistiques ne peut fusionner avec les zones voisines.

Les heures supplémentaires sont en réduction à la zone de police grâce à l’accord de collaboration avec Bilzen-Hoeselt-Riemst. L’extension de cette collaboration, «pas une fusion» a insisté le chef de corps ff, permettra d’encore faire diminuer le nombre d’heures sup’

La nuance était apportée en réponse à une des questions du conseiller R@L Jean Levaux. L’ancien échevin francophone s’interrogeait aussi sur le nombre d’heures supplémentaires prestées à la zone de police de Fourons.

«On en dénombré 5000 sur base annuelle. Mais on les a ensuite ramenées à 4000 et cette année, on devrait se limiter à 3000, grâce à notre accord de collaboration avec Bilzen-Hoeselt-Riemst. On peut espérer ainsi poursuivre cette réduction.».

En matière de facilités linguistiques, Alain Stas a renvoyé au niveau fédéral. «Cela dépend de l’endroit où l’appel est reçu: ce peut être Liège, Hasselt, ou même Maastricht» a-t-il expliqué.

Le bourgmestre,Joris Gaens (Voerbelangen) a confirmé. Mais a évoqué une application installée sur smartphone qui permettrait à l’usager de faire le choix de la langue.

Le projet de collaboration a été approuvé par dix voix contre trois (R@L) et une abstention (R@L).

  • Zoning PME Le conseil a marqué son accord sur le lotissement du zoning PME de la route de Warsage, et, dans la foulée, y a attribué six parcelles. Jean Levaux (R@L) s’est inquiété pour un acheteur francophone (homonyme d’un élu francophone au conseil communal), qui n’a toujours pas signé de compromis de vente, parce que la liste de ses activités n’y est pas reprise. «Il ne faudrait pas qu’une fois la parcelle achetée, cet indépendant ne puisse pas y développer toute son activité» a-t-il plaidé. Le bourgmestre, Joris Gaens, a expliqué n’être au courant de rien mais a promis de s’informer, pour éviter pareille situation.
  • Soins logopédiques Le conseil a marqué son accord pour la mise en place de soins logopédiques dès la maternelle. Une subvention couvrira chaque intervention d’un(e) logopède. Interpellé par Yannick Lahaye (R@L), l’échevin William Nyssen (Voerbelangen) a assuré que «tous les enfants» pourraient bénéficier de ce service, y compris, donc, ceux de l’école francophone. En demandant toutefois que l’intervention d’un(e) logopède dans l’établissement soit signée au conseil communal du Temps libre.

Suggestion citoyenne: une… piscine dans l’église de Fouron-le-Comte

On sait que la gestion des églises est une préoccupation du bourgmestre Voerbelangen de Fourons, Joris Gaens, depuis son entrée en fonction. Ce n’est d’ailleurs pas la seule commune confrontée à ce problème, et les autorités ecclésiastiques s’en préoccupent aussi. L’évêché de Hasselt a ainsi demandé aux communes limbourgeoises de lui soumettre un plan à long terme de gestion des églises d’ici à la fin juin. À Fourons, les conseils de fabrique ont soumis un plan commun à l’autorité communale, selon lequel les églises de Mouland et de Fouron-Saint-Martin pouvaient être fermées. Mais celle-ci, de son côté, a décidé de s’en référer à une «assemblée citoyenne» qui est venue avec une proposition surprenante: transformer l’église de Fouron-le-Comte en piscine, avec parking à un étage supérieur!

Fermer l’église de Fouron-Saint-Martin: la suggestion des conseils de fabrique est balayée par l’assemblée citoyenne qui veut en fait une des églises centrales de la commune, avec celle de Mouland

Cette «assemblée citoyenne» se composait, au départ de 540 Fouronnais(e)s tiré(e)s au sort en janvier. Sur quelle base? Avec une répartition équitable entre néerlandophones et francophones? Des Fouronnais(e)s fréquentant ou non les lieux de culte? Mystère et boule de gomme, ce tirage au sort s’est déroulé de manière très discrète.

Mardi dernier, une réunion était organisée à laquelle la population était invitée. D’après le Belang van Limburg, qui relatait l’événement ce vendredi, quelque 75 personnes étaient au rendez-vous.

Et qu’a décidé cette assemblée citoyenne? Que les églises de Mouland et de Fouron-Saint-Martin devraient devenir les… églises principales de la commune. En se basant sur le fait que l’église de Fouron-Saint-Martin attire chaque année de nombreux visiteurs, belge et étrangers, en raison d’une crèche apparemment remarquable.

Pour l’église saint Lambert de Fouron-le-Comte, la suggestion a été formulée de la transformer en un complexe comprenant des piscines et un parking à l’étage! Une idée copiée sur un plan similaire développé à Maasmechelen!

Problème: toutes les églises fouronnaises sont classées, et on ne peut en faire n’importe quoi!

S’agissant de l’église de Fouron-le-Comte, on se rappelle que des subsides avaient été accordés pour sa rénovation, qui a commencé par la toiture, et n’a pu être menée à terme: une partie des subsides a été indûment utilisée par le conseil de fabrique de l’époque pour rénover la salle paroissiale attenante, et l’épisode s’est conclu par un accord tripartite entre le conseil communal, l’évêché de Hasselt et le conseil de fabrique. Contre la reprise du remboursement des subsides indûment utilisés, la salle paroissiale devait devenir salle communale…

Une piscine à l’intérieur de l’église saint Lambert à Fouron-le-Comte, où des rénovations partielles ont eu lieu il y a quelques années?

Il n’en demeure pas moins que des rénovations intérieures et extérieures y ont été effectuées, et la transformation de l’édifice en piscine rendrait ces dépenses encore plus inutiles!

D’autres utilisations hypothétiques ont été formulées dans le cadre de la possible, mais pas certaine, installation du télescope Einstein au Limbourg néerlandais, ou plus réalistes avec la réalisation d’un circuit touristique des églises…

On ne célébrerait plus que des funérailles à Fouron-Saint-Pierre (photo d’archives) et à Remersdael?

Certains participants se sont émus aussi du fait que de nombreuses incinérations se déroulent à Eijsden, aux Pays-Bas, où les cérémonies laïques ou religieux d’adieux se déroulent également. Ils ont proposé de consacrer les églises de Remersdael et de Fouron-Saint-Pierre aux funérailles.

On ignore comment l’évêché de Hasselt va réagir à ces suggestions. À Liège, la réflexion de l’évêché part toujours d’un accord entre les conseils de fabrique, comme cela s’est fait à Fourons, où la proposition du conseil central des fabriques d’église semble avoir été écartée purement et simplement!

En général, aussi, quand une église est désacralisée, il est veillé à ce que la nouvelle affectation soit respectueuse de son ancienne destination. Et qu’éventuellement, un petit lieu de culte, comme une chapelle y reste présent.

Et à Fourons, par surcroît, se mêle le contentieux linguistique. Il est notoire qu’à Remersdael, certains offices se célèbrent en français. Il serait étrange que cette disposition ne vaille plus que pour des funérailles…

Presbytère, égouttages: l’opposition francophone à l’offensive

Une première question de Yannick Lahaye sur la vente du presbytère de Remersdael; une autre de Robert Liebens sur l’interruption des travaux d’égouttage à Schophem; une interpellation de Jean Levaux à propos des mêmes travaux d’égouttage; l’opposition francophone a donné de la voix, ce jeudi, au conseil communal de Fourons. Sans compter un certain nombre de points de non-consensus renvoyés du collège échevinal au conseil communal: de quoi énerver le néophyte conseiller Voerbelangen Guy Theelen, à qui il faudra préciser que l’échevin de l’opposition (un poste inauguré en son temps par un certain Huub Broers) représente une tendance politique opposée à celle de la majorité!

Yannick Lahaye (R@L) s’interrogeait sur la brusque diminution de 40000 euros accordée par la notaire à l’acheteur du presbytère de Remersdael, initialement estimé à 290000 euros. Un candidat-acheteur n’avait pu profiter de cette opportunité, a-t-il souligné.

Le presbytère de Remersdael a-t-il été surévalué au départ, et son prix a été opportunément réduit de 40000 euros

Le bourgmestre, Joris Gaens, a longuement détaillé le cheminement du dossier, pour expliquer que la vente s’est déroulée conformément aux conditions fixées par le conseil, «sans une voix pour s’y opposer». La vente était ouverte du 13 janvier au 5 mars, a-t-il ajouté, et une offre a été transmise le 13 mars: elle était donc hors délai. Le bâtiment a été attribué au seul acheteur qui a transmis une offre acceptable.

Interpellé par Guy Theelen, l’échevin Grégory Happart (R@L) a estimé que l’estimation initiale du bâtiment était trop élevée: «si on avait mis le presbytère en vente à 250000 euros, il y aurait sans doute eu plus d’amateurs», a-t-il conclu.

La vente a été approuvée par 10 voix contre 4 et 1 abstention, celle de Jean Levaux

Robert Liebens (R@L) a relayé, lui, les questions des habitants sur l’interruption «depuis trois semaines» des travaux d’égouttage à Schophem.

«Ces travaux sont en cours, et ils sont interrompus pour l’instant pour une question de coordination entre Fluvius et Proximus», a répondu l’échevine Voerbelangen des Travaux, Yolanda Daems, en annonçant qu’ils reprendront… le 24 mars. Leur achèvement est prévu, sauf imprévu, pour la fin de cette année, avec l’asphaltage de la route. Une séance d’information sera organisée pour les habitants, a-t-elle encore précisé.

Des travaux interrompus depuis trois semaines qui reprendront le 24 mars

L’échevine a une nouvelle fois été invitée à répondre à une autre interpellation, celle-là de Jean Levaux, sur la décision de principe, accordée par dix voix contre zéro et les abstentions de l’opposition francophone, de lancer avant 2027 des travaux d’égouttage rue de Berneau et rue de l’Arbre. C’est le choix opéré entre deux hypothèse présentées par la Société flamande de protection de l’Environnement. Il en coûtera 1,5 à 2 millions d’euros à la commune.

Jean Levaux a souligné l’impact de tous ces travaux sur les habitants. Ainsi, récemment, «la distribution d’eau a été coupée pendant toute une journée, simplement parce qu’un robinet était resté fermé» a-t-il dénoncé. «Et personne ne savait à qui s’adresser! N’oublions pas que tout le monde n’est pas connecté à Internet!».

Les numéros d’appels de tous les intervenants figurent sur le site de la commune a répliqué l’échevine. Ils figuraient aussi dans le bulletin communal distribué dans les habitations. Pas de quoi satisfaire Jean Levaux qui a demandé qu’ils figurent sur un panneau, placé le long des travaux..

Le parc paysager «Bocage sans frontières» sauvé par la Cour constitutionnelle

Le plan de parc paysager «Bocage sans frontières», porté par la commune de Fourons en 2023, y associe les communes wallonnes d’Aubel, de Plombières, et de Dalhem, ainsi que les communes néerlandaises d’Eijsden-Margraten et de Valkenburg. Approuvé par la Région flamande, il a bien failli capoter, n’eüt été l’arrêt rendu le 13 mars dernier par la Cour constitutionnelle.

La plus haute instance judiciaire et administrative du pays était saisie, en effet, d’un recours en annulation partielle du décret de la Région flamande du 9 juin 2023 «relatif aux Parcs flamands et à la protection générale des sites ruraux», introduit par des requêtes adressées par lettres recommandées les 27 décembre 2023 et 11 janvier 2024 par l’asbl «Boerenbond», par la sprl Michiels, et par l’asbl «Natuurlijk boeren»..

Leurs arguments portaient sur la violation de «l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement», invoquaient que «les dispositions attaquées ne prévoient pas suffisamment de possibilités de participation pour les acteurs locaux lors de l’établissement de la note sur les parcs, du plan directeur et des plans opérationnels, en ce qu’il est uniquement prévu que les autorités locales doivent constituer la moitié des membres de l’agence des parcs»; et dénonçaient qu’il ne soit prévu qu’une «ébauche de participation».

Un bocage sans frontières, qu’on peut également découvrir du haut d’une montgolfière!

Les contestataires affirmaient aussi que le décret aurait «une incidence sur les affectations et les droits de propriété existants», et soutenaient que «le régime de subventionnement prévu constitue une aide d’État manifestement illicite».

Le gouvernement flamand a, évidemment, répliqué sur ces divers points, en insistant notamment sur le fait que «lors de l’établissement du décret du 9 juin 2023, une concertation a eu lieu avec divers acteurs». Il a souligné que «les autorités locales poursuivent l’intérêt général», et objecté que «Le gouvernement flamand a, évidemment, répliqué sur ces divers points, en insistant notamment sur le fait que «lors de l’établissement du décret du 9 juin 2023, une concertation a eu lieu avec divers acteurs». Il a souligné que «les autorités locales poursuivent l’intérêt général», et objecté que «les objectifs du décret du 9 juin 2023 sont compatibles avec l’exploitation d’une entreprise agricole et que les agriculteurs pourront encore disposer librement de leurs parcelles comme ils l’entendent».

De nombreuses répliques ont ensuite été échangées entre les parties. Et la Cour constitutionnelle a notamment relevé que «la note sur les parcs et le plan directeur doivent, à peine d’irrecevabilité, contenir l’avis des autorités locales et qu’il convient d’organiser une forme de participation». Elle rappelle qu’elle doit «garantir le droit à la protection d’un environnement sain, respecter l’appréciation de ces législateurs quant à l’intérêt général, sauf si cette appréciation est déraisonnable» et signale que .«le législateur décrétal dispose d’un large pouvoir d’appréciation pour déterminer quelles mesures sont appropriées afin de réaliser les buts qu’il poursuit en matière de politique intégrée du paysage».

Elle a noté que «les Parcs flamands ont pour but de stimuler, de faciliter et de mettre en œuvre la recherche, la conservation durable, la remise en état, le développement et le désenclavement du paysage, l’organisation de la coopération axée sur la protection générale des sites ruraux et la promotion de la diversité biologique et de la conservation de la nature». Elle ajoute qu’«une protection non seulement contre l’expropriation ou la privation de propriété, mais également contre toute ingérence dans le droit au respect des biens et contre toute réglementation de l’usage des biens» est prévue.

Elle estime qu’une «politique transversale du paysage… constitue un objectif légitime» et constate que «le régime de subventionnement élaboré, qui ne doit pas être notifié à la Commission européenne, ne peut être utilisé pour acheter et acquérir des parcelles dans un Parc flamand ou à proximité» et qu’il n’y a dès lors «pas de différence de traitement entre les propriétaires fonciers ordinaires dans un Parc flamand ou à proximité, d’une part, et la coalition territoriale et l’agence des parcs».

En conclusion, la Cour constitutionnelle rejette donc les recours qui lui avaient été adressés. La voie est libre pour le Parc paysager «Bocage sans frontières»!