L’avenir de la zone de police inquiète l’opposition francophone

Le conseil communal de ce jeudi s’est ouvert sur deux questions de l’opposition francophone, privée de Martial Droeven et de Robert Liebens, à propos de la zone de police.

Jean Levaux, tout d’abord a rappelé que le nombre de policiers nécessaires à la zone de police fouronnaise dépend du nombre d’habitants. Quant à. Yannick Lahaye, il s’est inquiété des droits des francophones, à l’annonce de la fusion de la zone de police fouronnaise avec celle de Bilzen-Riemst.

Le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) a répondu aux deux intervenants séparément. Á Jean Levaux, il a assuré que, dans le cadre de la fusion annoncée, «de six à huit policiers resteraient présents à Fourons». Et à Yannick Lahaye, il a expliqué que les policiers affectés à Fourons devraient satisfaire à un examen linguistique, manière de répondre à tou(te)s les citoyen(ne)s fouronnais(e)s, quelle que soit leur langue usuelle. Il lui a ajouté que «Fourons est la plus petite zone de police du pays, et que, dans ce cadre, ses moyens seront réduits. La seule solution est donc la fusion qui permet de travailler à une échelle plus large. Avec des moyens étendus».

Joris Gaens assure que huit policiers seront présents à Fourons, moyennant un examen linguistique, dans le cadre de la fusion des zones de police de Fourons et de Bilzen-Hoeselt. Mais entre-temps, le bureau de police se vide…

Jean Levaux a repris la parole pour expliquer que les agents actuels sont dans l’incertitude pour leur avenir. «C’est le chef de corps qui s’exprime face à ses hommes», a repris le bourgmestre, en répétant que «huit agents resteront présents à Fourons». Même si trois inspecteurs ont quitté la zone dernièrement

Pas de quoi satisfaire les intervenants qui ont constaté que «même les armoires des partants ont été enlevées» du poste de police, où ne subisteraient pour l’heure que six personnes.

Quant au bourgmestre, il n’a soufflé mot du plan de cinq ans qu’il a signé, avec les bourgmestres de BIlzen-Hoeselt, Riemst et Lanaken, signalé le matin même dans le Belang van Limburg, qui associe les zones de police de Fourons, de Bilzen-Hoeselt-Riemst, et Lanaken-Maas. Le document prévoit une collaboration plus intense dans le cadre «De la Voer à la Meuse» «pour faire face aux problèmes que connaissent les communes frontalières». De quoi inquiéter encore plus les francophones de Fourons?

Autre point d’achoppement, la contribution de Fourons à la zone de secours du Limbourg-Est, qui se monte à 191830,22 euros.

«N’aurait-il pas été intéressant de demander combien nous coûterait la contribution au poste de Battice-Herve?» a repris Jean Levaux. Tandis que l’échevin francophone, Grégory Happart, relevait que les pompiers de Herve et ceux de la Basse-Meuse «arrivaient toujours les premiers» en cas d’incendie

Joris Gaens a rappelé qu’un poste avancé de la zone de Limbourg-Est se trouve à Fourons, «pour lequel la commune a beaucoup investi». Tout en se réjouissant de la bonne collaboration avec les zones de secours wallonnes toutes proches. L’opposition francophone a voté contre cette contribution.

La suite du conseil s’est poursuivie avec l’approbation, moins l’abstention de Grégory Happart, de divers budgets 2027 des fabriques d’église, pour un total de 58992,07 euros. Á Teuven, la restauration du clocher et de la façade ouest de l’église coûte plus cher que prévu: il est demandé au conseil paroissiat de revoir son plan pluriannuel et de définir un nouvau projet de budget 2027.

La séance s’est terminée avec l’approbation d’une somme de cinq euros pour la délivrance des certificats d’immatriculation. Et sur l’alignement, dans le cadre de l’aménagement du carrefour de la rue de l’Arbre et de la rue de Berneaux, à hauteur de la chapelle Sainte-Anne, qui sera déplacée et pour permettre la création d’un trottoir à hauteur de l’école provinciale.

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