En février, l’opposition francophone avait soulevé divers problèmes, dont l’avenir de la zone de police et aussi le devenir des aîné(e)s de la commune, puisque l’intercommunale Ocura avait manifesté son désir de fermer la maison de retraite de Fouron-le-Comte à la mi-2027.
La majorité flamande avait ignoré ces questions. Mais en ce début juillet, elle a enfin réagi au projet de fermeture de la maison de retraite.
Dans un communiqué de presse, Voerbelangen affirme «avoir cherché de manière intensive à une solution durable pour l’avenir».. Mieux, la majorité flamande proclame que «le maintien d’une maison de retraite est une absolue priorité pour elle»..
Mieux vaut tard que jamais, mais reste à savoir comment maintenir une maison de retraite à Fourons. Mardi, une délégation de la majorité s’est rendue, avec une représentation de l’asbl Ferm Voeren, et quelques employés d’Ocura chez la ministre flamande du Bien-Être, Caroline Gennez (sp.a) pour envisager avec elle les pistes de solution possibles, «et insister sur l’importance du maintien d’une maison de repos à Fourons»
L’asbl Ferm Voeren, à l’appui de cette demande, a fourni à Caroline Gennez une pétition porteuse de 1500 signatures.
La commune n’est pourtant pas propriétaire de la maison de repos. Mais, souligne Voerbelangen; «nous avons discuté de manière intensive, au cours des mois passés, avec des experts des soins médiaux, pour envisager diverses solutions pour l’avenir.» Sans en référer une seule fois au conseil communal soit dit en passant.
«Le maintien d’une maison de repos à Fourons n’est pas une entreprise simple», reconnaît la majorité flamande, notamment parce qu’il y a des «investissements importants» à y engager, et que la commune n’a pas forcément les moyens nécessaires.

«Néanmoins, nous voulons saisir toutes les occasions possibles et étudier toutes les pistes possibles» pour assurer ce maintien», explique le bourgmestre, Joris Gaens
Pour cela, Ocura devrait céder les lits à la commune. Cette décision dépend du conseil d’administration d’Ocura, et du Conseil pour le Bien-Être de la commune. Le CPAS, ajoute-t-il, a déjà pris une décision de principe à ce propos le 18 juin dernier.

Une fois ce transfert opéré, «nous pourrions lancer une étude de marché après des institutions de soins professionnelles, afin de voir lesquelles seraient prêtes à assurer un maintien de longue durée à la Maison de retraite de Fourons».
Hilde Broers, la présidente du CPAS, abonde dans le même sens: «nous voulons avancer pour assurer que les personnes âgées de Fourons trouvent toujours dans l’avenir de quoi leur assurer des soins de qualité».
Tout cela ne dit pas comment la commune ou le CPAS assureront le maintien de la maison de repos de Fouron-le-Comte. La majorité flamande assure qu’elle veillera dans le futur à associer de près tous les partenaires possibles. Mais la mi-2027 est plus proche qu’on ne le croit. Et le CPAS de Fourons ne compte que quatre employé(e)s.
Au Belang van Limburg, Patrick Siborgs, le représentant d’Ocura, s’est montré prêt à céder la Maison de repos à la commune. «Mais pas tant que des personnes y résident. Pour l’instant, il en reste vingt Des francophones ont déjà déménagé dans des maisons de repos voisines en Wallonie». Pour les Flamands, le déplacement est plus long, vers Riemst ou Lanaken.. «D’ici à la fin de l’année, il ne devrait plus y avoir personne», conclut-il.
Il restera alors à peine six mois pour trouver une solution. Avec une complication supplémentaire: le bâtiment de la Maison de repos est propriétaire de l’évêché de Hasselt. Il faudra donc une discussion tripartite en août ou en septembre.
La ministre Gennez voit cela de loin. Elle comprend le souci des Fouronnais. Et elle dessine l’avenir dans une combinaison d’habitation et de soins «de la prime enfance à la vieillesse». Cela sonne plus comme un slogant que comme une piste de solution…
