Une petite quarantaine de personnes avait rallié le Centre culturel et sportif de Fouron-Saint-Martin, ce vendredi, à l’invitation des mandataires communaux et du CPAS du groupe R@L (Respect-Avenir-Liberté).
Trop peu de monde? Peut-être, mais les participant(e)s représentaient les six villages de l’entité fouronnaise, et les questions ont porté sur de nombreux sujets, certains déjà évoqués en conseil communal, d’autres non. Certains relevant de la commune et d’autres non.
C’est l’échevin francophone, Grégory Happart, qui a introduit la soirée, en présentant les points évoqués dans un post précédent sur ce blog.
À propos des finances communales, il a souligné les 7 millions d’euros (NDLR: un montant qui sera sûrement revu à la hausse) pour un centre administratif regroupant l’administration et le CPAS («déjà rassemblés à la Maison communale») et la police, «qui ne comptera plus que cinq agents à terme».

«Est-il bien opportun d’investir 7 millions pour une commune de 4000 habitants?» a-t-il conclu sur le sujet.
Autre dépense, les 150000 euros dédiés à l’institution flamande de tourisme «alors que le tourisme est en plein essor à Fourons». Et les 330000 euros prévus pour aménager un chemin qui conduit déjà «au point culminant de la Flandre, qui n’est pas celui qui est désigné». Même si des subsides sont prévus, la facture pour la commune sera de 30000 euros!
La fermeture, en juin 2027, de la Maison de retraite gérée par Ocura est un autre souci: les pensionnaires devront être relogés ailleurs, là où ils (elles) ne seront pas prioritaires.
Et puis, il y a la fermeture du centre de tri de La Poste à Fouron-Saint-Martin, qui sera transféré à Riemst. Et la désaffection des transports publics, essentiellement de De Lijn. Quant aux piste cyclables, elles «conduisent pour la plupart à l’école provinciale flamande. Ailleurs, elles n’existent pas».
La parole donnée au public, une des premières questions posées portait sur les appartements-services attenant à la Maison de retraite «qui ne compte que 40 résidents alors qu’elle était prévue pour 60», a-t-on fait remarquer. Leurs occupant(e)s ne seront pas déménagé(e)s, mais, à partir de 2027, ils ne bénéficieront plus des services communs.
La pénurie de médecins a été évoquée, à la suite de l’absence pour maladie d’une doctoresse. Divers noms de praticiens ont fusé: R@L a proposé de les centraliser pour pouvoir orienter les demandes.
Le manque de volontaires pour véhiculer des personnes malades ou handicapées vers les hôpitaux a été relevé. « À partir du 1er mars, une campagne de recherche de volontaires sera lancée dans toute la Flandre. Nous pourrons la relayer» a signalé Freddy Cleenen, membre francophone du bureau du CPAS.
La question des frelons asiatiques, que Jean Levaux avait abordée en vain en conseil communal, a été posée: le groupe R@L possède des pièges, qu’il est prêt à mettre à disposition de celles et ceux qui les demandent.
Les travaux d’égouttage sur la dorsale fouronnaise, et particulièrement à Fouron-Saint-Martin, devaient faire l’objet d’informations hebdomadaires, «mais il n’y en a plus eu depuis le 4 février» a fait observer un intervenant. Sur le site de la commune, la dernière information date du 6 février.
La prévention des inondations de la Gueule a fait l’objet d’une concertation avec les villes néerlandaises concernées. Qu’en est-il de la Berwinne? a interrogé un autre participant. On lui a répondu par les travaux d’élargissement du cours de la rivière, notamment à Mouland, et des barrages de retenue d’eau sont prévus. «Mais il n’y a pas eu concertation avec les communes wallonnes en amont, où des barrages sont également prévus».
Parmi les autres sujets abordés, la fracture numérique a été évoquée. Un citoyen, muni d’une nouvelle carte d’identité, ne sait plus se connecter avec son lecteur de carte à domicile. Il s’est rendu à la commune, où on lui a dit que tout était en ordre. Son GSM ne lui permet pas d’installer l’application «It’s me». «Il faut retourner à la commune» lui a-t-on conseillé.
De l’avis général, cette concertation, peut-être trop peu suivie, avait été un succès. D’où l’appel à un suivi?
