Un conseil-communal éclair a duré neuf minutes, ce jeudi, à Fourons. En cause, l’absence de trois mandataires, côté Voerbelangen: Guy Theelen, Lizzy Buyens, et Steven Heusschen. Du coup, après une suspension de séance, les élus francophones sont sortis. «Vu le manque d’intérêt de membres de la. majorité pour l’ordre du jour» a commenté l’échevin francophone, Grégory Happart.

Le bourgmestre, Joris Gaens, se montrait fort marri de l’épisode. Après avoir rappelé que, lors de la pandémie du Covid, la majorité avait accepté que Benoît Houbiers, élu francophone, participe à distance à une séance du conseil communal, il avait demandé à la directrice générale de vérifier si la sortie des élus francophones empêchait la poursuite de la réunion.
Le verdict est rapidement tombé: il fallait une majorité des mandataires en séance, soit huit. Et il n’en restait que sept. «C’est le jeu, mais c’est un triste jeu!» a conclu Joris Gaens. Côté francophone, on n’en démordait pas: «nous n’allions pas rester en séance pour faire approuver des points auxquels nous sommes opposés. C’est la responsabilité du bourgmestre d’inviter à une séance du conseil communal et de veiller à ce qu’il y ait suffisamment d’élu(e)s de sa majorité pour pouvoir le mener à bien!».
Avant la sortie des élus francophones, Martial Droeven (R@L) avait quand même pu interroger le bourgmestre.

«Il est important aujourd’hui de se soucier de nos déchets.
Mais ne pensez-vous pas que nous devrions aussi nous poser des questions sur le passé, quel que soit celui qui était au pouvoir à cette époque», avait-il déclaré. Et de poursuivre: . «À cette époque, nous n’avions certainement pas les systèmes que nous connaissons aujourd’hui et c’est également le cas partout dans notre pays. C’est pourquoi j’aimerais connaître la position de la municipalité sur la problématique du traitement de nos anciennes décharges enfouies dans le terrain de notre belle commune depuis tant d’années. Or, ces décharges sont des bombes écologiques car personne ne connaît leur nature et leur composition. Je suis également préoccupé car notre région compte de nombreuses couches d’eau souterraine et de nombreuses sources. Existe-t-il un plan de dépollution pour nos anciens déchets et décharges ? Y a-t-il une surveillance quelque part par des mesures régulières ? Qu’en dit l’OVAM (NDLR: l’organe flamand de gestion des déchets)?»
Le bourgmestre, Joris Gaens, a remercié l’intervenant pour sa question, relative à un «problème qui ne se limite pas à Fourons mais à toute la Flandre».
L’OVAM, a-t-il précisé, «mène une politique d’assainissement» . Et à Fourons, il y a d’anciennes décharges à Fouron-le-Comte, à Teuven, à Opsinnich, et à Meulenberg, a-t-il ajouté. Mais avant d’assainir, il faut mener des enquêtes qui ont déjà coûté 13000 euros à la commune. L’effort sera continué, a-t-i conclu, afin de rendre les anciennes décharges «saines et sécurisées».
La présidente du conseil, Shanti Peerboom-Huynen se préparait à ouvrir le débat sur le point suivant de l’ordre du jour, quand les conseillers francophones ont demandé une suspension de séance. Et annoncé, à leur retour, qu’ils quittaient la séance. Un nouveau conseil communal devra être reconvoqué, pour examiner les points laissés en suspens. Et d’autres qui s’y ajouteront…
