Des dépenses en vrac

A priori, le conseil communal de Fourons, jeudi, ne recelait pas de point particulièrement crucial. Si ce n’est que la majorité Voerbelangen est restée sourde aux demandes de l’opposition francophone. Dès le début de la séance publique, quand le conseiller R@L (Retour aux Libertés), Jean Levaux, a demandé que la liste des subventions communales soit votée point par point «car il y a des subsides que nous approuvons». «La liste est globale», lui a opposé la présidente du conseil communal, Shanti Huynen: Le vote a donc été acquis majorité contre opposition.

La réunion a surtout été consacrée à des dépenses en vrac. À commencer par ce subside de 140000 euros accordé à l’asbl Toerisme Voerstreek. Une asbl victime de la décision du ministre flamand du Tourisme, Hans Bonte (sp.a) de réduire l’allocation allouée par Toerisme Vlaanderen jusqu’à l’annuler en 2028; a dénoncé la majorité Voerbelangen.

Le bourgmestre, Joris Gaens, et la présidente du conseil communal, Shanti Huynen, membres de l’asbl, étant sortis, c’est l’échevin WIllam Nijssen qui s’est lancé dans un long exposé, pour rappeler l’importance du tourisme à Fourons, «très important pour l’économie locale».

L’échevin francophone, Grégory Happart, a dit comprendre les difficultés de l’asbl, mais s’est interrogé sur l’importance du subside, qui s’ajoute au subside annuel pour soutenir son activité. «Ne serait-il pas intéressant de se rapprocher du Syndicat d’initiative des Trois frontières? Ou de voir les possibilités qu’offrira le projet « Bocage sans frontières »?» a-t-il interrogé. Tout en rappelant que la taxe sur le tourisme rapporte 250000 euros l’année à la commune.

William Nijssen a répliqué que l’asbl existe «depuis des dizaines d’années» et a son utilité. Tandis que le conseiller Voerbelangen Guy Theelen, qui semble ne pas apprécier les objections de l’opposition, clamait que le projet «Bocage sans frontières» a d’autres objectifs.

Le subside était donc voté majorité réduite (8 mandataires Voerbelangen) contre opposition francophone. L’opposition votait également contre l’accord de coopération et de subvention avec la-dite asbl. Et votait à main levée contre la désignation du bourgmestre, Joris Gaens, au sein de son organe administratif, avec voix consultative.

Erreur de l’échevin: le vote était répété ensuite, à bulletin secret: et cette fois, les deux votes (de Grégory Happart et de Robert Liebens) n’étaient plus annulés, et étaient enregistrés comme votes négatifs.

Le bourgmestre et la présidente du conseil rentrés en séance, le règlement relatif au partenariat local pour les activités et l’accueil extrascolaire -avec un point relatif à l’apprentissage du néerlandais- était soumis au vote, ainsiq ue la composition du partenariat local pour l’accueil exascolaire.

Pas d’exclusion pour les enfants de l’école francophone, mais le règlement flamand sur l’accueil extrascolaire insiste sur l’apprentissage du néerlandais….

Jean Levaux (R@L) a interpellé la majorité sur l’égalité de traitement entre enfants de la commune. Ce partenaniat peut-il être adapté pour les enfants de l’école francophone?

La main sur le cœur, le bourgmestre a assuré qu’il n’y avait aucune exclusive. Mais le règlement flamand est le règlement flamand. L’opposition francophone s’y est donc opposée.

Jean Levaux a également interrogé la majorité à propos de la politique cycliste en annexe au règlement de travail, «approuvée par les syndicats» avait insisté Shanti Huynen. «Des mesures de sécurité sont-elles prévues? Et y aura-t-il des possibilités de recharger les vélos électriques à la Maison communale?»

«Il n’y a pas eu de demande du personnel communal» a répliqué le bourgmestre. Dans un premier temps, les vélos pourront être remisés à l’intérieur de la Maison communale. «S »il y en a plus, il faudra réfléchir notamment pour permettre une recharge», a-t-il ajouté. La politique cycliste a été approuvée à l’unanimité.

Avant l’approbation du recrutement de deux inspecteurs au sein de la zone de police (où une certaine mauvaise humeur règne semble-t-il), les élus francophones se sont opposés à l’achat de deux parcelles à Teuven pour 160000 euros. Plus de deux fois le prix d’achat initial…

Le point avait déjà été abordé en octobre, et jean Levaux a rappelé que ce terrain était en zone agricole, qu’une installation de car-wash y avait été installée et qu’il aurait été préférable de demander au vendeur de dépolluer le sol avant la vente.

«Ces parcelles permettront l’érection d’un parking, subsidié par la Région flamande» a conclu le bourgmestre, Et si une pollution du sol est détectée, il sera toujours possible de se retourner contre le pollueur…

Un avis sur « Des dépenses en vrac »

  1. Toerisme Voerstreek

    Hans Bonte n’est pas du tout le ministre qui a pris la décision concernant la subvention de Toerisme Voerstreek. Il remplace la ministre Melissa Depraetere, obligée de se reposer (enceinte de son premier enfant). C’est elle qui l’a décidé en mars 2025. Hans est remplaçant depuis la semaine passée.

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