À l’initiative du gouvernement flamand, un système d’accueil et d’organisation d’activités pour les enfants en dehors des heures d’école est proposé aux communes. Un subside de 127,36 euros par enfant est annoncé.

Le projet a été présenté ce jeudi aux élus fouronnais. L’échevin francophone, Grégory Happart, s’est réjoui de pareille initiative, mais s’est inquiété de savoir si «tous les enfants de Fourons, qu’ils soient francophones ou néerlandophones, pourront en bénéficier». Le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) l’a rassuré. Le système sera opérationnel au 1er janvier 2026, mais les communes, dont Fourons, n’y entreront qu’à la rentrée scolaire, au 1er septembre 2026. La mission et la vision de cet accueil ont été approuvées à l’unanimité, les votes de Grégory Happart et Robert Liebens (R@L) étant annulés puisque annoncés en français. L’entrée dans le système au 1er septembre 2026 l’a été de la même manière. Par contre, les deux mêmes élus francophones se sont abstenus sur la mise à disposition d’un local pour l’initiative. En raison d’une phrase qui n’apparaissait pas dans l’intitulé du point: ce local doit «stimuler la connaissance du néerlandais». Une préoccupation générale au niveau de la Flandre, mais qui, à Fourons, prend une résonance particulière…
En fin de séance publique, le conseil a, toujours sur le même mode, décidé de confier à l’équipe de l’architecte de la Région flamande le soin de procéder à l’évaluation du marché et de produire une étude, sans en dévoiler le but, afin de regrouper les services communaux, du CPAS et de la police en un seul endroit. Parce que leurs locaux actuels prennent de l’âge, et qu’ils ne répondent pas aux normes actuelles, notamment en matière climatique.
«Cela nous coûtera cher», a commenté Joris Gaens, «et nous devrons, en temps voulu, choisir entre divers scénarios». Le service de l’architecte de la Région flamande est gratuit, mais pour l’étude qui sera produite, un montant de 45000 euros est déjà anticipé. La perspective est assez lointaine (2050?) mais le train est lancé.
Toute une série de modifications budgétaires et de plans financiers pluriannuels des divers conseils de fabrique ont été approuvés, sauf par Grégory Happart.

On retiendra qu’à Mouland, un soutien aux investissements de 200000 euros en 2026 et 2027 est prévu, et un autre de 197970 euros en 2028. «Car des travaux de rénovation sont nécessaires à l’église» a expliqué l’échevin William Nijssen (Voerbelangen). À Fouron-le-Comte, c’est un soutien à l’exploitation qui s’élève à 32139 euros en 2026, 44036 euros en 2027, 44617 euros en 2028, 45528 euros en 2029, 45941 euros en 2030 et 36612 euros en 2031. «Il y a des problèmes d’infiltration d’eau, et le chauffage doit être rénové» a justifié William Nijssen. Pour la fabrique d’église de Teuven, des soutiens à l’investissement sont prévus de 251650 euros puir de 243250 euros: là aussi, il s’agit de restaurer l’église, et aussi de réfectionner le clocher. Ces montants ont été approuvés, sauf par Grégory Happart.
Il n’est apparemment plus question de conserver deux églises à Fourons, avec un choix divergent opéré naguère par les conseils de fabrique et une nébuleuse assemblée citoyenne…
Les taxes sur les nuitées ont elles aussi été approuvées pour la période 2026-2031. «Nous le faisons dès maintenant, afin que les propriétaires de logements puissent anticiper», a commenté le bourgmestre. En 2026, la taxe sera de 100 euros par nuitée, dont l’exploitant ne pourra réclamer qu’un euro à ses hôtes. Le montant passera à 125 euros puis à 150 euros en 2031. L’exploitant pourra alors réclamer 1,5 euros par nuit à ses hôtes. Si des Fouronnais(e)s reçoivent des hôtes sans déclarer leur activité, une amende de 500 euros leur est annoncée.
La taxe sur les campings a elle aussi été approuvée pour la même période: on compte deux campings sur le territoire fouronnais
