L’avenir des églises en questions

Dans l’interview qu’il nous avait donnée, avant d’entrer en fonction, le bourgmestre de Fourons, Joris Gaens (Voerbelangen) avait déjà abordé la question de la gestion des édifices religieux de la commune, et, par ricochet peut-être, de l’avenir des divers conseil de fabrique.

Son premier mandat partiel achevé, et maintenant qu’il a été plébiscité par le scrutin communal du 13 octobre dernier, le mayeur fouronnais revient sur le sujet, et appuie sur l’accélérateur. En s’abritant derrière une «assemblée citoyenne», une «plate-forme participative» qui a permis à des Fouronnais(e)s tiré(e)s au sort -selon quels critères?- de répondre à diverses questions: «Quels développements voyez-vous pour ces lieux sociaux intéressants? Comment voyez-vous l’avenir de nos six églises? Sur quoi devons-nous surtout nous concentrer?». Dans un cadre tracé par le bourgmestre.

«Les églises ont une grande valeur, mais il y a des défis à relever», a expliqué Joris Gaens. «Comme le nombre de fidèles diminue, les églises sont moins utilisées. Mais les frais d’entretien et de restauration ne font que croître».

Parmi les dossiers de restauration des dernières années, celui de l’église de Fouron-le-Comte a posé bien des problèmes…

«Ces dernières années, nous avons déjà eu divers dossiers de restauration», a-t-il ajouté (N.D.L.R.: celui de la restauration de l’église saint Lambert à Fouron-le-Comte n’a pas été mené à bien, par suite de l’utilisation d’une partie des subsides prévus à cet effet pour la rénovation de la salle paroissiale attenante. Ce qui a conduit à un accord tripartite entre la commune, le conseil de fabrique, et l’évêché de Hasselt). «Et d’autres dossiers s’annoncent qui exigeront des investissements, notamment pour restaurer les toitures. C’est pourquoi il nous faut une vision d’avenir pour nos églises. C’est à dire un plan de gestion des églises, que nous voulons conclure avec les conseils de fabrique, afin d’obtenir une gestion optimale des bâtiments et ainsi pouvoir prendre la responsabilité des investissements nécessaires».

Ces trois réunions «ont permis de tenir compte de nombreux facteurs», précise-t-il dans un communiqué. «Et il est important que les communauté se retrouvent dans les choix qui seront faits. Ce n’est qu’ainsi que nous obtiendrons l’adhésion à un plan de gestion».

Les églises fouronnaises sont toutes reconnues comme héritage architectural…

Les ingrédients à intégrer sont nombreux. «Les églises sont toutes protégées car elles sont reconnues comme héritage architectural», indique Joris Gaens. «De plus, les églises sont au milieu de nos villages, et déterminent ainsi l’identité de nos communautés villageoises».

Dans cette énumération, le bourgmestre fouronnais oublie un élément fondamental: le linguistique. À Remersdael, par exemple, des offices religieux sont parfois célébrés en français: c’est une pratique auquel de nombreux habitants sont attachés.

Le 18 mars prochain, tou(te)s les Fouronnais(e)s seront invité(e)s à une assemblée générale, où les conclusions de l’assemblée citoyenne seront exposées, conclut Joris Gaens. «Tous les habitants auront ainsi l’occasion de participer à la discussion sur l’avenir de nos églises».

Le dossier sera un élément du plan de gestion de églises, qui sera ensuite transmis à l’évêché pour approbation. L’espoir de Joris Gaens est de proposer le document à l’approbation du conseil communal le 15 mai prochain. Il faudra peut-être pour cela brûler les étapes!

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