L’extension du camping de Drink à Fouron-Saint-Pierre inquiète le voisinage

Le conseil communal de Fourons, tenu ce jeudi en l’absence du conseiller Steven Heusschen (Voerbelangen), excusé, aurait été expédié en deux temps trois mouvements, par exemple pour adapter le règlement de travail pour le personnel communal et du CPAS, si un point de non-consensus, relatif au permis environnemental nécessaire à l’extension du camping de Drink, à Fouron-Saint-Pierre, n’avait alimenté le débat.

C’est l’échevin francophone, Grégory Happart, qui avait bloqué ce point en collège communal. Mais c’est son prédécesseur, Jean Levaux, qui a explicité cette position.

Pourquoi? «Une longue notice historique accompagnait le dossier», a-t-il relevé, en rappelant que «dans les années 1970, des tentes accueillaient des jeunes scouts ou des patronné(e)s, qui étaient alors encadré(e)s».

Aujourd’hui, ce n’est plus le cas: les campeurs sont des adultes, présents tous les week-ends, et le comportement de certains d’entre eux perturbe le voisinage, «au point que l’exploitante a dû appeler la police, en raison du bruit qu’ils provoquaient».

Un décret de l’autorité flamande fixe la norme maximale de bruit à 85 décibels (équivalent au bruit d’un restaurant scolaire), poursuit Jean Levaux, «mais on est régulièrement au-dessus de cette norme».

L’extension du camping de Drink à Fouron-Saint-Pierre pose questions au voisinage

L’extension du camping a entraîné le détournement d’un canal naturel d’écoulement des eaux de pluie vers un étang voisin, signale-t-il. Et en matière de protection de la nature, le projet n’est pas particulièrement bienvenu.

Il y a aussi un problème de circulation dans ces rues à circulation locale, «où le croisement d’un autobus et d’une voiture est impossible». Comment, par exemple, les services de secours pourraient-ils atteindre le camping, si des voitures sont stationnées dans ces rues?

En réplique, le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen) s’est dit tout d’abord «fier, quand je suis ailleurs qu’à Fourons, d’entendre que des gens, flamands ou francophones ont eu du plaisir à venir camper dans notre belle région». S’agissant des nuisances évoquées par Jean Levaux, «je n’ai été mis au courant de rien», poursuit-il, «et dès lors je n’ai aucune raison de m’opposer à la demande».

Le permis s’accompagne de diverses conditions, précise-t-il encore, «et je n’ai pas de boule de cristal qui me permette de prévoir si ces conditions seront respectées ou non. Si elles ne le sont pas, nous examinerons la situation».

«J’ai parlé à tous les habitants de la rue, et tous ont peur de l’augmentation du trafic qui résultera de l’extension de ce camping, que vous voulez autoriser», reprend Jean Levaux, qui se demande si, en cas d’infraction, «l’autorisation d’exploitation pourrait être retirée».

Malgré cette intervention, la majorité Voerbelangen (qui a déjà organisé au moins un événement dans ce camping, et qui avait augmenté la taxe sur les nuitées pour réguler le tourisme à Fourons) a accordé son feu vert au permis environnemental lié à l’extension du camping, contre l’opposition francophone.

«Il serait bien que l’exploitante rencontre les voisins du camping», lance encore Jean Levaux. «Je ne suis pas juge de paix…», conclut Joris Gaens, alors que la séance s’achève…

4 commentaires sur « L’extension du camping de Drink à Fouron-Saint-Pierre inquiète le voisinage »

  1. Phil, tu te trompes ! Jean Levaux n’était plus échevin quand le point du camping passait au collège. C’est Happart qui a voté « neen ». Mais Jean, apparement le seul du groupe capable à étudier un dossier, a donc pris la parole au conseil. Je constate aussi que Happart joue le jeu de défenseur de la francophonie au conseil mais pas au collège. Sans vote en (uniquement!!!) néerlandais il y aurait seulement eu 3 votes pour et un nul. Avec son « neen » le point a été transmis au conseil. En néerlandais on dit «  voor het smeer likt de kat de kandeleer”. En autres mots «  pour l’argent, il oublie ses principes. »

    Happart discriminé ?

    S’il aurait fait son travail (on le paie pour le faire) il aurait pu passer à la commune pour étudier ce dossier. S’il aurait fait son travail il aurait aussi fait le nécessaire afin de mettre la connexion communale en marche. Mais depuis des années, il n’a apparement jamais eu le temps de le faire comme conseiller et maintenant non plus comme échevin. Son adresse mail n’a pourtant jamais changé. Il avait donc la possibilité de se mettre en ordre. Je crains que Monsieur veut être servi, mais ne veut pas servir de son côté. Serait-il incapable???

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  2. Je vais faire la rectification. Mais Grégory est effectivement passé à la commune pour avoir accès à ses documents, et comme je l’ai écrit, la directrice générale l’a fait poireauter pendant trois-quarts d’heure, pour lui apporter les documents en papier cinq minutes avant le début de la réunion du collège

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  3. « Laten we hopen » dat het beter wordt en dat de arme man de kans krijgt om te studeren. Ik schrijf niet dat hij dat zal doen, maar de mogelijkheid zal er zijn. 🤣

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