Comme précisé dans la relation du dernier conseil communal de la mandature, la présidente de l’assemblée, Shanti Huynen (Voerbelangen) a salué celles et ceux qu’on ne reverra plus sur les bancs du conseil communal. Ou du CPAS.
À tout seigneur, tout honneur: Nico Droeven, chef de groupe R@L au CPAS, tire sa révérence après quarante-deux années de mandat: il a en effet été élu pour la première fois au conseil communal de Fourons le 10 octobre 1982. Réélu le 9 octobre 1988, il est devenu bourgmestre de la commune, dans la foulée des accords qui mettaient fin au «carrousel fouronnais» de la mandature précédente, qui voyaient les échevins démissionner après chaque refus de l’autorité de tutelle de nommer José Happart bourgmestre: ce dernier redevenait alors premier échevin, et bourgmestre faisant fonction. Le 9 octobre 1994, Nico Droeven revient en tant qu’échevin au conseil communal, l’écharpe mayorale revenant à José Smeets.

En l’an 2000, alors que Voerbelangen conquiert la majorité au conseil communal, Nico Droeven, tête de liste francophone au CPAS, où seuls, les électrices et les électeurs belges ont droit de vote, remporte la majorité et devient président de l’instance. Il était en même temps élu au conseil communal. Six ans plus tard, le 8 octobre 2006, il reste au CPAS, en qualité de chef de groupe de l’opposition francophone. Poste qu’il occupera ensuite au CPAS, de 2012 à ce 28 novembre 2024.
Le 8 octobre 2000, un tout jeune conseiller communal francophone faisait une entrée fracassante au conseil: Benoît Houbiers décrochait le troisième score de la liste francophone, derrière ceux de de José Smeets, tête de liste et échevin de l’opposition francophone, et Nico Droeven. Depuis lors, il a été reconduit successivement le 8 octobre 2006, le 14 octobre 2012; et le 14 octobre 2018: il a donc totalisé vingt-quatre années au conseil communal.

Bernard Liégeois quitte lui aussi le CPAS après avoir effectué quatre mandats au sein de l’instance sociale, où il est entré à l’issue de l’élection du 8 octobre 2000. Il a ensuite été reconduit en 2006, 2012, et 2018.
L’ancien permanent du Centre culturel et sportif de Fouron-Saint-Martin y a été un solide partenaire de Nico Droeven tout au long de ces années.

Chantal Lebeau a fait son entrée au conseil communal en janvier 2023, à la suite de la démission de Michael Henen, attiré par l’hypothétique liste bilingue, l’Alternative fouronnaise, qu’il a rapidement quittée, constatant qu’elle restait hollando-flamande.
Employée retraitée du Centre culturel et sportif, Chantal Lebeau a assumé durant cette année et demie son mandat avec sérieux
Gaël Rinck, lui, a fait une courte apparition puisqu’il n’a succédé à Clotilde Mailleu, démissionnaire en raison de son déménagement hors commune, qu’en septembre dernier.
Camionneur, il a su concilier ses horaires de travail avec son mandat, même s’il a été de courte durée.
Ces deux suppléants ont néanmoins assumé leurs responsabilités avec sérieux, et méritent pour la cause d’être salués, de même que celui et celle qu’ils ont remplacés

Coté néerlandophone, on notera qu’Alexandra van Gestel, qui avait fait son entrée au conseil communal après les démissions de Huub Broers et de Jacky Herens puis de la défection de Rik Tomsin, ne siégera pas dans le conseil communal, qui sera installé ce prochain jeudi 5 décembre. Sauf une série de démissions ou de départs, qui lui permettraient d’opérer sa rentrée.
L’élue, de nationalité néerlandaise, s’était signalée par un vigoureux plaidoyer pour l’octroi du droit de vote aux Néerlandaises et aux Néerlandais qui vivent à Fourons. Ses arguments avaient même ébranlé quelques esprits côté francophone. Ils avaient surtout incité la majorité à engager un avocat pour examiner les voies de corriger ce qu’elle estime comme une injustice. Oubliant que remettre en cause un élément de l’édifice institutionnel construit en 1988 reviendrait à en remettre d’autres en cause….
Le prochain conseil communal sera donc installé jeudi prochain. On notera que, côté francophone, la représentation sera exclusivement masculine. Le verdict des urnes est indiscutable. Cela n’en est pas moins un peu regrettable…
