Une présidente pour le conseil communal

Après la démission de Rik Tomsin, qui a pris ses distances avec le groupe Voerbelangen pour rejoindre la future (?) liste alternative, en cours de formation pour l’élection du 13 octobre 2023; après l’intérim de l’échevin William Nijssen, le mois dernier, il était temps pour le conseil communal de Fourons, de remettre les choses en place. C’est chose faite depuis ce jeudi, avec l’élection de Shanti Peerboom-Huynen à la présidence de l’assemblée, réunie sans Rik Tomsin, et Lizzy Buijsen-Ballien (Voerbelangen), tous deux excusés.

Shanti Peerboom-Huynen est la deuxième femme à occuper la présidence du conseil communal de Fourons

Petite-cousine de l’ancien bourgmestre, Huub Broers, Shanti Peerboom-Huynen, 43 ans, est la deuxième femme à exercer la fonction à Fourons: Annemie Casiers-Palmans l’a précédée dans la fonction, lors de la mandature 2006-2012. Première suppléante de la liste Voerbelangen, après le scrutin de 2009, la nouvelle présidente de l’assemblée a fait son entrée au conseil communal en avril 2009, en remplacement du conseiller Erik Aussems, envoyé en Chine par son employeur.

Même scénario après les élections de 2012, où elle était à nouveau première suppléante, et où elle a relayé en cours de mandature l’ancien échevin Jean Duijsens, alors président du conseil communal.

En octobre 2018, elle a par contre été la dixième et dernière des élues de la liste majoritaire, avec 326 suffrages.

La réunion s’annonçait plutôt de routine, avec l’élection de nouveaux représentants de la commune dans diverses assemblées, où Rik Tomsin siégeait au nom de la majorité. Comme deux de ces élections concernaient Fluvius, le distributeur d’électricité. Grégory Happart (R@L) a posé une question en français sur la procédure. Déclenchant une réaction de la directrice générale, Kimberly Peeters, de la nouvelle présidente de l’assemblée, puis une… suspension de séance.

Les élus Voerbelangen ont alors quitté la salle de réunion, puis, après avoir invité l’échevin francophone, Jean Levaux, à les rejoindre, sont rentrés en séance en priant Grégory Happart de ne plus… perturber les ébats en s’exprimant en français. Mais ils ont donné réponse à l’objection de l’élu francophone… qui avait donc été fort bien comprise.

Il n’y a pas eu d’autre incident, Gregory Happart continuant à ponctuer tous des votes d’un commentaire («Pour», «Contre», «Abstention») d’un commentaire dans la langue de Voltaire, ce qui entraîne d’office la nullité de ses votes.

L’incident l’amènera-t-il à s’abstenir à l’aventure? Pas sûr, car peut-être son attitude lui rapportera-t-elle des voix, lors de l’élection du 13 octobre 2024…

  • Nouveau micros et système d’enregistrement. Même si l’installation n’est pas spécialement vieille, les micros de la salle de réunion ne fonctionnent pas bien, et le système d’enregistrement des débats a des défaillances. Ce matériel sera remplacé. Il en coûtera tout de même plus de 30000 euros, TVA comprise
  • Du nouveau dans les appels d’offre Assez rare pour être souligné, trois des neuf garages sollicités pour l’entretien des véhicules communaux, et trois des six qui seront contactés pour l’entretien des petits camions sont des garages de la région, situés de ce côté-ci de la frontière linguistique. Pour l’entretien des machines, deux firmes néerlandaises voisines seront aussi approchées. Les offres doivent être rentrées à la commune pour la dernière semaine de mars.
  • Durabilité et efficacité énergétique Une étude sur la durabilité et notamment l’efficacité énergétique des bâtiments communaux va être commandée. D’un coût de 20000 euros, elle devrait permettre de mieux guider les choix d’investissement, a expliqué le bourgmestre, Joris Gaens (Voerbelangen). À l’échevin francophone, Jean Levaux, qui s’est étonné de ce montant, Joris Gaens a émis l’espoir qu’il permette des économies bien plus importantes. «Dans certains cas, cela nous permettra de savoir s’il vaut mieux rénover et mieux isoler, voire en installant des panneaux solaires, que relocaliser certains services», a-t-il expliqué. Précisant, pour répondre à une autre objection de Jean Levaux que «oui, il peut y avoir un regroupement à Fouron-le-Comte, à la fois parce que nous y disposons de terrains, et parce que, comme dans d’autres communes, nous pensons gagner en efficacité en rapprochant divers services». Jean Levaux a conclu en redoutant que, si des bâtiments communaux sont jugés trop onéreux à rénover, il sera difficile, voire impossible, de les mettre en vente…

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