Une soixantaine de réfugiés ukrainiens accueillis à Fourons

Une soixantaine de réfugiés ukrainiens sont actuellement accueillis à Fourons: le chiffre en a été donné ce jeudi soir par le bourgmestre fouronnais Joris Gaens (Voerbelangen), en réponse à une question d’actualité de l’échevin francophone, Jean Levaux (R@L), posée en fin d’une courte séance, essentiellement consacrée à des points administratifs.

Les réfugiés ukrainiens hébergés à Fourons sont d’abord passés par le centre Fedasil à Bruxelles

«J’aurais préféré une question écrite», a commencé par dire le mayeur, qui a pourtant été d’autant moins pris au dépourvu que le CPAS de Fourons avait traité du dossier, juste avant la réunion du conseil communal.

Cette arrivée de réfugiés, qui ont transité par Fedasil, l’administration en charge du traitement des demandes d’asile à Bruxelles, résulte d’un «élan de solidarité» de la population fouronnaise «qui m’a surpris», a avoué Joris Gaens: «une cinquantaine de familles se sont en effet manifestées pour dire qu’elles étaient prêtes à héberger des réfugiés».

Jean Levaux a salué cette solidarité, mais s’est quand même inquiété: proportionnellement à la population fouronnaise (un peu plus de 4000 habitants), cet effort n’est-il pas disproportionné? Peut-on le comparer à l’effort fourni par d’autres communes, a-t-il interrogé.

«Le nombre de réfugiés qui est envoyé répond plus ou moins à l’offre d’hébergement», a répondu Joris Gaens. Et la Région flamande va accorder aux communes une aide financière pour faire face à cette arrivée, a-t-il complété.

Car effectivement, il ne faut pas exclure que cet hébergement dure un certain temps, ce qui implique un surcroît de travail pour le personnel du CPAS, proportionnel à la taille de la commune, a encore expliqué Joris Gaens.

Une première réunion a déjà été organisée «à la salle paroissiale» (Ndlr: qui devrait pourtant être une salle communale, en vertu de l’accord tripartite entre la Commune, l’évêché de Hasselt, et le conseil de fabrique local qui avait utilisé une part des subsides destinés à la rénovation de l’église pour rafraîchir la salle…) de Fouron-le-Comte, afin d’informer les réfugiés ukrainiens des possibilités qui s’offrent à eux, a poursuivi le bourgmestre. La scolarisation des enfants peut notamment être envisagée.

«N’y a-t-il pas un problème de langue?» a encore interrogé Jean Levaux, qui, cette fois, ne faisait pas allusion… au contentieux linguistique propre à la commune.

«Trois personnes ukrainiennes parlent anglais, et nous avions un interprète venu de Riemst, qui parle néerlandais et ukrainien», a expliqué Joris Gaens. Mais le problème est plus que local, et, a conclu le bourgmestre, «la Région flamande tente de créer un pool d’interprètes, qui pourrait venir à l’aide des communes en la matière».

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