Les Fourons noyés sous l’offre touristique

Émargeant à la fois au plateau de Herve et au Mergelland néerlandais, les paysages touristique fouronnais comptent parmi les plus beaux de Flandre, et, par ricochet des Pays-Bas.

Les touristes sont d’ailleurs très nombreux à visiter les villages de l’entité fouronnaise qui, a-t-on appris au détour d’une réponse du bourgmestre Voerbelangen, Joris Gaens, à une question «sur mesure» d’une des nouvelles élues de son propre parti, Alexandra van Gestel, a révélé que l’offre en hébergement touristique, rapportée à la population autochtone, atteint 53,48% à Fourons, contre 4,27% à Borgloon (Looz); ou 2,19% à Saint-Trond, et 4,65% pour l’ensemble de la province de Limbourg.

La crise sanitaire n’a pas eu d’effet négatif sur le nombre de visiteurs, au contraire: les restrictions aux voyages à l’étranger ont plutôt «boosté» les excursions «surtout d’un jour» en terre fouronnaise.

Tout ceci ne risque-t-il pas de faire des Fourons une espèce de «réserve naturelle», où la population locale devra se plier aux désirs des visiteuses et des visiteurs?

L’Office du tourisme (flamand) de Fourons connaît du succès

«Il faut trouver un équilibre entre le développement touristique et la vie quotidienne dans la commune» a posé Joris Gaens. C’est dans cet esprit qu’un projet de « parc paysager» incluant les six villages de la commune est en gestation: il s’agirait d’y concilier «le tourisme, la récréation, la nature, et l’agriculture». On notera tout de même que parmi les objectifs, seule, l’agriculture vise une (partie de l’)activité quotidienne des Fouronnaises et des Fouronnais.

Bon public, Alexandra van Gestel s’est réjouie de la réponse. On attendra néanmoins de juger sur pièces.

À Schophem, ce n’est pas le passage récent de deux policiers, venus expliquer aux habitants du hameau que les véhicules ne peuvent être stationnés sur les trottoirs mais doivent l’être sur l’étroite chaussée qui a provoqué l’émoi.

Interrogé par Michael Henen, Joris Gaens a précisé que cette visite n’avait pas été ordonnée par le chef (ff) de la zone de police, mais visait à rappeler que «les trottoirs sont réservés aux piétons». Les dispositions à Schophem valent pour toutes les rues rénovées récemment dans le cadre des travaux d’égouttage à Fouron-le-Comte, a précisé le bourgmestre.

De la signalisation ou des marquages «ad hoc», réclamée par le conseiller francophone, pour prévenir les usagers de passage, et notamment les touristes, de la difficulté à se croiser à certains endroits, il n’a pas été question.

Reste à croiser les doigts pour que la tôle froissée ne s’accumule ni à Schophem, ni ailleurs dans l’entité fouronnaise!

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